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Le temps qu’il fait sur vos écrans

Le temps qu’il fait sur vos écrans
Janvier 2013
Le Particulier Pratique n° 386, article complet.
Auteur : DELFAU (Vincent)

La météo est la science qui prévoit le temps qu’il aurait dû faire, dit l’adage, moqueur. Et un grand sujet de conversation. Même si les Français manifestent souvent un certain scepticisme quant à la précision des prévisions, ils aiment consulter les bulletins météo. En témoigne la présence rituelle de ceux-ci en fin de journal télévisé depuis des décennies ou dans les pages des quotidiens nationaux et régionaux. Sur internet aussi, la météo est un thème couru, mais pas toujours traité avec rigueur.

Sur le web, de vrais météorologues côtoient de simples diffuseurs

Une recherche sur Google avec le mot-clé météo donne la bagatelle de 258 millions de résultats. Une bonne partie d’entre eux concerne les prévisions météorologiques affichées sur les sites généralistes. Tous les fournisseurs d’accès à internet (FAI), les sites d’information et les moteurs de recherche présentent les fameux fonds de cartes parsemés de soleils et de nuages. Pour cela, ils utilisent les données communiquées par les entreprises spécialisées. Ainsi, SFR et lefigaro.fr s’appuient sur La Chaîne météo ; Orange, tf1.fr, rtl.fr et francetv.fr, sur Météo France ; france24.com/fr, tv5.org, rfi.fr, sur le suisse MeteoNews ; MSN, sur l’anglais Foreca ; M6 et pleinchamp.com, sur le néerlandais MeteoGroup ; Yahoo! sur l’américain The Weather Channel, etc.

Les spécialistes des prévisions disposent de leur propre site

Ces plates-formes, consultables gratuitement par le grand public, proposent également des services payants : l’envoi par SMS de bulletins météo par Meteo Consult, les bulletins détaillés de météo marine ou l’obtention de certificat d’intempéries sur meteofrance.com, par exemple. Cependant, le contenu gratuit est largement suffisant pour faire le plein d’informations météo. La Chaîne météo diffuse plusieurs fois par jour des bulletins et des alertes ; meteonews.fr actualise ses prévisions toutes les 3 heures ; meteofrance.com permet de savoir, pour une ville précise, s’il pleuvra dans l’heure à venir. Presque tous ces sites fournissent aussi des prévisions plus lointaines – à 7, voire à 14 jours – et consacrent des pages à la météo des plages ou des stations de sports d’hiver.
Les informations sont également consultables sur les mobiles

Ces acteurs proposent aussi des applications à télécharger sur les mobiles, souvent gratuites. C’est le cas de celle de Météo France et de La Chaîne météo. Par contre, WeatherPro, éditée par MeteoGroup, est payante. À l’évidence, la météo sur smartphones est un bon filon pour les concepteurs d’applications. “Ils s’appuient sur les modèles développés par l’organisme météorologique national américain, qu’ils peuvent utiliser gratuitement”, explique Victorien Toro, manager de MeteoGroup France. Or, les prévisions qui en découlent ne sont pas toujours affinées.

Toutes les sources de prévisions ne se valent pas

Bien sûr, toutes les entreprises de météo travaillent à partir des données relevées dans les stations d’observation du monde entier. Alors pourquoi ne fournissent-elles pas les mêmes prévisions ? Parce que “tous les modèles de prévisions numériques ne se valent pas”, affirme Michel Assouline, directeur commercial et de la communication de Météo France. Ces modèles ont, en effet, été élaborés pour un territoire précis. Ainsi, le modèle Arôme, qui sert à établir les prévisions dans la métropole, est optimisé pour une échéance courte et offre une précision géographique maximale, alors que celui du Centre européen, utilisé à l’échelle européenne, est adapté aux moyennes échéances.
Les informations des applications gratuites extraites automatiquement des modèles américains risquent donc d’être moins précises pour la France que les prévisions réalisées à partir des modèles appropriés à nos régions. D’autant que Météo France, MeteoGroup ou MeteoNews emploient des dizaines de prévisionnistes qui analysent les données générées par les modèles. Ce travail exige une connaissance des particularités locales et permet de prévoir le temps à petite échelle, ce que ne font pas les applications qui reprennent simplement les informations délivrées par les modèles américains.

Vincent Delfau


Mots-clés :

INTERNET , METEOROLOGIE




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