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La vie en ligne : votre smartphone dans la trousse à pharmacie

La vie en ligne : votre smartphone dans la trousse à pharmacie
Mai 2013
Le Particulier Pratique n° 390, article complet.
Auteur : DELFAU (Vincent)

Les smartphones et les tablettes se font peu à peu une place dans la trousse à pharmacie. Cette tendance émerge seulement, mais le secteur de la santé mobile, ou m-santé, est appelé à connaître une évolution spectaculaire. En mars, le cabinet Research2Guidance estimait à 92 000 le nombre d’applications consacrées à la forme et au bien-être sur les différentes plates-formes (App Store, Google play, Windows Phone, notamment).

D’ici à 2017, 1,70 milliard de personnes devraient utiliser ce genre d’outils. Petits studios de développement, grands éditeurs, start-up innovantes, mutuelles, agences sanitaires, services hospitaliers ou laboratoires, tous ont pris le train de la m-santé et mettent au point leurs applications ou leurs accessoires. Environ 15 % des produits de m-santé sont réservés aux professionnels. Ils leur permettent de retrouver sur leur smartphone l’intégralité du Dictionnaire Vidal, de calculer la vitesse de perfusion, d’estimer le terme d’une grossesse (MedCalc ou CliniCalc Medical Calculator), d’évaluer la fonction rénale (iCockcroft) d’un patient… Les praticiens peuvent même connecter des périphériques à leur téléphone pour le transformer en oxymètre de pouls ou en électrocardiographe. 

Les outils destinés au grand public servent surtout d’accompagnement

Les applications proposées, gratuitement ou contre une somme modique, au grand public ont des usages très variés : localisation des services d’urgences (Urgences, SOS Urgences), des pharmacies (Ma Pharmacie Mobile) ou des défibrillateurs (Défibrillateurs en France) les plus proches ; tests de vision (Eye Test) ; alertes polliniques et gestion d’une allergie respiratoire (Alertes Pollens, i-Pollen)… La plupart d’entre elles sont de simples accompagnements, à la fois pense-bête (rappel du médicament à prendre, par exemple), carnet de suivi et coach, qu’il s’agisse de gérer une chimiothérapie (iChemoDiary FRA), un traitement antidiabétique (Actelin) ou d’arrêter de fumer (Kwit, Smoquit). Toutefois, mieux vaut laisser de côté les outils s’immisçant sur des terrains qui devraient être réservés aux professionnels de santé, en particulier lorsqu’ils sont présentés comme des aides au dépistage : Depression+, App’zheimer (maladie d’Alzheimer), Doctor Mole (mélanomes)… 

Des capteurs mesurent votre activité physique

Depuis quelques années, les applications santé sont associées à des accessoires bardés de capteurs. Après les dispositifs de suivi d’activité, ou trackers d’activité, grâce auxquels les coureurs peuvent enregistrer leurs parcours et leurs vitesses (voir LPP n° 383), des ceintures intégrant un cardiofréquencemètre ont été développées (Runalyzer blue de Runware, H7 de Polar, Blue HR de Wahoo Fitness). Elles permettent de suivre l’évolution de votre rythme cardiaque pendant l’effort grâce à une connexion par Bluetooth avec votre smartphone. Les informations sont envoyées à l’application que vous avez choisie (Runtastic, 3,2,1 Run, Runmeter, RunKeeper). Plus récents, des bracelets ou de petits boîtiers à porter à la ceinture observent vos performances et les restituent sous forme de graphiques et de tableaux affichés sur votre mobile : nombre de kilomètres parcourus, d’étages grimpés, de calories dépensées. Utilisés la nuit, ils scrutent la qualité de votre sommeil, vous permettent d’analyser ses cycles et peuvent même vous réveiller en phase de sommeil léger. Le Flex de Fitbit, le Up de Jawbone, le FuelBand de Nike, les futurs S Band de Samsung et Smart Activity Tracker de Withings fonctionnent, peu ou prou, sur le même modèle.

D’autres dispositifs, conçus pour être reliés à un iPhone, complètent cette panoplie : les lecteurs de glycémie iBGStar de Sanofi et GlucoDock de Medisana, le Tensiomètre intelligent de Withings, le tensiomètre iHealth de Magnien ou le thermomètre à infrarouge ThermoDock de Medisana. Enfin, les pèse-personnes Smart Body Analyzer WS 50 de Withings et Aria de Fitbit reconnaissent les différents membres du foyer et envoient les informations qu’ils recueillent (poids, masse grasse, indice de masse corporelle) vers une application mobile ou vers le site du fabricant. 

Des indicateurs pour surveiller votre forme

Plusieurs applications, comme Withings, BodyGuru ou TactioSanté, permettent de centraliser sur une interface unique les mesures enregistrées par les capteurs des différents appareils médicaux connectés. Vous y observerez ainsi, sous forme graphique, l’évolution des paramètres dans le temps et les progrès que vous avez réalisés, vous pourrez vous fixer des objectifs et même partager vos exploits (perte de poids, calories dépensées, distance parcourue…) avec vos amis. Cette pratique visant à mieux se connaître est baptisée Quantified Self, que l’on peut traduire par “mesure de soi”. Vous ne ferez pas de stupéfiantes découvertes. Pas besoin d’applications pour savoir qu’il serait bénéfique que vous vous remettiez au sport ou que vous perdiez 5 kg, mais ces outils peuvent vous inciter à prendre votre santé en main. 

Vincent Delfau


Mots-clés :

AUTOMEDICATION , INTERNET , MALADIE , TELEPHONE MOBILE




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