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Mode d'emploi : deux stations de peinture basse pression, peindre au pistolet est-il plus simple ?

Mode d'emploi : deux stations de peinture basse pression, peindre au pistolet est-il plus simple ?
Juillet-Août 2013
Le Particulier Pratique n° 392, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

HV2900VEU d’Earlex

Puissance : 500 W Capacité du réservoir : 1 litre Longueur du tuyau : 4 m Pression d’air : 0,13 bar Niveau sonore : + de 85 dB(A) Garantie : 2 ans Earlex.fr, 04.76.67.18.46.

PFS 65 de Bosch

Puissance : 280 W Capacité du réservoir : 0,60 litre Longueur du tuyau : 1,80 m Pression d’air : N. C. Niveau sonore : + de 80 dB(A) Garantie : 2 ans Bosch.fr, 0811.360.122.

Il y a encore quelques années, personne n’aurait eu l’idée d’acheter un pistolet pulvérisateur pour faire des petits travaux de peinture. Le marché du bricolage étant en plein développement, les matériels professionnels sont de plus en plus déclinés pour les amateurs, et des stations de peinture font leur apparition dans les grandes surfaces. Nous avons testé deux modèles que l’on trouve facilement dans les rayons des magasins ou sur les sites internet spécialisés : le HV2900VEU d’Earlex et le PFS 65 de Bosch (voir les fiches techniques en introduction).
Une station de peinture à basse pression se compose de trois parties. L’unité de base renferme un moteur électrique qui génère le volume d’air suffisant à la pulvérisation de la peinture. L’air circule ensuite dans le tuyau, dont la longueur varie d’un modèle à l’autre, puis arrive dans le pistolet, l’élément le plus technique de l’appareil.

Un mélange d’air et de peinture

À l’entrée du pistolet, l’air est comprimé. Lorsqu’on appuie sur la gâchette, une soupape le libère et il est envoyé vers la tête de pulvérisation, ce qui entraîne, simultanément, la montée de la peinture, stockée dans le réservoir inférieur, au niveau du binôme buse-pointeau. C’est à ce moment que s’effectue le mélange de l’air et de la peinture, dont la mise sous pression provoque l’atomisation du produit nécessaire à la ­pulvérisation. Le HV2900VEU d’Earlex est vendu avec deux ensembles buse-pointeau de tailles différentes : le plus fin est installé par défaut ; le plus large permet une meilleure application des peintures épaisses (par exemple, des sous-couches, des peintures de façade, des monocouches). Ce second accessoire n’existe pas sur le PFS 65 de Bosch.

Un produit très volatil, imposant de se protéger

Comme pour la peinture classique au rouleau, il est primordial de bien préparer le support et de couvrir soigneusement, avec des bâches et des adhésifs, les zones qui ne sont pas à peindre. Une pulvérisation de peinture est considérée comme bonne lorsque le taux de transfert est élevé et celui de brouillard perdu faible. Pour des appareils à basse pression tels que ceux de ce test, une perte d’environ 25 % est admise. Par conséquent, un quart des particules de peinture flottent dans l’air avant de se déposer dans la pièce (nous en avons fait l’expérience lors de nos essais). Celle-ci doit donc être ventilée, et, bien sûr, on s’abstiendra de fumer durant les travaux. Dans son manuel d’utilisation, Bosch prévient qu’il ne faut pas employer un produit à pulvériser dont la température d’inflammation, appelée “point d’éclair”, est inférieure à 21 °C. De toute façon, les produits courants dépassent toujours cette valeur, sauf ceux – l’acétone, par exemple – qui portent la mention “facilement inflammable”.
Par ailleurs, il est vivement conseillé de s’équiper d’une combinaison, de lunettes et d’un masque pour éviter d’inhaler les résidus volatils. De même, il est recommandé de porter des protections auditives lors d’un usage intensif en intérieur. En effet, le moteur d’une station de peinture est assez bruyant (en fonctionnement, il fait autant de bruit qu’un aspirateur à pleine puissance) : dans leur mode d’emploi, Bosch et Earlex précisent que le niveau sonore de leur appareil peut excéder respectivement 80 et 85 dB(A).

Le pulvérisateur convient à de multiples usages

De très nombreux produits peuvent être utilisés avec une station de peinture : des lasures, des décapants, des huiles, des fonds antirouille, des produits de désinfection, de l’eau, des solutions servant à décoller les papiers peints, des peintures diluables à l’eau ou au solvant, des laques, des sous-couches… Certaines solutions doivent être diluées afin qu’elles n’obstruent pas la buse lors de l’application. Elles seront ainsi parfaitement pulvérisées. Pour la majeure partie des peintures, il suffit d’ajouter de 5 à 10 % d’eau ou de solvant. Si le résultat n’est pas probant, vous pouvez ajuster la quantité d’adjuvant par paliers de 5 %. Prenez soin de bien le mélanger à la peinture afin que celle-ci soit complètement diluée. Nous vous donnons une astuce : glissez deux billes en verre dans le réservoir ; le secouer en cours d’utilisation permet de parfaire le mélange.
Avant de commencer à peindre un mur ou un meuble, il est préférable de s’exercer sur une vieille planche ou sur des cartons. Cela permet de prendre le coup de main, ce qui demande un peu d’entraînement. Durant vos essais, vous pourrez affiner le réglage du débit de peinture – il suffit de tourner une molette sur le pistolet – et apprendre à respecter la bonne distance entre la buse du pistolet et le support. Bosch préconise de 5 à 15 cm ; Earlex, de 25 à 30 cm. Si le débit est trop fort ou si vous êtes trop proche de la paroi ou du buffet à peindre, vous ferez des coulures ; à l’inverse, si vous en êtes trop éloigné ou si le jet est insuffisant, l’application sera trop fine et parcellaire.

Une aide surtout pour ce qui est difficile à peindre

Pour tester nos deux stations de peinture à basse pression, nous avons réalisé plusieurs petits travaux de peinture. Sur l’une et l’autre, la forme du jet – horizontal, vertical ou rond – se règle sur la buse de pulvérisation. Le jet rond est idéal pour recouvrir des zones difficiles à atteindre. Il est vraiment très pratique sur des tuyaux en PVC placés en hauteur ou peu accessibles du fait de la présence d’équipements sanitaires. La peinture se dépose et couvre entièrement le plastique, de manière uniforme. Au pinceau dans les mêmes conditions, il est impossible d’obtenir un tel résultat. Nos essais sur des murs, aussi bien bruts que déjà peints, et sur des plafonds se sont révélés satisfaisants. Cela dit, compte tenu des précautions à prendre et de la préparation minutieuse qu’exige le chantier, ces stations nous semblent particulièrement efficaces pour peindre des meubles, vernir un salon de jardin en bois, traiter des volets…, et pour tous les supports fastidieux à peindre au pinceau.

Le nettoyage est incontournable

Seul le pistolet étant en contact avec la peinture, vous n’avez donc “que” cette partie de la station à laver. Après avoir vidé et lessivé le réservoir, remplissez-le d’eau ou de diluant, suivant le produit appliqué, et pulvérisez à nouveau, sur du papier journal par exemple, pour nettoyer l’ensemble du mécanisme du pistolet. Vous pouvez aussi laisser tremper les pièces qui se démontent. Une fois qu’elles sont bien propres et sèches, remontez le tout de façon que la station soit prête pour une prochaine utilisation. Même si cette tâche est rébarbative, surtout avec les peintures glycéro, il ne faut pas la négliger.

Benoit Henri


Mots-clés :

BRICOLAGE , PEINTURE , PETIT OUTILLAGE




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