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La location classique

Juillet-Août 2012
Le Particulier n°1075, article complet.
Auteur : SABARLY (Colette)

Chaque année, des centaines de milliers d’étudiants se ruent sur le marché de la location classique, avec plus ou moins de bonheur compte tenu de la qualité des logements et des prix proposés. « J’ai mis 4 mois pour trouver un studio qui rentre dans mon budget, explique Romain, étudiant en droit à Rouen. Il a fallu que je revoie mes prétentions à la baisse : les loyers pratiqués dans le quartier où je voulais habiter étaient trop élevés. » La location aux étudiants est si rentable que de nombreux abus sont souvent constatés. Il faut donc être vigilant. Assurez-vous tout d’abord que le logement respecte bien les critères de décence imposés par le décret du 30 janvier 2002 : superficie minimale de 9 m², arrivée d’eau potable, chauffage, évier et WC… De même, vérifiez que le loyer reste raisonnable. Pour un studio, comptez de 400 à 500 € à Aix-en-Provence, Marseille, Lyon ou Lille ; un peu moins à Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Rennes. En Île-de-France, les prix grimpent au-delà de 500 € et, à Paris, il faut débourser 800 ou 900 €/mois, même pour une minuscule chambre de bonne.

Soyez attentifs aux clauses du bail

Pour trouver un logement, fuyez les marchands de listes qui réclament 300 ou 400 € pour avoir accès à des listes d’annonces, ainsi que certains sites internet qui exigent de l’argent avant même d’avoir visité le logement, sous prétexte de valider votre candidature. Ces escroqueries sont plus fréquentes qu’on ne l’imagine. Le recours à un agent immobilier est souvent préférable. « L’étudiant doit avoir une présentation correcte, conseille Éric Allouche, d’Era Immobilier. Et, le bailleur aime bien voir les parents, qui se portent souvent caution. Il peut se faire ainsi une idée du sérieux de l’étudiant. » Au moment de signer le bail, vérifiez dans ses clauses que le bailleur ne s’autorise pas, si votre enfant donne congé avant le terme du bail, à appliquer rétroactivement un loyer plus élevé. « Encore trop fréquente, cette clause est illicite car elle ne permet pas au locataire de donner congé à tout moment », dénonce l’Anil. La durée du bail sera d’au moins 3 ans si le bien est loué nu (1 an en meublé, voire 9 mois pour un étudiant) mais vous pourrez le résilier à l’envi en respectant un préavis de 3 mois (1 mois pour un meublé).

 


Mots-clés :

AIDE PERSONNALISEE AU LOGEMENT , ALLOCATION LOGEMENT , APL , ENFANT , ETUDIANT , JEUNE , LOGEMENT




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