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Guide d'achat : renouveller son installation audio, le bon son pour toutes vos sources

Guide d'achat : renouveller son installation audio, le bon son pour toutes vos sources
Novembre 2012
Le Particulier Pratique n° 384, article complet.
Auteur : STEMMELIN (Pierre)

Les contours du marché de l’audio et de la hi-fi sont aujourd’hui très flous, ce secteur se confondant parfois avec celui de l’informatique, de la téléphonie mobile ou des téléviseurs. Comment obtenir un bon son quand il est diffusé par un smartphone, un baladeur ou un ordinateur à la maison ? Quel matériel choisir pour lire sa collection de CD ou de disques vinyles ? Peut-on améliorer la qualité sonore de son écran plat afin de s’immerger dans le film que l’on regarde ?

Avec l’essor des services en ligne de téléchargement et de streaming, les progrès apportés aux baladeurs numériques, l’apparition des tablettes et de nouvelles fonctions sur les smartphones, les sources de musique se sont démultipliées en l’espace de quelques années. Pour s’y adapter, les constructeurs de matériel audio proposent de nombreuses solutions, de la simple enceinte portable jusqu’au système de home cinéma haut de gamme installé dans une pièce spécifique. Nous vous en donnons ici un panorama et vous fournissons un maximum de pistes afin de vous permettre de faire évoluer votre matériel ou d’investir dans le système le mieux adapté à vos besoins, qu’il soit, ou non, connectable aux sources du web.

Des stations d’écoute pour les appareils nomades

Pour les consommateurs utilisant leurs appareils mobiles comme source principale de musique, il existe des enceintes amplifiées qui transforment ces appareils en ministations audio. De plus, des stations d’écoute sont dotées d’un dock, support spécifique permettant l’installation et la connexion de lecteurs MP3 ou de smartphones.

À chaque smartphone son dock

Dans ce domaine, les utilisateurs de produits Apple sous iOS (iPhone, iPod touch et iPad) ou d’un baladeur iPod classique sont, depuis longtemps, avantagés. Grâce à son logiciel iTunes et à sa boutique en ligne, la firme californienne a été la première à créer un écosystème stable et pérenne autour de la musique dématérialisée. Très répandues, les stations d’accueil et les enceintes pour iPod, iPhone et, maintenant, pour iPad sont déclinées en une large gamme d’appareils coûtant de quelques dizaines à plusieurs centaines, voire milliers d’euros. La source nomade s’y branche directement au moyen du dock.
En 2012, de nombreuses stations d’écoute compatibles avec les smartphones et les tablettes fonctionnant sous Android, le système d’exploitation de Google, ont été mises sur le marché. Aujourd’hui, certaines disposent même de deux docks : un pour les modèles d’Apple, l’autre pour ceux sous Android. Cependant, ce sont essentiellement les appareils sans fil qui ont actuellement le vent en poupe.

Une liaison avec le smartphone sans contact

Les fabricants de stations d’écoute proposent, de plus en plus souvent, une liaison sans fil pour les périphériques mobiles. Certains choisissent le protocole de transfert AirPlay d’Apple. Par exemple, Bowers & Wilkins a éliminé le dock sur ses dernières stations. Quelques constructeurs, comme Samsung, utilisent aussi le protocole UPnP/DLNA (voir “Comment ça marche”). Les autres marques optent pour le Bluetooth. Si, à ses débuts, cette technologie de transmission radio offrait des performances audio très limitées, elle a beaucoup évolué. Grâce aux protocoles Bluetooth 4.0, audio AAC et AptX, la portée peut atteindre jusqu’à 100 m, comme avec le wi-fi, et les débits sont suffisants pour permettre une transmission audio d’une qualité équivalente à celle d’un CD. Aussi la liaison Bluetooth est-elle maintenant présente sur un grand nombre d’appareils, des enceintes miniatures nomades jusqu’aux grosses stations d’écoute sédentaires.

Des chaînes hi-fi ou de home cinéma connectées aux ressources du web

Bibliothèques musicales sur ordinateur, boutiques de musique en ligne, webradios, services de streaming…, pour répondre aux évolutions du marché, une chaîne hi-fi doit pouvoir se connecter au réseau domestique et au web. De nombreux appareils hi-fi et de home cinéma intègrent donc cette fonctionnalité. Les lecteurs de Blu-ray (dès 100 €) donnent accès à des services en ligne et autorisent quelquefois, grâce au protocole DLNA, la lecture des fichiers audio, vidéo et photo stockés dans les ordinateurs ou sur les serveurs NAS raccordés au réseau domestique. Beaucoup d’amplis de home cinéma (comptez plus de 500 €) sont également compatibles avec les protocoles de transfert DLNA ou AirPlay et comprennent un récepteur de webradios. Certains modèles, de marques Onkyo ou Denon notamment, peuvent aussi se connecter à des services de streaming de musique en ligne, Spotify et Aupeo par exemple.

Le lecteur de musique en réseau, un nouveau maillon de la chaîne

Si aucun maillon de votre chaîne hi-fi n’est connectable directement à votre réseau informatique ou si vous voulez pouvoir réceptionner des fichiers musicaux dans un format de très très haute définition, il peut être intéressant de vous équiper d’un lecteur réseau. Le rôle essentiel de ce type d’appareil est de lire les fichiers audio stockés dans les ordinateurs de la maison par le biais d’une liaison Ethernet ou wi-fi. Pour faciliter la navigation dans les arborescences des bibliothèques de fichiers de musique, il est souvent possible de piloter le lecteur (tout comme beaucoup d’amplis de home cinéma) d’un smartphone ou d’une tablette grâce à une application iOS ou Android.
Les lecteurs réseaux sont vendus entre quelques centaines et plusieurs milliers d’euros. Les modèles les moins chers ne produiront pas un meilleur son qu’un maillon connectable – en gros, on y réceptionne les fichiers compressés MP3 et WMA. En revanche, ceux qui sont destinés aux audiophiles peuvent lire les formats de fichiers audio en haute définition, comme le FLAC 24 bits-192 kHz, qui offrent une qualité bien supérieure à celle d’un CD.

Le boîtier DAC, indispensable pour ennoblir le son de l’ordi

Une liaison filaire avec l’ordinateur peut également convenir. Il n’est pas nécessaire que le PC soit de génération récente, car la réception des webradios, l’accès à des services de streaming, la lecture de fichiers haute définition n’exigent que peu de technicité. Cependant, il est impératif que sa sortie audio présente de bonnes performances. Plutôt que de vous contenter de brancher la sortie casque de l’ordinateur sur l’entrée RCA de l’amplificateur – il risque d’y avoir du souffle et des parasites, sauf si votre PC a une excellente carte son et si ses circuits audio sont perfectionnés –, optez pour des DAC USB. Ces petits boîtiers, très en vogue auprès des audiophiles, renferment une carte son haut de gamme, qui convertit le flux audionumérique délivré à la sortie USB d’un ordinateur en un signal analogique stéréo destiné à la chaîne hi-fi.
Là encore, on constate d’importantes différences de qualité et de prix entre les modèles de DAC USB. La fourchette va de 80 € environ à plusieurs milliers d’euros. Les appareils les plus performants acceptent des signaux haute définition codés en 24 bits-192 kHz. Ils offrent donc un service équivalent à celui des meilleurs lecteurs réseaux, mais ils nécessitent de connecter l’ordinateur à la chaîne par une liaison filaire. Les ordinateurs d’Apple (Mac) de génération récente procurent nativement une telle définition. Ceux des autres marques exigent l’installation d’un logiciel pilote (driver), que la plupart des fabricants de DAC USB fournissent gratuitement.

Le CD audio devient une source parmi d’autres

Une chaîne hi-fi moderne comprend désormais un lecteur de musique en réseau (qui peut être quelquefois piloté au moyen d’une superbe interface graphique sur l’iPad). Pour autant, les consommateurs n’ont pas renoncé aux sources traditionnelles. En effet, même si le CD audio est en perte de vitesse, ses ventes (en valeur) dépassent encore, en 2012, celles de la musique dématérialisée. Il est donc toujours utile de posséder un lecteur de CD, de DVD ou de Blu-ray, ne serait-ce que sur l’ordinateur. D’une part, parce qu’il serait dommage de se priver de la richesse des catalogues. D’autre part, cela permet aux personnes qui ont constitué une collection de CD de continuer à en profiter ; elles pourront aussi la transférer sur le disque dur de leur PC afin de l’archiver, de la sauvegarder et de l’exploiter plus aisément grâce à un lecteur de musique en réseau.

Les vinyles connaissent un regain d’intérêt

Pour les vinyles, c’est un peu différent. Le disque noir étant le dernier support analogique, il séduit toujours nombre d’audiophiles, qui apprécient sa restitution sonore plus naturelle, plus chaude, plus musicale que celle des fichiers numériques, qu’ils soient enregistrés sur CD audio ou stockés sur ordinateur. Le marché des platines tourne-disques est, par conséquent, encore très actif. De nombreux modèles autorisent, en outre, de numériser les vinyles. Pour ce faire, ils disposent d’un préampli phono et d’une sortie USB à brancher directement sur un ordinateur. Un logiciel d’édition audio, comme Audacity (gratuit), permet ensuite de créer des fichiers dans différents formats à partir d’un disque vinyle. Cependant, l’opération peut être longue et fastidieuse. Il est recommandé de bien nettoyer le disque au préalable, afin d’éviter que le son ne soit parasité par du souffle et des craquements. Vous trouverez dans le commerce des brosses et des machines à laver les vinyles qui vous faciliteront la tâche.

Le son cinéma multicanal boudé au profit de la stéréo

Contrairement aux appareils purement stéréo, actuellement très prisés, le matériel multicanal n’est plus autant plébiscité que par le passé. Beaucoup d’utilisateurs ont été déçus par les systèmes bas de gamme fonctionnant sur 5.1 ou sur 7.1 canaux, et se sont rendu compte que ce type d’équipement était un miroir aux alouettes. En effet, multiplier le nombre d’enceintes bon marché revient à diminuer les performances de chacune d’elles, et, au final, celles du système tout entier. En outre, installer dans un salon cinq ou sept enceintes plus un caisson de graves de manière à obtenir une restitution sonore cohérente est souvent fort compliqué.
Pour ces raisons, s’il s’agit d’améliorer le son d’un téléviseur, mieux vaut acquérir une barre de son (également appelée soundbar) ou un petit système de home cinéma tout en un fonctionnant sur 2.1 canaux seulement (deux enceintes satellites et un caisson de graves). Une paire d’enceintes amplifiées – ce matériel est souvent vendu au rayon informatique – peut également être une bonne solution.
Quoi qu’il en soit, si vous désirez profiter pleinement de vos séances de cinéma chez vous, un système multicanal complet est incontournable. Sachez que cet équipement coûte très cher – plusieurs milliers ou dizaine de milliers d’euros – et qu’il est préférable d’y consacrer un espace spécifique : une pièce suffisamment vaste pour pouvoir y placer correctement chaque enceinte autour d’un écran de grande taille (un téléviseur de plus de 42 pouces ou un vidéoprojecteur). Il est vivement conseillé, si vous vous lancez dans un tel aménagement, de vous adresser à un revendeur spécialisé, qui sera en mesure de vous guider dans le choix du matériel, et à un intégrateur professionnel, qui se chargera de l’installation. Vous serez ainsi assuré de disposer d’une vraie salle de cinéma privée.

Pierre Stemmelin


Mots-clés :

CHAINE HIFI , CINEMA , HOME CINEMA , MATERIEL ACOUSTIQUE , ORDINATEUR




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