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Investissement locatif : la location meublée va-t-elle devenir moins intéressante ?

Investissement locatif : la location meublée va-t-elle devenir moins intéressante ?
Décembre 2012
Le Particulier n° 1079, article complet.

Loyers plus élevés, fiscalité attractive et souplesse juridique : le meublé offre de nombreux atouts. Mais le gouvernement pourrait, dès 2013, amender ce régime.

Si vous êtes propriétaire d’un logement destiné à la location, vous pouvez le louer vide ou meublé. Cette seconde option peut se révéler judicieuse lorsque le bien est situé dans une ville dynamique. Cela vous permet, en effet, de cibler une clientèle de cadres en mission, d’étudiants ou de touristes et, en fonction de celle-ci, de louer pour des durées allant de quelques jours à plusieurs mois.

Des loyers libres, plus élevés, et une fiscalité attractive

Selon Lodgis, une société spécialisée dans la location meublée, au troisième trimestre 2012, le loyer moyen d’un meublé atteignait, à Paris, 36,01 €/m2. À la même période, le site Seloger.fr annonçait, toujours dans la capitale, une moyenne de 31,63 €/m2 pour un bien loué vide ; soit une différence notable de 16 %.
Autre atout, les meublés ne sont pas – pour le moment du moins – visés par le dispositif d’encadrement des loyers (voir l'article du n° 1077 "Êtes-vous concerné par l'encadrement des loyers"). Enfin, les loyers issus de locations meublées sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Vous avez alors le choix entre le régime « réel », qui permet notamment d’amortir le bien sur le bénéfice réalisé, et le régime du « micro-BIC ». Applicable lorsque le montant des loyers est inférieur à 32 600 € par an, ce dernier ouvre droit à un abattement de 50 % sur le montant des loyers perçus. Le micro-BIC a son pendant en location nue : le micro-foncier qui, lui, bénéficie d’un abattement de 30 % (voir notre simulation dans le tableau "Location nue et la location meublée d'un 2 pièces à Paris").

Des menaces semblent devoir peser bientôt sur les meublés

Les loueurs en meublés sont dans le viseur de la mairie de Paris… et du gouvernement. La première entend obliger ceux qui louent pour de courtes durées à demander un changement d’usage (voir encadré "La justice conforte Paris dans sa lutte contre les locations touristiques").
Par ailleurs, la souplesse (durée des baux, modalité de congés et de récupération des charges locatives) dont bénéficient les meublés pourrait être prochainement écornée. Une récente réponse ministérielle (n° 788, JOAN du 9.10.12) précise, en effet, que « le logement meublé, notamment sa nature et sa définition, fera l’objet d’une réflexion spécifique ».
Cette réflexion pourrait aboutir, dès 2013, à un encadrement des loyers et à un alourdissement des contraintes légales, notamment en matière de congé. Ce ne sont pas, selon Maud Velter, la directrice juridique de Lodgis, des raisons suffisantes pour se détourner du meublé. « Le propriétaire qui, dans un futur proche, souhaite reprendre son bien pour le vendre ou loger un enfant a intérêt, en attendant, à le louer meublé. On imagine mal la nouvelle loi imposer des contraintes similaires aux locations nues et meublées », assure-t-elle.


Mots-clés :

INVESTISSEMENT LOCATIF




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