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Le chauffage : de multiples solutions pour réduire la facture

Décembre 2012
Le Particulier n° 1079, article complet.
Auteur : VALIN-STEIN (Valérie)

Avec une hausse, sur les 12 derniers mois, d’environ 10 % du prix du fioul et de près de 9 % de celui du gaz, le chauffage peut représenter aujourd’hui jusqu’à 50 % du budget de certains immeubles. Pour alléger ce poste, commencez par prendre des solutions simples, comme réduire la période de chauffe. « L’automne 2011 ayant été particulièrement clément, nous avons allumé le chauffage un mois plus tard que d’habitude. Cela a été payant puisque nous avons réalisé plus de 20 % d’économie », témoigne une lectrice francilienne. « Dans l’une de nos copropriétés, le chauffage était allumé dès qu’un résident en faisait la demande ; ce qui créait parfois des frictions. À la dernière assemblée générale, nous avons fait voter une date fixe pour le démarrage du chauffage : ce sera le 15 octobre », explique Arnaud Brindos. Pensez aussi à vérifier le bon état de votre installation. « Les vannes de radiateurs, qui permettent de couper le chauffage lorsque l’on a trop chaud, doivent bien fonctionner, sinon les occupants sont obligés d’ouvrir les fenêtres pour faire baisser la température », précise Bastien ­Neyrat, directeur du groupe éponyme, qui regroupe plusieurs agences immobilières en Bourgogne. Autre piste, évoquée par Claude Pouey, « un rééquilibrage du réseau de chauffage pour éviter les trop grandes disparités de températures entre appartements ». N’oubliez pas non plus que le prix du fioul n’est pas homogène. Il évolue en fonction de la saison et des fournisseurs. Mieux vaut, en général, remplir sa cuve en juillet plutôt qu’en novembre et ne pas hésiter à mettre en concurrence les professionnels, dont les tarifs peuvent varier de 10 à 20 %.

Améliorez la performance énergétique de votre immeuble

Pour réduire durablement le poste chauffage de votre copropriété, il est parfois nécessaire d’entreprendre des travaux visant à améliorer la performance énergétique du bâtiment. Un ravalement ou la réfection d’une toiture peuvent être l’occasion, par exemple, de travaux d’isolation des murs ou du toit. N’oubliez pas, non plus, l’isolation des tuyaux de chauffage. « Dans certaines copropriétés, ils passent par l’extérieur. Or, des tuyaux bien isolés peuvent générer jusqu’à 15 % d’économies », assure Laurent Delcamp. Autre piste à explorer, le changement de chaudière. « Lorsqu’une chaudière a plus de 30 ans, on peut légitimement se poser la question de son renouvellement », conseille Didier Grimaud, du bureau d’études thermiques Thermiconseil. « Troquer sa vieille chaudière contre un appareil à condensation permet, en effet, de réaliser jusqu’à 20 % d’économies », assure Michel Vanhaesbroucke, directeur entreprises et collectivités de GDF Suez Énergie France. Et il peut être judicieux, au passage, de changer d’énergie. Si votre commune est raccordée au gaz et si vous vous chauffez au fioul, n’hésitez pas à abandonner cette énergie au profit du gaz qui reste meilleur marché, comme le montre notre enquête. Ainsi, les copropriétaires chauffés au fioul déboursent, en moyenne, 17,27 €/m² pour se chauffer, alors que ceux qui utilisent le gaz ne paient que 11,79 €/m². « Pour le seul chauffage d’une copropriété de 50 lots équipée d’une chaudière de 400 kWh, on peut estimer que le fioul est 7,5 % plus cher que le gaz », constate ainsi Michel ­Vanhaesbroucke. Autre point susceptible de jouer en faveur du gaz : à puissance équivalente, l’entretien d’une chaudière à gaz revient environ 10 % moins cher que celui d’une chaudière au fioul… Notez que les dépenses visant à améliorer la performance thermique d’un bâtiment ouvrent droit à un certain nombre d’aides et d’avantages : crédit d’impôt développement durable, éco-prêt à taux zéro et négociation des certificats d’économie d’énergie (C2E, voir Monnayez vos travaux d’économie d’énergie). Enfin, avant d’entreprendre de tels travaux d’économie d’énergie, mieux vaut évaluer leur rentabilité et connaître leur temps de retour sur investissement. Pour cela, il est judicieux de faire réaliser un audit par un ingénieur thermicien. Au regard des économies potentielles, cette prestation a un coût modique : par exemple, moins de 2 000 € pour une copropriété d’une dizaine de lots et de 3 000 à 4 000 €, si elle a entre 35 et 40 lots.

De nouvelles mesures obligatoires pour inciter à faire des économies

Les audits thermiques devraient d’ailleurs se généraliser, puisqu’un décret les rend obligatoires pour les copropriétés de plus de 50 lots équipées d’un chauffage collectif. Elles devront en faire réaliser un, avant le 31 décembre 2016 (décret n° 2012-111 du 27.1.12, JO du 29). Par ailleurs, le législateur va obliger les copropriétaires à s’équiper, avant le 31 mars 2017, de répartiteurs de chaleur. Ces appareils sont de petits compteurs posés sur les radiateurs qui permettent de répartir les charges de chauffage en fonction des consommations et non des seuls millièmes. Même si leur fiabilité reste sujette à caution (l’ARC estime que les données sont aisément falsifiables par des occupants peu scrupuleux), ils semblent, à première vue, donner de bons résultats. Nos lecteurs équipés de répartiteurs de chaleur s’acquittent, annuellement de 9,94 €/m² pour leur chauffage, contre 12,55 €/m² pour ceux n’en ayant pas fait poser. À noter : certaines copropriétés – celles construites après 2001 ou équipées d’un chauffage par le sol, par exemple –, ne seront pas tenues d’installer des répartiteurs (arrêté du 27.8.12, JO du 5.9).


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