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Les panneaux prémontés... pérennes et bien occultants

Avril 2013
Le Particulier Pratique n°389, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)
  • Le bois, avec ou sans entretien
  • Le composite, l’alternative durable
  • Les atouts décoratifs du béton

Vous trouverez, sur le marché, différentes sortes de panneaux. Les panneaux prémontés en bois sont les moins onéreux et les plus rapides à installer, mais, du fait de leurs dimensions, il faut souvent les faire livrer. Les panneaux à monter soi-même sont plus faciles à transporter. Vous avez le choix entre plusieurs matériaux.

Le bois, avec ou sans entretien

Les panneaux en pin sont les moins chers, leurs prix variant, toutefois, en fonction de leur épaisseur. Évitez le bas de gamme dans les zones venteuses. Le bois est traité au cuivre en autoclave contre les insectes et les champignons (voir L’entretien d’un bardage extérieur : raviver une façade en bois). Ces produits sont donc de classe d’usage 3 (pour l’extérieur, sans contact avec le sol) ou 4 (en contact avec le sol ; palissade en pin maritime Océan de Gascogne Wood Products, par exemple). Avec le temps, le bois prend une teinte verdâtre à cause du traitement au cuivre. Pour pallier ce désagrément, les industriels appliquent de plus en plus des traitements qui donnent une couleur marron à leurs produits ; c’est le cas du modèle Shadow, vendu dans les Castorama. Quoi qu’il en soit, ces panneaux nécessitent un entretien (lasure ou peinture) une fois par an ou tous les 2 ans.

Les brise-vues en bois offrent une occultation quasi totale. Il existe également des versions ajourées, comme la palissade Landmarq de Collstrop, en bois exotique très durable (de l’afrormosia), qui prendra une belle patine gris-argenté avec les années. Cette essence est résistante et n’exige pas d’entretien. L’écran peut être complété par un banc, un coffre et un éclairage intégré.

Trois types de pose sont possibles

Sur un terrain meuble, la pose consiste à planter, à intervalles réguliers, des socles (ou platines) pointus en acier galvanisé pour y encastrer des poteaux en bois, entre lesquels seront fixés les panneaux. Ce procédé étant peu robuste, il est préférable, dans une région venteuse, de sceller les poteaux dans des plots en béton. Il est rare que les panneaux cassent, mais, s’ils sont très exposés, ils peuvent se désolidariser de leur ancrage sous l’effet de balancier et se coucher. Sur une surface dure, une dalle ou un muret par exemple, les poteaux sont fixés sur des platines plates vissées dans le sol.

Le composite, l’alternative durable

Les panneaux en bois composite ont l’aspect chaleureux et esthétique du bois coloré, sans en avoir les inconvénients. Ce matériau est imputrescible, ne gonfle pas, ne se fissure pas, résiste aux chocs, aux intempéries, aux écarts de température et aux ultraviolets. Les lames en composite Fiberon sont constituées de 50 % de fibres de bois – issues de déchets de l’industrie du bois, finement broyés et séchés –, en majorité de l’érable, ce qui assure une bonne stabilité de la couleur, car cette essence ne contient pas de tanin, et  de 50 % de polyéthylène haute densité. L’entretien de ce matériau se limite à passer un coup de jet d’eau de temps en temps. Les panneaux doivent être bien ancrés dans le sol, au moyen de  tire-fonds et de chevilles spéciales pour le béton.

Les atouts décoratifs du béton

Une clôture en béton offre une bonne protection contre le bruit, ce qui est appréciable en bordure de route, et n’exige que très peu d’entretien : un lavage au nettoyeur à haute pression de temps à autre suffit. Certes, les premiers prix ne sont pas très esthétiques, mais il existe maintenant de très beaux modèles haut de gamme. Quel que soit le produit, les plaques en béton se glissent dans les feuillures des poteaux scellés dans le sol, plus ou moins profondément en fonction de l’exposition au vent.
Clôtures Nicolas propose différentes finitions de béton. La gamme classique comprend des plaques en béton gris traditionnel ou teinté dans la masse (blanc ou sable). Le béton désactivé est un béton ordinaire dont la première couche de ciment a été à enlevée avec un produit réactif pour laisser apparaître les gravillons en surface. Il présente ainsi un aspect structuré, qui se marie bien avec un dallage de même type. Dans la gamme décorative, les plaques ne sont habillées que sur une seule face ; la finition imite soit le bois – les plaques sont alors à lasurer une fois posées –, soit la pierre en béton blanc. Enfin, dans la gamme Modula, les plaques sont en béton fibré ultra-haute performance. Ce matériau est beaucoup plus fin qu’un béton ordinaire (2,30 cm d’épaisseur seulement, contre 3,80 cm), mais aussi plus résistant et plus léger (la plaque pèse moins de 50 kg, contre 80 kg pour une version en béton traditionnel). Les plaques s’emboîtent, ce qui permet d’en dissimuler les jonctions. Étant lasurées en usine, elles sont oléofuges, hydrofuges, protégées contre les graffitis et ne nécessitent aucun entretien. La gamme existe en finition imitation bois ou imitation bois exotique. Le décor choisi habillera les deux faces ; aussi la clôture pourra-t-elle prendre place devant la maison, tandis qu’une palissade en béton classique sera reléguée au fond du jardin. Comptez environ 200 € le mètre linéaire (contre 50 € pour un premier prix).


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