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Les OGM jouent à cache-cache

Les OGM jouent à cache-cache
Octobre 2013
Le Particulier Pratique n° 394, article complet.

Cet été, le gouvernement a annoncé son intention de maintenir l’interdiction du MON810 en 2014, bien que le Conseil d’État ait annulé, le 1er août, le moratoire qui prohibait cet organisme génétiquement modifié (OGM). Ce maïs est la seule plante OGM autorisée aujourd’hui en Europe. Il est cultivé en Espagne, en Belgique et en Grande-Bretagne. En France, sa culture est interdite depuis 2008 (voir LPP n° 384). Monsanto a retiré, en juillet dernier, toutes ses demandes d’autorisation en Europe, à l’exception de celle concernant le MON810. Dans le reste du monde, depuis une vingtaine d’années, les plantes génétiquement modifiées se propagent. Les plus grandes surfaces cultivées en plein champ se situent aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Inde, en Argentine et en Chine. Il s’agit principalement de soja, de maïs, de riz, de colza et de coton. La France a beau proscrire la culture de plantes transgéniques en plein champ, elle importe des produits génétiquement modifiés pour l’industrie agro­alimentaire et l’alimentation animale. Ainsi, en conventionnel, le bétail ingurgite 70 % de nourriture OGM (maïs, soja et colza), selon l’association Inf’OGM.

Pour l’instant, seul le label officiel de qualité de l’agriculture biologique (AB) inclut dans son cahier des charges le bannissement total des OGM dans tous les produits vendus, y compris ceux transformés. Pourtant, un décret de 2012 interdit aux fabricants d’étiqueter “sans OGM” les produits composés de plus d’un ingrédient. Cette mention est, en effet, réservée aux denrées constituées d’un seul ingrédient, représentant 95 % de leur poids total sec. Elle peut donc être apposée sur le lait, les œufs…, mais pas sur les produits transformés (gâteaux, chocolat, etc.). Le Syndicat national des entreprises bio (Synabio) a saisi le Conseil national de la consommation (CNC) de cette bizarrerie, sans obtenir gain de cause jusqu’à présent. Le Synabio en appelle maintenant aux consommateurs et lancera, en janvier 2014, un site internet d’information sur le bio sans OGM.


Mots-clés :

ALIMENTATION , ETIQUETAGE , OGM , ORGANISME GENETIQUEMENT MODIFIE




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