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Zoom sur une opération lyonnaise en 2011

Juillet-Août 2013
Le Particulier Immobilier n° 299, article complet.
Auteur : JUERY (Françoise)

Christian Vernat, Directeur de SLCI Espace Immobilier Lyon, syndic du 68, rue de la République à Lyon

« La bâche publicitaire de chantier, une solution de financement très appréciée des propriétaires qui trouvent, par ailleurs, ces toiles décorées beaucoup plus attrayantes que les sinistres bâches vertes ou grises. »

Pour cet immeuble de 30 lots datant du début du siècle, le chiffrage du ravalement de la façade en pierre de taille et de la réfection de la toiture alliant zinc et tuiles s’élevait à 400 000 €. Face à un budget aussi conséquent, et connaissant l’existence de Premium Média XL par un ami commun, j’ai eu l’idée de contacter cette agence. D’autant que l’architecte des bâtiments de France (ABF), sollicité entre-temps, avait imposé des exigences entraînant un quasi- doublement du budget. Il s’agit, en effet d’un immeuble classé monument historique, donnant sur la fameuse place Bellecour.
Pour la bâche elle-même, l’ABF avait demandé que le fond encadrant la publicité reproduise la modénature de la façade. Premium Média XL a tenu compte de cette exigence et nous a soumis plusieurs visuels. Après quelques refus, les Bâtiments de France ont validé le projet de pusieurs annonceurs, dont Coca-Cola. Mais nous avons dû encore travailler sur les éclairages de la façade et il nous a fallu six mois pour obtenir l’aval des services de l’urbanisme de la mairie.

Stop pub ayant lacéré la bâche, il a fallu sécuriser le chantier

Une fois le projet final accepté, nous l’avons présenté devant l’assemblée générale, qui l’a elle aussi validé, le montant des loyers à percevoir s’élevant à plus de 50 % du montant des travaux. Pourtant, durant deux mois, nous n’avons pas pu utiliser la bâche prévue, ses couleurs ayant été jugées trop « flahsy ». Mais, compte tenu des aléas, le chantier a duré trois mois de plus que prévu. Premium Média XL a bien joué le jeu et a eu raison des obstacles : il a fallu trouver un système d’échafaudage disposant de points d’ancrage adaptés à la fixation de ce type de bâche, s’assurer du maintien des enseignes des commerçants de l’immeuble en pied de bâche. De plus, la première toile ayant été lacérée par le collectif Stop pub, Premium Média XL a dû la refaire en deux jours et sécuriser le chantier…
Pour notre seconde opération bâche de chantier, place Le Viste, la démarche a été similaire, mais les complexités de la copropriété nous ont été épargnées : il nous a suffi de présenter le projet à la famille propriétaire de l’immeuble, qui l’a accepté d’emblée. »

Julien Aguettant, Gérant de Premium Média XL

« Financer plus de la moitié des travaux de ravalement grâce à une bâche publicitaire. À Lyon, c’est possible »

Notre activité est en plein essor : nous avons commencé en 2009 avec des bâtiments classés ou inscrits, les seuls éligibles jusqu’à l’année dernière, et nous présentons aujourd’hui des dossiers portant sur des immeubles classiques. Nous communiquons avec les syndics comme avec les copropriétaires et en particulier les membres des conseils syndicaux et nous recevons de plus en plus d’appels spontanés. Quant à nos relations avec les services municipaux, elles sont de plus en plus fluides et, pour ce qui est des sites où leur aval est nécessaire, les architectes de bâtiments de France se montrent plutôt compréhensifs. Mais pour espérer bénéficier d’une bâche, il faut entreprendre les démarches au minimum six mois avant le début envisagé des travaux. Pour le chantier de la rue de la République, nous avons entamé les pourparlers en décembre 2010 et les travaux ont débuté dix mois plus tard.

On fabrique des bâches jusqu’à 1 000 m2

L’affichage éphémère grand format appelle des techniques de fabrication et de pose particulières : nous imprimons des laizes de 5 mètres de largeur, la plus grande existante, puis ces laizes sont soudées entre elles, permettant la fabrication de bâches allant jusqu’à 1 000 m2. Leur pose est effectuée avec l’aide de cordistes. La toile n’est pas fixée directement sur l’échafaudage mais sur un cadre installé à l’avant de celui-ci afin de ne pas entraver le bon déroulement du chantier. Il faut effectuer préalablement un calcul de résistance au vent. Ainsi, à Marseille, nos bâches doivent résister à un vent de 130 km/h. La toile utilisée est en PVC microperforé, limitant à 30 % la réduction de la luminosité pour les occupants de l’immeuble. On distingue mal les formes au travers de cette « grille » mais la gêne n’est pas supérieure à celle engendrée par les bâches traditionnelles. L’éclairage nocturne est déclenché par des automates crépusculaires et tout est éteint à 23 heures. La plupart des chantiers bénéficient d’une télésurveillance pour prévenir les tentatives d’effraction, car on ne verrait pas évoluer une personne qui se glisserait entre la bâche et la façade. »


Mots-clés :

COPROPRIETE , FACADE , PUBLICITE , RAVALEMENT , URBANISME




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