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Placements boursiers : les solutions pour se constituer un PEA performant

Placements boursiers : les solutions pour se constituer un PEA performant
Juin 2013
Le Particulier n° 1086, article complet.
Auteur : FERRON (Aurélien)

Voici 11 portefeuilles clés en main pour investir en actions ou en OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières), via votre banque ou un courtier en ligne, dans le cadre d’un plan d’épargne en actions (PEA). Il s’agit de l’enveloppe fiscale incontournable pour investir en Bourse, à préférer au compte-titres.

Voici un an que les marchés boursiers se portent un peu mieux. Il est vrai qu’à moins de 3 000 points pour le CAC 40 au printemps 2012, la Bourse de Paris était tombée très bas, plombée par la crise des dettes souveraines et les incertitudes sur le devenir de la zone euro. Depuis, les discours rassurants de la Banque centrale européenne et la perspective d’une reprise économique dès 2014 ont incité les grands investisseurs internationaux à revenir sur les actions, y compris en Europe. Alors qu’il navigue depuis quelque temps entre 3 600 et 4 000 points, le CAC 40 aurait ainsi encore une belle marge de progression.

Des portefeuilles types à répliquer dans votre PEA

Comment tenter de profiter des hausses, sans prendre de risques inconsidérés ? Vous pouvez, certes, vous fier à l’avis de votre conseiller bancaire. À condition toutefois d’avoir le temps et l’envie de suivre les marchés financiers, vous pouvez aussi décider de vous forger vos propres convictions. Mais si vous êtes en quête de conseils, nous avons fait appel à des experts des marchés boursiers pour élaborer des portefeuilles clés en main qu’il est possible de répliquer dans votre PEA, qu’il soit ouvert dans un établissement traditionnel ou chez un courtier en ligne. Rappelons qu’il n’est possible de détenir qu’un seul plan par personne (deux au maximum, par foyer fiscal). 

Si vous détenez un PEA dans l’une des 9 principales banques françaises – et que vous n’avez pas l’intention d’en changer – vous trouverez, dans les pages suivantes, des allocations adaptées, réalisées par Quantalys, société spécialisée dans l’élaboration et l’analyse de portefeuilles d’OPCVM. Pour optimiser les frais, ces portefeuilles sont uniquement composés de fonds « maison », gérés par la banque elle-même, et accessibles au grand public. Chaque établissement propose, en effet, au moins une dizaine de fonds pour lesquels un client ne doit s’acquitter que des frais d’entrée compris entre 1 et 3 %, et d’éventuels frais de tenue de compte (de 10 à 20 € par an). Notez qu’il est, par ailleurs, toujours possible d’investir progressivement. La plupart des banques proposent, en effet, des systèmes d’investissement programmé (baptisés « Plan d’épargne OPCVM » chez BNP Paribas, « Déclic Bourse » à la Société générale…) dont le versement minimal est compris entre 15 et 75 € par mois. Un excellent moyen pour investir en Bourse sans épargne préalable, et éviter de placer son épargne à contretemps. 

Mais il y a sans doute mieux à faire. Aucune banque, ni société de gestion ne gèrent à la fois les meilleurs fonds investis en actions françaises ou européennes, spécialisés dans les grandes ou petites valeurs… C’est pourquoi nous vous proposons aussi un portefeuille modèle composé des meilleurs fonds du marché, quelle que soit leur société de gestion (voir "L’allocation idéale de nos experts"). Nous vous déconseillons toutefois de répliquer ce portefeuille dans le PEA détenu dans votre banque traditionnelle. Y acheter des fonds gérés par la concurrence s’avère, en effet, totalement prohibitif. En plus des droits d’entrée des fonds (jusqu’à 5 %, non négociables), le client doit verser des frais de transaction compris entre 20 et 30 € à chaque achat. Sans oublier que la banque va également facturer des droits de garde annuels, de l’ordre de 0,20 à 0,50 % des sommes investies.

Accéder aux meilleurs fonds grâce aux courtiers en ligne

Pour faire baisser la facture, la meilleure solution est d’ouvrir un PEA chez un courtier en ligne tel que Boursorama, Cortal Consors, Fortuneo ou Sicavonline. Tous ont négocié des partenariats avec des sociétés de gestion leur permettant de proposer des centaines de fonds avec des frais d’entrée compris entre 0 et 2 %. Par ailleurs, aucun courtier en ligne ne prélève de frais de transaction sur ces fonds partenaires, 

Boursorama et Fortuneo vous dispensant en plus des droits de garde. Avec à la clé, des économies non négligeables. Prenons l’exemple de l’achat pour 1 000 € du fonds Renaissance Europe, l’un des produits phare de la société de gestion Comgest. À la Banque postale, considérée comme l’un des établissements les moins chers, il en coûte 58 € à la souscription (3 % de frais d’entrée et 28 € de frais de transaction), puis 25,80 € de droits de garde chaque année (le minimum de perception annuel). À titre de comparaison, la facture chez Boursorama et Fortuneo s’élève à… 0 €.

Pour les investisseurs plus avertis, enfin, nous avons demandé à la Lettre des placements (lettre financière de conseils boursiers, éditée depuis 1983 par le groupe Le Particulier) d’élaborer un portefeuille composé d’actions françaises. Si l’achat d’actions en direct est, par nature, plus risqué (investis dans des dizaines de valeurs différentes, les OPCVM présentent l’intérêt de mutualiser les risques), les gains peuvent être très supérieurs. En contrepartie, il est préférable de suivre de près leurs résultats financiers, quitte à solder sa position si leurs perspectives s’assombrissent. Côté tarifs, il faudra s’acquitter des frais de courtage (de 5 à 20 € pour un ordre inférieur à 10 000 €) et des droits de garde (de 0,20 à 0,50 % de l’encours par an) prélevés par la banque, sachant que les courtiers en ligne sont souvent plus compétitifs que les établissements traditionnels.

Les plus-values exonérées d’impôt après 5 ans

Qu’il s’agisse d’acheter des actions ou des OPCVM, le PEA est devenu une enveloppe fiscale incontournable. Car, depuis l’adoption de la loi de finances pour 2013, et en dépit des assouplissements annoncés par François Hollande le 29 avril dernier (voir "PEA : le plafond est relevé à 150 000 €"), la fiscalité du compte-titres a été singulièrement alourdie pour les contribuables les plus aisés (voir "Comment sont taxées vos plus-values en 2013"). Les plus-values sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 15,50 %. Soit 45,50 % de taxes pour un foyer imposé à 30 % sur son revenu. Le seul moyen d’alléger la note est de conserver ses titres au moins 2 ans, pour profiter d’abattements sur la plus-value imposable.

En comparaison, le PEA fait figure d’eldorado fiscal. Tant qu’aucun retrait n’est effectué, il est possible d’acheter et de vendre des actions ou des OPCVM autant de fois qu’on le souhaite, sans payer un centime d’impôt. L’imposition n’a lieu qu’en cas de retrait. Si le plan a plus de 5 ans, c’est simple, seuls les prélèvements sociaux (15,50 % depuis le 17 décembre, voir le n° 1085 du Particulier, "Le fonctionnement du PEA") sont dus au jour du retrait. Avant, il faut y ajouter une taxation de 19 % (retrait entre 2 et 5 ans), ou 22,50 % (retrait avant 2 ans). Pour bénéficier d’un tel régime de faveur avec l’assurance vie, il faut patienter au moins 8 ans, et retirer moins de 4 600 € d’intérêts par année civile (9 200 € pour un couple). Le seul défaut du PEA, aux yeux de certains, est son plafond, puisqu’il n’est pas possible d’y verser plus de 132 000 € par personne, sans doute bientôt 150 000 €, voire 225 000 € en investissant en partie dans les entreprises de taille moyenne (voir "Cessions d'actions et d'entreprises : nouvelle fiscalité des plus-values"). Attention de ne pas avoir besoin de son épargne dans les années qui suivent la souscription du PEA ! Tout retrait avant 8 ans entraîne sa clôture. Et s’il est possible d’effectuer des retraits par la suite, il devient impossible de procéder à de nouveaux versements.

Le PEA, quasiment aussi souple qu’un compte-titres

Mais ce sont les seuls reproches pouvant être faits au PEA. Contrairement aux idées reçues, cette enveloppe est plus souple qu’il n’y paraît. D’abord, la contrainte géographique n’en est pas vraiment une. En théorie, ne peuvent être logées dans un PEA que des actions de sociétés dont le siège est situé en Union européenne, Islande ou Norvège (les sociétés foncières en sont aussi exclues depuis octobre 2011, voir le n° 1070 du Particulier, "PEA : les foncières cotées ne sont plus éligibles"). Ou bien des OPCVM investis au minimum à 75 % dans ce type d’actions. En réalité, grâce à la créativité des ingénieurs financiers des grandes banques, il est très simple d’investir au-delà des frontières européennes. Il existe ainsi plusieurs centaines de fonds éligibles au PEA, et répliquant les performances des marché américains, asiatiques ou des pays émergents, même si la plupart des banques ne proposent pas ce type de fonds à leur clientèle grand public (sauf le Crédit mutuel, HSBC France ou la Société générale, voir nos portefeuilles modèles : "9 portefeuilles clés en mains"). Si aucun n’est proposé, une alternative est d’acheter des « trackers », des fonds dont certains ont pour objet de répliquer l’évolution de tous les grands indices boursiers mondiaux (ils s’achètent comme une action) et dont la majorité est éligible au PEA. Dans un cas comme dans l’autre, leurs gérants utilisent de complexes mécanismes de couverture pour se conformer aux exigences légales.

Les sommes placées dans un PEA ne sont pas toujours exposées aux risques des marchés boursiers. En attendant des opportunités, il est possible de laisser son argent non investi sur le compte espèces associé au plan. Toutes les banques proposent aussi des fonds monétaires éligibles au PEA, même s’ils ne rapportent quasiment rien à l’heure actuelle (+0,10 % sur un an, en moyenne). Pour ce type de fonds, les frais d’entrée sont réduits, parfois de 0,50 %, et souvent gratuits. Quant aux investisseurs les plus avertis, ils peuvent, comme sur un compte-titres, protéger leur argent, via des trackers « short », dont la particularité est de grimper en période de baisse (et inversement). À manier avec précaution.

Aurélien Ferron

 


Mots-clés :

ACTION , BOURSE , OPCVM , PEA , PLACEMENT BOURSIER , PLAN D'EPARGNE EN ACTIONS , PLUS-VALUE MOBILIERE




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