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Renforcer les parois verticales... contre les transmissions directes et indirectes

Septembre 2013
Le Particulier Pratique n° 393, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)
  • Traiter la fenêtre d’abord
  • Doubler les cloisons pour un maximum d’efficacité
  • Opter pour un doublage mince si la place est comptée
  • Une peinture antibruit ?

Le point le plus faible d’un mur ou d’une cloison détermine son niveau d’isolation acoustique. La gêne que causent les bruits extérieurs (de circulation, de trains, d’avions…) est souvent due à la piètre qualité des fenêtres. Isoler les murs n’aura aucun effet, si les fenêtres ne le sont pas elles aussi.

Traiter la fenêtre d’abord

Si votre budget ne vous permet pas de changer les menuiseries, vous pouvez, néanmoins, améliorer l’isolation en posant un joint de calfeutrement. Les joints en mousse haute performance Calfeutrage de GPI, pour fenêtres en aluminium, en PVC ou en bois, sont fabriqués dans une mousse développée pour insonoriser les coffrets de climatisation. Constituée de caoutchouc spongieux à cellules semi-ouvertes, cette mousse présente une absorption acoustique de 36 dB(A) à 1 000 Hz (valeur de référence).
Le rideau phonique de Moondream, destiné aux fenêtres en simple vitrage, diminue les nuisances sonores extérieures jusqu’à 7 dB(A). Il se compose d’un complexe breveté comprenant trois couches de textiles : un tissu lourd occultant, un isolant thermique, puis un coton dense.
Il n’en reste pas moins que la solution la plus efficace consiste à changer la menuiserie et à opter pour un vitrage phonique constitué de deux lames de verre d’épaisseur différente qui arrêtent, chacune, une fréquence (voir LPP n° 372).

Doubler les cloisons pour un maximum d’efficacité

Les cloisons de distribution peuvent être, elles aussi, renforcées. Dans les constructions récentes en béton, poser un plafond isolant peut suffire. Par contre, dans les immeubles de type haussmannien, à ossature en bois, où les parois verticales qui séparent les pièces sont, en général, légères et se transforment en haut-parleurs, il est préférable d’opter pour un doublage acoustique des ­cloisons. Il existe plusieurs procédés. Sachez, tout d’abord, que les isolants thermiques rigides (polystyrène expansé et polyuréthane) ne conviennent pas à ce genre de travaux. Ils peuvent même dégrader les performances de la cloison. Il faut utiliser des matériaux thermo-acoustiques, souples. Ainsi, la laine de verre, à la texture fibreuse et élastique, étouffe très bien les sons.
Les complexes de doublage sont à réserver aux murs droits. Ils sont composés d’une plaque de plâtre au dos de laquelle est collé un isolant ; par exemple, du polystyrène expansé élastifié de dernière génération sur le modèle XTherm Ultra 30 Phonik de Knauf, ou un isolant en laine de verre sur le Calibel d’Isover. Ces complexes de doublage peuvent être collés ou vissés sur des tasseaux fixés au mur afin de ménager une lame d’air entre l’isolant et la paroi.
Sur un mur irrégulier, les contre-cloisons à ossature métallique sont à privilégier. L’isolant est fixé au mur derrière un doublage en plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique. Facile à poser, car les ossatures coulissantes s’adaptent en hauteur et en profondeur, ce système donne la possibilité de jouer sur l’épaisseur de l’isolant pour rattraper les irrégularités d’un mur. Des plaques de plâtre plus denses que les produits standard permettent de gagner quelques décibels supplémentaires : 3 dB(A) pour les KA 13 Phonik de Knauf et les Placo Phonique de Placo, par exemple. L’inconvénient de ce procédé est la perte de place due à l’épaisseur du doublage (environ 10 cm).

Opter pour un doublage mince si la place est comptée

Des produits minces ont été conçus pour les petites pièces. Le système Optima Sonic d’Isover, sur ossature métallique, qui inclut un panneau semi-rigide en laine de verre Soniroll Confort, ne dépasse pas 5 cm d’épaisseur. Il peut également convenir au plafond et réduit aussi les bruits aériens. Outre le doublage Placo Phonique Rénomince (5 cm d’épaisseur), Placo propose un ensemble de moins de 1,50 cm d’épaisseur associant la sous-couche acoustique Placo Phonique à une plaque de plâtre. Il s’agit d’un composé viscoélastique destiné à amortir la propagation des vibrations et à améliorer ainsi l’isolation acoustique entre deux pièces. Il s’applique au peigne, comme une colle, au dos de la plaque, qui est ensuite vissée. Ce produit est indiqué sur des parois creuses et rayonnantes, telles que cloisons alvéolaires, plaques et carreaux de plâtre, ou briques, mais ne convient pas aux murs en béton ou en parpaings. Vous trouverez également des produits minces en rouleaux, constitués de mousse de polyuréthane associée à des matériaux viscoélastiques (No Bruit d’Onduline, Verticalm’ de Monarflex ou Gedicoustic Mur de Climapor). Leurs performances acoustiques ont été mesurées en laboratoire, mais leur efficacité réelle dépend de la nature des cloisons. Le Verticalm’ de Monarflex est destiné aux parois lourdes, tandis que les plaques Matson, du même fabricant, conviennent aux parois légères. L’efficacité dépend également de la qualité de la mise en œuvre. Celle-ci est souvent réalisée par le particulier lui-même, car ces produits sont vendus en magasin de bricolage. D’où des résultats variables : certains utilisateurs sont satisfaits de l’insonorisation ; d’autres sont déçus. En effet, un seul point dur acoustique peut ruiner la performance de l’isolation. Idéalement, pour traiter un mur, il faudrait que le produit soit posé jusque derrière les plinthes. Grâce à leur très faible épaisseur, de quelques millimètres, ces produits peuvent être employés pour renforcer l’isolation des portes. Ils reçoivent ensuite un revêtement : certains, comme le No Bruit, acceptent toutes sortes de finitions ; d’autres ne peuvent pas être peints, tel le Gedicoustic Mur, qui ne permet que la pose de moquette murale et de papier peint (pas de vinyle).

Une peinture antibruit ?

Récemment, la Peinture anti bruit insonorisante de V33 est arrivée sur le marché. Le procédé nécessite d’appliquer une sous-couche, puis de passer deux couches de peinture. Il permet, d’après les tests, de réduire les bruits de 3 à 15 dB(A) en fonction des fréquences des ondes sonores. Il serait particulièrement efficace contre les sons stridents et aigus. La formule est constituée de microbilles en verre capables de stocker de l’air, lequel absorbe les sons et diminue leur transmission d’une pièce à l’autre. Cette peinture antibruit est vendue blanche, mais peut être teintée.


Mots-clés :

BRUIT , ISOLATION ACOUSTIQUE , LOGEMENT




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