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Faire un état des lieux pour vérifier le type de ventilation

Mai 2013
Le Particulier Pratique n° 390, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)
  • Avant 1937, des fuites mais pas de ventilation
  • Jusqu’en 1958, une ventilation par tirage naturel
  • À partir de 1969, l’ère de la ventilation motorisée

 

La ventilation générale consiste à introduire de l’air neuf dans les pièces sèches par des entrées d’air et à le faire ressortir par les pièces humides (cuisine, salle de bains et W.-C.). Pour cela, il faut créer, dans le logement, une circulation d’air. Généralement, celui-ci passe sous les portes, qui doivent être détalonnées en conséquence. L’air vicié est aspiré par des bouches d’extraction, puis rejeté vers l’extérieur au moyen de conduits verticaux, collectifs ou individuels. Ce principe n’est pas toujours mis en œuvre. Connaître l’époque de construction de son habitation permet d’avoir une idée du système de ventilation en place. Les conduits individuels, par exemple, sont faciles à repérer sur les murs pignons des immeubles : une série de tuyaux collés les uns aux autres arrivent jusqu’à la toiture.

Avant 1937, des fuites mais pas de ventilation

Si vous occupez un logement construit avant 1937, il est peu probable que celui-ci ait une ventilation générale. Dans ces constructions, l’aération s’effectue par les fuites de l’enveloppe du bâti, en particulier lorsqu’il y a du vent, et par l’ouverture des fenêtres. Les conduits de fumée – à cette époque, on se chauffait au charbon et au bois – peuvent aussi y contribuer. Parfois, des grilles d’aération ont été installées ultérieurement dans la cuisine – par exemple, au moment de l’arrivée du gaz dans les logements – et les conduits de fumée bouchés. Le système de ventilation de cette génération de logements – et les problèmes que vous pouvez rencontrer – dépend donc des travaux réalisés par les divers occupants précédents. Ainsi, des fenêtres double vitrage étanches (sans prises d’air) génèrent de la condensation.

Jusqu’en 1958, une ventilation par tirage naturel 

Dans les logements construits entre 1937 et 1958, la cuisine est traitée indépendamment des autres pièces. À cette époque, on recommandait de placer une entrée d’air dans chacune des pièces principales équipées d’un appareil à combustion. On préconisait également de ménager, en façade, des ouvertures en bas et en haut de chaque pièce humide possédant un appareil à combustion. Cette ventilation par pièce séparée (c’est-à-dire que l’entrée et la sortie d’air se trouvent dans la même pièce) étant une source de courants d’air froids, les occupants ont tendance à boucher les grilles de ventilation. 

Entre 1955 et 1958, le chauffage central se répand dans les habitations. Dans les immeubles, les shunts – conduits collectifs dans lesquels débouchent, après une chicane antirefoulement, les conduits individuels de chaque étage – sont autorisés, pour la ventilation ou l’évacuation des produits de combustion.  

Entre 1958 et 1969, si un chauffage central existe, il faut un conduit de fumée dans la cuisine, et un second si le logement se compose de trois pièces et plus. Sans chauffage central, un conduit de fumée, individuel ou de type shunt, doit être installé dans chaque pièce principale. Un conduit de ventilation ou de fumée, individuel ou collectif, est, là encore, obligatoire dans la cuisine. Dans la salle de bains, la ventilation s’effectue soit par la fenêtre soit par deux conduits (ouverture basse et haute). 

Ce système est imparfait, car le reste du logement n’est pas ventilé, et l’air neuf s’introduit uniquement par les défauts d’étanchéité de l’enveloppe. En ventilation naturelle, la pression motrice due au tirage thermique est toujours proportionnelle à la hauteur du conduit de ventilation et à la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur. Parfois, les conduits collectifs sont surmontés d’un extracteur statique, qui agit sous l’effet du vent, ou d’un extracteur stato-mécanique, qui se déclenche en fonction de la température extérieure et de la vitesse du vent. Néanmoins, le système reste souvent insuffisant. 

À partir de 1969, l’ère de la ventilation motorisée

Le principe de la ventilation générale et permanente – admission d’air neuf en pièce principale et évacuation de l’air vicié par les pièces humides – est introduit par l’arrêté ministériel du 22 octobre 1969. C’est également le début de la ventilation mécanique contrôlée (VMC), qui fonctionne grâce à un moteur situé sur la toiture ou dans les combles. Il faut alors que les entrées d’air ne soient pas bouchées. Pour vous en assurer, placez une feuille de papier toilette devant une bouche d’aspiration, dans la cuisine, la salle de bains ou les W.-C. (tenez-la pour éviter qu’elle ne soit aspirée). Si la feuille reste plaquée sur la bouche, votre installation fonctionne correctement. Sachez que les salles d’eau et les W.-C. pourvus d’ouvrants peuvent ne pas être équipés de conduit. Dernière précision, dans un appartement, lorsque les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz et l’air vicié sont évacués par un seul réseau, c’est qu’il s’agit d’une VMC gaz. 

 


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