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Comptes à terme : plus avantageux sur une longue durée

Janvier 2013
Le Particulier n° 1080, article complet.
Auteur : JANICOT (Pauline)

Si vous souhaitez placer votre épargne pendant plusieurs années, votre banquier vous proposera plutôt un compte à terme. Son principe est simple : en échange d’un taux d’intérêt garanti, vous vous engagez à prêter de l’argent à un établissement bancaire pendant une durée fixée à l’avance. Au terme du placement, la banque vous rembourse vos fonds, majorés des intérêts. Attention, tout retrait avant le terme est fortement pénalisé puisque la banque réduit le taux promis (souvent d’un demi-point) ou ne vous rémunère qu’au prorata du temps investi.

Pour éviter ces pénalités, vous avez la possibilité de répartir vos avoirs sur plusieurs comptes à terme de durées différentes, leur nombre n’étant pas limité par personne. En cas de besoin, vous pourrez retirer de l’argent dans l’un, sans que vos autres comptes subissent de pénalités.

Le compte à terme peut prendre différentes formes selon les banques. La plus classique permet d’obtenir une rémunération fixe sur une période connue. Plus celle-ci est longue et plus le montant placé est élevé, plus la rémunération sera avantageuse. Ce produit est fréquemment proposé sur une période qui s’échelonne d’un à 24 mois. Pour les durées supérieures, les banques proposent généralement un compte à terme progressif, qui offre une rémunération par paliers (trimestre, semestre ou année). Ainsi, à chaque échéance, on peut retirer ses avoirs sans subir de pénalités. Là aussi, plus l’épargne est investie longtemps, plus la rémunération est élevée. Par exemple, chez GE Money Bank, les fonds placés rapportent 1,2 % au bout de 3 mois puis, 1,7 %, 2 %, 2,4 %, 2,9 % et 4 %, après, respectivement, 6 mois, 12 mois, 18 mois, 24 mois et 36 mois. « Il est toutefois dommage que certains établissements ne précisent que le taux le plus avantageux dans leurs plaquettes commerciales », regrette François Kliber, directeur général de GE Money Bank en France. Ce manque de transparence a été récemment pointé du doigt par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). « Certaines banques multiplient les combinaisons de comptes à terme. Le souscripteur peut en ouvrir plusieurs avec des durées et des modalités de fonctionnement parfois différentes. Or, ces montages ne sont pas toujours compréhensibles pour les clients, explique Fabrice Pesin, secrétaire général adjoint de l’ACP. Par ailleurs, en voulant mettre en avant la liquidité de ces produits, certaines banques omettent d’indiquer dans leur publicité qu’elles facturent des pénalités en cas de sortie anticipée. » L’ACP a adopté une recommandation visant à améliorer la commercialisation des comptes à terme, à partir du 1er juin 2013. Ce texte invite les établissements à clarifier l’information à disposition de leurs clients. Pour les produits à taux variable, l’ACP préconise de renseigner l’épargnant sur l’état actualisé de son compte, de manière périodique et adaptée à la durée de son placement, mais aussi de l’informer sur ses modalités de renouvellement.

Pour déterminer la rémunération des comptes à terme, les banques ajustent leur grille sur les taux d’intérêt du marché monétaire. Étant donné leurs faibles niveaux, les placements inférieurs à 18 mois sont, pour l’heure, moins intéressants que les livrets réglementés. Mais certains établissements font régulièrement des promotions. Comme le montrent nos simulations (voir tableau ci-dessus), certaines offres sont plutôt attractives. Par exemple, le Crédit municipal de Paris propose 3,75 % brut sur 2 ans et la banque en ligne VTB, 3,84 % brut sur 5 ans. 

Une alternative : le PEL à revenus

Votre banque pourra également vous proposer de souscrire un Plan d’épargne logement (PEL) à revenus. Ces placements, comme Carré Vert au Crédit agricole ou Capital Revenus au Crédit mutuel, sont en fait des PEL auxquels sont adossés plusieurs comptes à terme. Vos versements sont répartis entre le PEL et les comptes à terme. Chaque début de trimestre, lorsqu’un compte à terme arrive à échéance, le capital libéré vient alimenter le PEL et les intérêts sont virés sur votre compte courant. Résultat : vous bénéficiez des avantages du PEL (rémunération garantie, conditions d’emprunt avantageuses au bout de 5 ans) sans la contrainte des versements réguliers (540 € par an minimum). Attention, certains produits hybrides ne prévoient pas le versement de revenus réguliers. Les intérêts sont reversés dans le PEL. Il s’agit notamment de Quadreto (Caisse d’Épargne), de Carré bleu (Crédit agricole) ou de Capital Expansion (Crédit mutuel).

Là encore, difficile de connaître avec précision le rendement réel du produit, dans la mesure où il mixe le rendement de deux dispositifs au régime fiscal différent (les intérêts du PEL sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais subissent les prélèvements sociaux, alors que ceux du compte à terme sont taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu et soumis aux prélèvements sociaux). Ainsi, au bout de 4 ans, Carré vert vous aura rapporté 2 % brut. À comparer aux 2,50 % brut (hors prime d’État) que procure un PEL classique. lpauline Janicot

 


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