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Trois critères à examiner avant de renégocier : taux, durée, montant

Décembre 2012
Le Particulier n° 1079, article complet.
Auteur : SABARLY (Colette)

Cependant, vous n’avez peut-être pas intérêt à racheter votre crédit. « L’opération est surtout avantageuse pour les emprunteurs qui en ont souscrit un entre 2007 et 2009 », souligne Estelle Laurent, responsable de la communication chez Credixia. Et plus particulièrement, ceux qui ont emprunté entre le 2e semestre 2008 et le début de 2009, alors que les taux avaient grimpé au-delà de 5 %. « Compte tenu des taux actuels, le différentiel peut atteindre 2 points, ce qui devient très attractif », précise Christophe Garnier, directeur des grands comptes chez In & Fi Crédits. Pour preuve, un crédit de 200 000 € à 5,05 % sur 20 ans, consenti en octobre 2008 peut être racheté à 3,10 % aujourd’hui, ce qui procure plus de 24 000 € d’économie.

Cela n’exclut pas, pour autant, les emprunteurs qui ont souscrit un crédit avant 2007 ou après 2008. Car l’intérêt du rachat doit s’évaluer au regard de trois critères : le taux consenti à l’origine, la durée du crédit et le capital restant à rembourser. En ce qui concerne le taux, ne songez à un rachat que si l’écart entre celui du crédit actuel et celui qui pourrait vous être proposé atteint au moins 0,80 point. À titre d’exemple, pour un prêt de 200 000 € à 4 % sur 20 ans, consenti en octobre 2011, cet écart est respecté, si vous obtenez aujourd’hui 3,20 %. Vous pouvez alors tabler sur une économie nette de 6 648 €, grâce au rachat. En revanche, si le différentiel de taux sur 20 ans n’est que de 0,50 point, le gain devient minime : 333 €. « Une réduction de 0,50 point peut toutefois être intéressante, si la durée du prêt est longue ou si le montant est élevé », tempère Philippe Taboret. Voilà pourquoi le taux n’est pas le seul élément à prendre en compte. La durée est aussi déterminante.

Plus le prêt est long, plus vous remboursez d’intérêts, et plus l’opération de rachat peut être judicieuse. Partons d’un crédit de 200 000 € souscrit en octobre 2011. S’il a été consenti à 4,30 % sur 25 ans, en négociant un rachat à 3,50 % (0,80 point d’écart), vous pouvez gagner 11 840 €. Mais s’il a été souscrit à 3,90 % sur 15 ans, un rachat à 3,10 % (toujours 0,80 point d’écart) ferait perdre 1 821 €, par rapport au coût initial du premier crédit, du fait notamment de l’indemnité de remboursement anticipé. Enfin, il faut prendre en compte le montant du prêt. Le rachat à 3,20 % d’un prêt de 250 000 € sur 20 ans consenti en octobre 2011 à 4 % peut procurer 11 162 € d’économies. Avec 300 000 € empruntés, le gain s’établirait même à 15 676 €. A contrario, un crédit de 150 000 € ne procure que 2 134 €, d’économies en cas de rachat à 3,20 %. Bref, tout rachat nécessite une étude préalable.


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