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Vérifiez, avant tout, la faisabilité technique de l'ITE sur votre immeuble

Juillet-Août 2012
Le Particulier Immobilier n° 288, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

 

Avant de lancer quoi que ce soit, il faut s’assurer que l’immeuble présente les caractéristiques techniques qui en font un bon candidat pour une ITE. Il est fréquent, dans les assemblées générales, qu’un copropriétaire exalté lance cette idée sans même savoir ce que recouvre la technique. Le syndic a alors beau jeu de répondre qu’il coûterait moins cher de raser l’immeuble et de le reconstruire que de l’isoler par l’extérieur.

Cette technique est efficace sur les immeubles en béton, construits après la Seconde Guerre mondiale. Et en particulier sur les bâtiments des années 1960-1970, recouverts de faïence en pâte de verre, de grès cérame (voire d’une peinture ou d’un revêtement d’imperméabilité), qui se comportent comme des passoires thermiques. Outre les liaisons entre planchers et façades, si rien n’a été fait, les fenêtres ont toujours leur châssis en acier ainsi que les coffres des volets roulants d’origine, qui laissent passer le froid, tout comme les plaques de métal qui servent d’allèges sous les fenêtres des cuisines. Et si l’immeuble est doté de petits balcons filants, ceux-ci sont le siège de ponts linéiques* coûteux à corriger… Toutes ces zones de passage du froid obligent les occupants à surchauffer leur appartement mais, généralement, les copropriétés commencent à réfléchir à la rénovation de la façade lorsque des dégradations apparaissent. Typiquement, des décollements des faïences en pâte de verre posent un problème récurrent : ce genre de revêtement ne résiste pas plus de quarante ans.

Pour les immeubles construits avant guerre, l’opportunité et la faisabilité d’une ITE sont plus discutables. Techniquement, il est toujours possible de refaire à l’identique une façade après isolation, mais les contraintes associées, auxquelles s’ajoutent celles liées à la conservation du patrimoine, font grimper le budget de manière faramineuse. Notamment à Paris, où tout projet est soumis à l’accord des architectes des bâtiments de France. D’autre part, l’ITE n’est pas toujours une bonne opération, car le gain thermique peut s’avérer minime. Les façades en pierre de taille des immeubles haussmanniens, par exemple, présentent une forte inertie*, avec leurs gros murs. C’est une donnée dont il faut tenir compte.


 


Mots-clés :

COPROPRIETE , ECONOMIE D'ENERGIE , ISOLATION THERMIQUE , MATERIAU ISOLANT




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