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Choisissez le financement le moins coûteux

Mai 2012
Le Particulier n° 1073, article complet.
Auteurs : SABARLY (Colette), PELLEFIGUE (Marie)

Le plus souvent, vous serez amené à emprunter tout ou partie du montant des travaux, compte tenu de leur coût élevé. Privilégiez alors l’éco-prêt à taux zéro. Mis en place dans le cadre de la loi de finances pour 2009, il vous concerne si votre maison a été achevée avant le 1er janvier 1990 et qu’elle constitue votre résidence principale. Selon que vous réalisez un bouquet de travaux ou des travaux visant à améliorer la performance globale de votre maison, vous pourrez décrocher un crédit de 20 000 ou 30 000 € sur 10 à 15 ans. Notez que l’éco-PTZ finance la fourniture et la pose des matériaux et équipements nécessaires à la réalisation des travaux d’amélioration énergétique, les frais de dépose et de mise en décharge des équipements existants, les frais de maîtrise d’œuvre et d’étude thermique, l’assurance maître d’ouvrage éventuellement souscrite, de même que les travaux induits par ceux d’amélioration de l’efficacité énergétique. Attention, il n’est pas possible de cumuler, pour les mêmes travaux, à la fois l’éco-PTZ et le crédit d’impôt développement durable, sauf si les revenus nets annuels imposables du foyer emprunteur n’excèdent pas 30 000 €. Les titulaires d’un Livret de développement durable (LDD) peuvent, pour leur part, bénéficier d’un prêt spécifique pour financer leurs travaux d’économie d’énergie. La liste de ceux éligibles est globalement calquée sur celle du crédit d’impôt développement durable (voir le n° 1064 du Particulier, p. 48). Généralement plafonné à 30 000 €, ce prêt bénéficie d’un taux d’intérêt bonifié, inférieur à 5 % dans la plupart des cas. S’agissant le plus souvent d’un prêt à la consommation et non d’un prêt immobilier, l’assurance décès invalidité reste facultative, de même que l’assurance perte d’emploi. Il n’y a pas non plus de prise d’hypothèque.

Vous pouvez, enfin, bénéficier du crédit d’impôt développement durable (CIDD). Toutefois, restrictions budgétaires obligent, l’État en a restreint la portée. Par exemple, l’installation de fenêtres ou de portes d’entrée dans une maison individuelle n’ouvre plus droit au crédit d’impôt, sauf si elle s’accompagne d’autres travaux d’isolation. Le montant du crédit d’impôt varie selon le type de travaux réalisés. Le taux oscille entre 10 et 32 % (au lieu de 13 à 45 % en 2011, voir le n° 1068 du Particulier, p. 16). Une majoration de 8 % de taux du crédit d’impôt est accordée en cas de réalisation d’un bouquet de travaux (réalisation conjointe, par exemple, de l’isolation des murs et de la pose de fenêtres à double vitrage). Les dépenses sont retenues dans un plafond pluriannuel de 5 ans de 8 000 € pour un célibataire, et de 16 000 € pour un couple marié ou pacsé (soumis à imposition commune). Notez encore que seuls les matériaux, équipements et appareils ainsi que les pièces et fournitures destinées à s’intégrer à l’appareil sont prises en compte. La main-d’œuvre ne l’est pas, sauf si vous faites faire l’isolation thermique des parois opaques, la dépense étant alors plafonnée à 100 €/m² (par l’intérieur) ou 150 €/m² (par l’extérieur).


Mots-clés :

CHAUDIERE , CHAUFFAGE , CONSOMMATION , DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ENERGETIQUE , DIAGNOSTIC THERMIQUE , ECO-PTZ , ECONOMIE D'ENERGIE




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