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Bilan : la cigarette électronique souffle le chaud et le froid

Bilan : la cigarette électronique souffle le chaud et le froid
Novembre 2013
Le Particulier Pratique n° 395, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Associations de consommateurs, ligues antitabac, médecins et pouvoirs publics en débattent : la cigarette électronique est-elle aussi nocive que la cigarette classique ? Faut-il en réguler la vente ? Le point sur le vapotage.

L’engouement des fumeurs français pour la cigarette électronique est indéniable : près d’un million d’entre eux s’y sont déjà mis. Pourtant, dès son apparition, elle a suscité la controverse. Inventée au début des années 2000 par un pharmacien chinois, elle est aujourd’hui en vente libre dans des boutiques spécialisées, des bureaux de tabac, des pharmacies et sur internet.
L’e-cigarette se compose d’une résistance, alimentée par une batterie. Cette dernière chauffe un liquide aromatisé, avec ou sans nicotine, qui, mélangé à des solvants, se transforme en vapeur à 60 °C. Cette vapeur contient des émanations de solvants, mais le fumeur n’aspire pas le goudron et les multiples substances cancérigènes liées à la combustion du tabac. Malgré le manque de recul concernant ses effets à long terme sur la santé, de nombreux médecins se prononcent en faveur de la cigarette électronique, avançant qu’elle est bien moins mauvaise que le tabac.

Le vapoteur n’échappe pas aux émanations 

Un dossier de 60 Millions de consommateurs paru en septembre devrait refroidir ces ardeurs. Le magazine a, en effet, trouvé dans les modèles passés au banc d’essai des substances particulièrement cancérigènes – formaldéhyde, acétaldéhyde, acroléine… –, parfois dans les mêmes proportions que dans des cigarettes traditionnelles, voire supérieures. Les spécialistes de tous bords ont eu à peine le temps de répondre qu’une autre étude, néo-zélandaise cette fois, était publiée dans la revue scientifique britannique The Lancet. Commandée et financée par des fonds publics, elle compare l’efficacité du sevrage au tabac grâce à la cigarette électronique à celle des patchs nicotiniques. Il ressort de l’expérience, menée durant plusieurs mois et portant sur des fumeurs d’une quarantaine d’années, qu’il y a davantage de personnes ayant adopté l’e-cigarette que d’utilisateurs de patchs qui ont arrêté de fumer.
L’e-cigarette contiendrait des substances dangereuses, mais elle favoriserait le sevrage tabagique.

L’e-cigarette pourrait être une nouvelle aide à l’arrêt du tabac

L’intérêt de la cigarette électronique dépend de la motivation du fumeur. Il est assez limité s’il ne s’agit que d’un palliatif à la cigarette classique. Il n’est pas négligeable lorsque l’e-cigarette fait office de béquille pour se débarrasser de la dépendance au tabac. À ce jour, les aides au sevrage sont assez restreintes (patchs, gommes à mâcher…), voire décriées (traitements médicamenteux, hypnose, thérapies diverses…). Elles sont surtout assez mal perçues par les fumeurs décidés à arrêter. De plus, selon notre confrère Que Choisir, la cigarette électronique permet aussi de réaliser de substantielles économies. Fumer un paquet de cigarettes par jour coûte mensuellement environ 200 €, alors que six fioles et deux atomiseurs reviennent, en moyenne, à 50 €.

L’encadrement législatif ne concerne que les mineurs

Faut-il légiférer et encadrer la commercialisation de la cigarette électronique ou la laisser en vente libre dans l’espoir de diminuer la consommation de tabac ? Les parlementaires européens ont repoussé un projet de directive qui aurait classé l’e-cigarette comme médicament – elle n’aurait alors pu être délivrée qu’en pharmacie. Ils ont décidé qu’elle resterait un produit de consommation courante, ce qui exclut donc l’exclusivité en pharmacie. Dès lors, les buralistes ont réclamé le monopole de sa distribution. Certains cigarettiers se lancent, eux aussi, dans la course. Ainsi, Marlboro devrait commercialiser sa vapoteuse. Face à ces puissants lobbys, les petites boutiques qui ouvrent un peu partout en France auront fort à faire, une guerre des prix n’étant pas exclue.
Il y a encore peu, la vente de cigarettes électroniques aux mineurs était autorisée en France. Certains fabricants proposaient des appareils dont le liquide était aromatisé à la fraise, à la banane, au Carambar ou au Malabar, afin d’appâter des jeunes qui ne seraient pas attirés par le tabac. Pour écarter ce danger, les députés ont récemment voté, dans le cadre de la loi Hamon sur la consommation, l’interdiction de vendre des e-cigarettes aux moins de 18 ans.

Benoit Henri


Mots-clés :

PRODUIT DANGEREUX , PRODUIT TOXIQUE , SANTE , TABAC , TABAGISME




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