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Les transactions frôlent la chute libre

Novembre 2012
Le Particulier Immobilier n°291, article complet.

Divorce ou malentendu ? Vendeurs et acheteurs, en tout cas, ne se rencontrent plus.

Aujourd’hui, on relève 10 voire 15 % d’écart entre le prix demandé par les vendeurs et celui “imaginé” par les acheteurs, martèle Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents, qui œuvre en région parisienne. Résultat : les acteurs ne se parlant plus, le marché est bloqué. » Quant à la Fnaim, son diagnostic, portant sur l’ensemble de l’Hexagone, n’est guère différent : selon la fédération, une activité en recul de 15 % sur un an au troisième trimestre devrait conduire à une année 2012 enregistrant 120 000 transactions de moins que 2011. « La hausse intempestive des prix est bel et bien terminée ; il faut que les vendeurs le comprennent », affirme haut et clair Jean-François Buet, fraîchement élu président de la Fnaim, ajoutant que même l’habituel rebond post-estival n’a pas eu lieu cette année. Il constate encore que les investisseurs se sont retirés – même si quelques « pseudo » investisseurs sont encore en position d’achat dans la perspective d’occuper eux-mêmes, à terme, le bien visé ou de le mettre à la disposition de leurs enfants. De même, le marché de la résidence secondaire est figé. Seuls les primo-accédants restent actifs et tentent de négocier des biens de valeur modeste (l’acquisition moyenne se situant entre 100 000 et 150 000 €). 

Pêle-mêle, la Fnaim met en cause une fiscalité immobilière « confiscatoire », les réticences des banques à octroyer des prêts sans apport personnel conséquent, malgré des taux d’intérêt plus attrayants que jamais, et un indice de confiance des ménages en chute libre, selon l’Ifop. 

Aujourd’hui, seule une baisse des prix pourrait faire revenir les acheteurs, s’accordent à dire les professionnels. Pour l’heure, ils tablent sur un modeste ajustement de 5 %. Mais dans les coulisses, on semble douter que cela soit suffisant, et on évoque discrètement l’éventualité d’un décrochage plus important, qui pourrait s’avérer salutaire… s’il ne conduit pas à la chute libre !


 


Mots-clés :

FRANCE , LOGEMENT ANCIEN , MARCHE IMMOBILIER




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