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Isoler le plafond... si l’on ne peut pas faire autrement

Septembre 2013
Le Particulier Pratique n° 393, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)
  • Un faux plafond suspendu sous un plancher en béton
  • Un plafond autoportant sous un plancher en bois
  • Un système mince s’il y a peu de place

Si votre voisin du dessus refuse d’intervenir sur son plancher, vous n’avez plus qu’à isoler votre plafond. Cette isolation est moins efficace contre les bruits d’impact que la pose d’un sol flottant, mais protège bien des bruits aériens. Traiter le plafond est adapté lorsqu’il se situe sous un plancher lourd, en béton notamment. Parfois, c’est insuffisant, et il faut aussi isoler les parois légères pour qu’elles ne transmettent pas le bruit latéralement. Ces travaux consistent à fixer une ossature métallique sur laquelle sont vissées des plaques de plâtre. Un matelas de matériau isolant thermo-acoustique garnit la cavité située entre le plafond et les plaques de plâtre. Pour que ce procédé soit efficace, il faut de l’épaisseur. Or, ce n’est pas toujours possible en rénovation, car l’espace disponible est quelquefois très limité à cause des fenêtres et de la hauteur sous plafond insuffisante. En présence de corniches ou de poutres apparentes, vous devrez choisir entre le confort acoustique et l’esthétique du logement.

Un faux plafond suspendu sous un plancher en béton

Sur des planchers maçonnés, optez pour un plafond suspendu. Une ossature porteuse est mise en place en premier. Elle se compose de profilés métalliques, maintenus par des suspentes fixées directement sur le plafond ou par l’intermédiaire de tiges filetées en sous-face de celui-ci. Un matériau absorbant, de type laine minérale, est placé entre l’ossature et le plafond. Le parement est constitué de plaques de plâtre vissées sur l’ossature.
Pour augmenter l’efficacité de ce procédé, il faut créer un système masse-ressort-masse en enfermant, entre le plafond existant et la plaque de plâtre, une lame d’air qui se comporte comme un ressort. L’épaisseur de cette dernière doit être de 6 à 7 cm au minimum, et de 20 ou 30 cm dans les immeubles haussmanniens, où les hauteurs sous plafond peuvent atteindre 3 m. Le nombre de plaques de plâtre accroît également l’effet de ressort de la lame. Dans tous les cas, il est conseillé de prévoir deux plaques, mais il peut être nécessaire d’en ajouter une troisième. La lame d’air et le parement constituent l’élément actif de l’ouvrage. L’utilisation de suspentes antivibratiles, qui incluent un matériau résilient en caoutchouc assurant la désolidarisation vibratoire entre la tige filetée et l’ossature métallique, augmente l’efficacité de l’isolation et évite que les bruits ne soient transmis par les suspentes.

Un plafond autoportant sous un plancher en bois

L’autre solution consiste à ancrer l’ossature non plus dans le plafond, mais dans les murs. Le plafond est alors dit autoportant, car il n’y a plus aucun point d’accrochage dans le plancher. Ce procédé est particulièrement indiqué en présence d’un plancher en bois mitoyen entre deux étages. En effet, dans ce cas, le bruit est transmis directement par les solives, qui font vibrer l’ensemble du plancher. Un plafond autoportant convient également lorsqu’un plancher chauffant est installé à l’étage supérieur, car ainsi il n’y a pas de risque de percer les tubes. Les profilés autoportants sont ancrés dans les parois verticales. Plus les montants sont larges, plus la portée est grande. Le plénum (espace compris entre le plancher et la plaque de plâtre)est rempli d’un matelas de laine de verre. Ce procédé est beaucoup plus efficace que le précédent, car il supprime toutes les liaisons solidiennes avec le plafond. Par contre, il ne préserve pas des transmissions sonores latérales : les bruits peuvent encore passer par les cloisons et les murs porteurs.

Un système mince s’il y a peu de place

Le système mince Optima Sonic d’Isover (voir Renforcer les parois verticales... contre les transmissions directes et indirectes) convient aussi au plafond. Il est surtout mis en œuvre dans les immeubles, sous une dalle en béton, ou quand il y a très peu d’espace sous le plafond. Il isole des bruits aériens, mais pas de ceux d’impact.

Isabelle Coune


Mots-clés :

BRUIT , ISOLATION ACOUSTIQUE , LOGEMENT




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