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Les tablettes : entre le smartphone et l’ordinateur

Décembre 2012
Le Particulier n° 1079, article complet.
Auteur : EBRAN (Michel)

Trois millions de tablettes numériques achetées en France cette année, des ventes en hausse de 177 % (en volume) par rapport à l’an dernier, le marché dépasse désormais celui des ordinateurs. Ces appareils réalisent une telle percée dans les foyers que 11 % des détenteurs en possèdent déjà au moins deux. Conséquence de ce succès, les prix chutent sensiblement : – 19 % en moyenne. Un phénomène qui s’amplifie actuellement, notamment avec l’arrivée de la Nexus 7, première tablette signée Google, à 250 € seulement. En tête de course figure l’iPad d’Apple, qui continue de monopoliser les meilleures ventes mondiales (40 millions d’iPad écoulés, sur un total de 65 millions de tablettes vendues dans le monde). La marque à la pomme, qui a inventé le concept en 2010, tient sa place de leader grâce aux atouts de sa tablette : un écran d’une incroyable qualité et une utilisation toujours aussi évidente. Mais la concurrence commence à s’organiser. Le constructeur sud-coréen Samsung est, sans conteste, le plus grand rival d’Apple, même si ses ventes n’égalent pas celles du géant américain : 6 millions de tablettes vendues et 9 % de parts de marché. Ainsi, Samsung a répliqué à la sortie de l’iPad 3 en lançant la Galaxy Note 10.1. Même tarif que l’iPad 3, des performances et des fonctionnalités comparables et un petit stylet intégré qui apporte un confort supplémentaire à l’usage. Quelques semaines plus tard, Apple commercialisait l’iPad 4, à peine plus cher et deux fois plus puissant que la version précédente. Ces deux modèles (iPad et Galaxy Note) surclassent toutes les tablettes en termes de rapport qualité-prix, même si les autres marques commencent à réagir, à commencer par Sony avec son Xperia S ou Toshiba avec son AT 270.

L’écran 10 pouces offre plus de confort, le 7 pouces est plus maniable

Les fabricants de tablettes semblent tomber d’accord sur deux formats. Les plus grands, inspirés de l’iPad, disposent d’un écran de 10 pouces, soit environ 25 cm de diagonale. Les autres optent pour 7 pouces (18 cm de diagonale). Les 10 pouces et leurs écrans haute définition apportent un confort incomparable. Un argument qui prend tout son sens quand on sait qu’un utilisateur passe environ 2 h 30 par jour devant sa tablette, selon une étude récente du cabinet Deloitte ! Les versions à grand écran sont aussi les plus polyvalentes. Toujours selon cette enquête, dans les petits logements, elles remplacent de plus en plus souvent un téléviseur (grâce à leur récepteur TNT intégré et à la connexion aux nombreuses webTV). Pour ceux souhaitant écrire un rapport ou utiliser un tableur de type Excel, une 10 pouces peut convenir. Les modèles 7 pouces ne sont pas, pour autant, dénués d’intérêt : ils pèsent environ 150 g de moins et, surtout, sont deux fois moins chers. Aussi ce format a-t-il le vent en poupe. C’est d’ailleurs, à peu de chose près, celui que vient d’adopter Apple avec le nouvel iPad Mini…
Autre critère important pour choisir une tablette : sa mémoire. Les versions de base sont livrées avec au moins 16 Go de mémoire interne (8 Go pour la Samsung Galaxy Tab et l’Amazon Kindle Fire, en version 7 pouces). De quoi loger un bon millier de chansons, plus de 3 000 photos ou encore 5 films long métrage. Les plus gourmands se tourneront vers des tablettes à mémoire gonflée à 32 ou 64 Go (comptez de 80 à 100 € pour doubler la capacité de la mémoire interne). Sachez qu’il est possible d’ajouter des cartes mémoires en cas de besoin, sauf dans l’iPad, la Kindle Fire d’Amazon et la Nexus de Google (voir tableau ci-contre).
Les tablettes sont vendues prêtes à l’emploi. Elles offrent de nombreux usages multimédias et permettent de naviguer sur le Net, de recevoir et d’envoyer des e-mails, de visionner des vidéos, de gérer sa bibliothèque, ses photos, sa musique. Les plus complètes intègrent la suite de logiciels bureautiques équivalant à Word, Excel et PowerPoint (à défaut, compter 24 € pour les télécharger). Elles intègrent aussi des appareils photo et des caméras numériques de haute résolution. Sans oublier l’indispensable clavier virtuel… et la reconnaissance vocale qui permet de s’en affranchir (on prononce un nom et le moteur de recherche propose ses résultats, souvent pertinents !).

Plusieurs milliers d’applications

Toutefois, pour pouvoir bénéficier d’applications supplémentaires (jeux, logiciels permettant l’accès aux réseaux sociaux, journaux, services de cartographie offrant des fonctions GPS plus sophistiquées que l’application par défaut…), il faut personnaliser votre tablette en vous connectant à un magasin en ligne. Il en existe trois : iTunes Store pour l’iPad, Play Store pour les tablettes fonctionnant sous le système Android et Windows Store pour la nouvelle tablette Surface de Microsoft. Après avoir créé un compte dans ce magasin virtuel (ce qui implique de donner une adresse e-mail, de choisir un mot de passe et de renseigner ses coordonnées de carte de paiement), vous aurez accès à plusieurs milliers d’applications à télécharger (750 000 pour Apple, 275 000 pour Android et 10 000 pour Microsoft), ainsi qu’à des livres et des films. Le tout est classé par thèmes et catégories. Une recherche par mots-clés permet aussi de dénicher plus rapidement l’application souhaitée. Certaines sont gratuites, mais la plupart se paient entre 0,70 et 8 €. Les plus onéreuses (jeux ou logiciels de bureautique) peuvent atteindre 20 €. Un utilisateur dépense ainsi, en moyenne, 8 € par mois, soit une centaine d’euros par an, qui viennent gonfler sa facture. Bref, la tablette, une fois personnalisée, est un parfait substitut à l’ordinateur classique.  Elle présente même l’avantage de pouvoir rester en veille des jours entiers et de se réactiver instantanément. Son autonomie est largement suffisante pour qu’elle puisse être emportée partout.
Car une tablette est destinée à suivre son utilisateur dans ses pérégrinations. Du canapé où l’on joue aux échecs à la cuisine où l’on teste une recette trouvée sur une application spécialisée. Pourtant, contre toute attente, la plupart de ces appareils sont livrés dépourvus de protection et avec un équipement minimal : pas d’étui pour préserver l’écran des rayures, pas de support pour protéger la coque en cas de chute et la longueur des cordons de recharge est inférieure à un mètre. Ce qui contraint l’utilisateur en panne de batterie à s’asseoir devant sa prise murale ! Parmi les modèles de notre sélection, seul Asus prend la peine d’inclure un chiffon pour effacer les traces de doigts sur l’écran. On déplore aussi l’absence de mode d’emploi (à l’exception d’un guide succinct de mise en route). L’acheteur doit consulter le guide complet en ligne ou l’imprimer. Cette avarice fait les affaires de dizaines d’accessoiristes et alourdissent la facture finale du consommateur. Comptez de 20 à 70 € pour un étui de transport, par exemple.

Connectées partout… ou presque

Le premier usage d’une tablette reste de surfer sur le Net. Pour cela, elles utilisent toutes, par défaut, une connexion wifi. À la maison, à la terrasse d’un restaurant ou dans une gare, c’est parfait, pour autant qu’une connexion soit disponible. En revanche, pour une mobilité totale, il faut choisir un modèle équipé d’un support de carte sim pour pouvoir surfer en 3G. Les abonnés aux forfaits SFR Carré peuvent bénéficier d’une seconde carte Sim qu’ils n’ont qu’à glisser dans la tablette (option Multisurf : gratuite ou 10 €/mois selon les forfaits). Chez Orange, Free Mobile et Bouygues Telecom, la manipulation est à peine plus complexe, il suffit d’activer le partage d’antenne de son smartphone et d’y connecter sa tablette en wifi pour qu’elle capte le réseau 3G. Les données émises et reçues sont alors décomptées du forfait mobile. Mais on prend alors le risque de le consommer trop vite. Pour les gros utilisateurs, les opérateurs commercialisent des forfaits spéciaux (voir le n° 1075 du Particulier, p. 76). Au surcoût déjà sensible d’une tablette compatible wifi et 3G (+ 120 € pour l’iPad, + 100 € pour la Samsung Galaxy Note, par exemple) s’ajoute le prix élevé de ces abonnements. Certes, les opérateurs subventionnent l’achat de la tablette lorsque l’on souscrit ces offres. Mais le choix des modèles est alors très restreint. Chez SFR, la Google Nexus 7, vendue au prix conseillé de 200 €, ne coûte que 9,90 €, si l’on choisit la formule Carré Tablette 3 Go (42 €/mois) avec un engagement de 24 mois. Elle passe à 59,90 € adossée au forfait Carré Tablette 1 Go (30 €/mois) avec engagement de 24 mois. Chez Orange, seul l’iPad 3 est référencé. Il revient à 99,90 € (au lieu de 599,90 €) dans le cadre d’un forfait 5 Go H + à 62 €/mois avec engagement de 24 mois. Reste à savoir si ces forfaits sont indispensables au regard des quelque 1 000 € de dépenses supplémentaires qu’ils engendrent pendant les 2 ans d’engagement.


Mots-clés :

INTERNET , LIVRE , TABLETTE




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