Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Une fausse échalote qui trompe énormément

Une fausse échalote qui trompe énormément

Une fausse échalote qui trompe énormément
Juin 2013
Le Particulier Pratique n° 391, article complet.

En ce printemps 2013, les producteurs français d’échalotes montent au créneau pour dénoncer une supercherie : l’échalote de semis. Créée par la filiale d’un puissant producteur d’oignons hollandais (la société De Groot en Slot), cette variété envahit les étals. “La culture de cette fausse échalote est peu onéreuse, car elle nécessite 50 heures de main-d’œuvre à l’hectare quand celle de la vraie en exige 450. Si nous n’agissons pas, l’échalote de semis va faire s’écrouler les cours, et il n’y aura bientôt plus de producteurs français de vraies échalotes”, déplore Jacky Bréchet, responsable technique de l’activité légumière de la coopérative Fleuron d’Anjou. Avant de se jeter dans la bataille, les Français ont fait des essais. Les résultats, publiés en janvier, ont confirmé que des variétés inscrites aux Pays-Bas et au catalogue européen en tant qu’échalotes de semis ne sont, en réalité, que de vulgaires oignons. Cette variété n’a rien à voir avec l’échalote traditionnelle française, qui se plante (et ne se sème pas), se reconnaît à la cicatrice située à sa base (l’autre n’en a pas) et, lorsqu’on la coupe, laisse apparaître un premier cercle, en englobant au moins deux autres, ovales (dans l’oignon, les cercles sont concentriques). Enfin, elle se déguste d’une tout autre manière, notamment la demi-sèche, récoltée en juin. Le ministère de l’Agriculture français a été saisi et se charge de faire remonter le dossier à Bruxelles. En attendant que la situation rentre dans l’ordre, les producteurs incitent les consommateurs à acheter la vraie échalote, en évitant le vrac et en se fiant à la marque privée “échalotes traditionnelles”, créée par la Bretagne et le Val de Loire. Les principales zones productrices sont, en effet, le Finistère (27 000 tonnes) et l’Anjou (3 000), qui a déposé une demande d’indication géographique protégée (IGP). La France cultive 35 000 tonnes d’échalotes par an, soit 80 % de la production européenne. Une bagatelle comparée aux 820 000 tonnes provenant d’Indonésie, la championne du monde de l’échalote.


Mots-clés :

ALIMENTATION , LEGUME DE SAISON , QUALITE




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Réduisez vos impôts
Un professionnel vous accompagne dans vos démarches pour défiscaliser, valoriser votre patrimoine et faire les meilleurs choix de placements

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier