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Le coût : environ 30 % plus cher qu'un ravalement classique

Juillet-Août 2012
Le Particulier Immobilier n° 288, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

 

Le coût des travaux est très variable d’un immeuble à l’autre et il est impossible de dégager un prix au mètre carré de façade. Comme tout ravalement, l’opération comporte un certain nombre de frais fixes, tels le montage et le démontage de l’échafaudage, la main-d’œuvre… Le budget échafaudage est un gros poste et varie selon l’accessibilité du bâtiment. « Un échafaudage volant (suspendu par des câbles) minimise le coût parce qu’il nécessite beaucoup moins de manutention qu’un échafaudage tubulaire, et pas de stockage. Pour le travail sur la façade, le détail fait le surcoût. Tout est en corrélation avec l’épaisseur de l’isolant. Plus il est épais, plus les bavettes en aluminium sur les appuis de fenêtres seront larges, plus le coût sera élevé. Il faut revoir la mise en place de couvertine en acrotère pour protéger l’isolant, le rallongement des pattes de fixation des garde-corps, le dévoiement des descentes d’eau pluviale afin de permettre le passage de l’isolant. Chaque immeuble doit faire l’objet d’une étude approfondie en fonction des éléments architecturaux de la façade », explique Irène Demoute, responsable développement de l’entreprise ­Marteau, spécialiste du traitement technique des façades et installée à Montreuil. 

Le coût est à comparer, bien sûr, avec celui d’un ravalement classique. La copropriété parisienne évoquée plus haut avait demandé deux devis, le premier pour un ravalement classique et l’autre pour une ITE. Le second était de 30 % plus élevé. Dans cette hypothèse, ce sont les aides financières susceptibles d’être obtenues par les copropriétaires qui ont fait la différence.

Le temps de retour sur investissement n’est pas, en effet, décisif, du moins si on le mesure au coût de l’ITE. Il faut compter au moins dix ans avant de pouvoir l’effacer. Ce calcul n’est pas pertinent, pour certains, tel le thermicien André Pouget, selon qui le temps de retour ne doit pas se mesurer par rapport au coût de l’ITE elle-même, mais par rapport au surcoût de l’ITE comparée à un ravalement classique. En outre, le temps de retour n’est pas tout : si un ravalement valorise l’immeuble, donc les logements, une ITE majore ce phénomène car, outre le bénéfice esthétique, elle permet d’obtenir un bon diagnostic de performance énergétique au moment de la vente ou de la mise en location. Qui plus est, tous les occupants s’accordent à dire que les économies d’énergie sont immédiates et que le confort de l’intérieur des bâtiments est amélioré en hiver comme en été.

Pour ce qui est du financement, il devrait se trouver facilité avec la mise en place de l’éco-PTZ collectif, théoriquement disponible depuis le 1er avril dernier. L’avantage de celui-ci : il n’oblige pas les copropriétaires à réaliser un bouquet de deux travaux au minimum, contrairement à l’éco-PTZ individuel. Une seule action permet d’y être éligible. Point noir à ce jour : le décret d’application n’est toujours pas publié, or il est indispensable pour mettre en place le dispositif dans les banques. Tout copropriétaire peut par ailleurs demander un éco-PTZ complémentaire, à titre privatif.

Isabelle Coune

 


Mots-clés :

COPROPRIETE , ECO-PTZ , ECONOMIE D'ENERGIE , ISOLATION THERMIQUE , MATERIAU DE CONSTRUCTION




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