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Obligations d'entreprises : les opportunités à saisir

Obligations d'entreprises : les opportunités à saisir
Mai 2012
Le Particulier n° 1073, article complet.
Auteur : FERRON (Aurélien)

Conséquence de la crise financière, les entreprises qui souhaitent se financer sur le marché doivent verser des taux d’intérêts élevés pour attirer des capitaux. Investir dans les obligations privées peut donc s’avérer rentable, d’autant que les risques de faillite semblent mesurés.

Vendredi 13 janvier 2012. Coup de tonnerre : l’agence de notation Standard & Poor’s abaisse la note de la France à « AA+ ». Notre pays vient de perdre son sacro-saint « AAA ». Comme d’autres (Fitch, Moody’s…), cette agence a pour métier d’évaluer la capacité des emprunteurs à rembourser leur dette. Même si prêter de l’argent à l’État français ne semble donc plus être totalement sans risque, cela n’a guère eu d’impact : le pays ne verse (à fin mars) que 2,90 % d’intérêts par an pour ses emprunts à 10 ans. Mais ce n’est pas le cas de l’Espagne et de l’Italie, qui doivent s’acquitter d’intérêts supérieurs à 5 % par an, ou du Portugal (plus de 10 %). Quant à la Grèce, ses créanciers ont fait une croix sur plus de 100 milliards d’euros de dettes, pour éviter une faillite totale.

La crise de confiance s’est étendue aux entreprises

La crise de confiance ne s’est pas cantonnée aux États. Les entreprises aussi doivent payer le prix fort pour attirer les capitaux. Depuis l’automne dernier, des sociétés comme Areva ou Vinci ont émis des obligations sur 5 ans pour lesquelles elles versent plus de 4,50 % d’intérêts par an. Pour peu qu’elles apparaissent un peu plus risquées aux yeux des investisseurs – comme Renault, Peugeot ou l’équipementier automobile Valéo –, elles ont dû promettre des rendements proches de 6 % sur 3 à 5 ans pour inciter les investisseurs à leur prêter de l’argent. Même si les taux d’intérêts ont baissé depuis le début de l’année, détenir des emprunts d’entreprises peut donc s’avérer un bon placement pour un épargnant, d’autant que les risques sont mesurés. « Les entreprises sont en bien meilleure posture qu’avant 2008 pour faire face à leurs échéances, explique Pierre Wrobel, spécialiste produit crédit chez Allianz Global Investors. Elles ont, en effet, mis à profit la crise financière pour assainir leurs comptes et réduire leur endettement. » Reste à savoir comment souscrire des obligations. Rappelons leur fonctionnement : vous achetez un titre représentatif d’un emprunt et percevez, chaque année à date fixe, un revenu (le coupon) dont le montant dépend du taux d’intérêt fixé à l’origine. À l’échéance du prêt, vous êtes remboursé de l’intégralité de votre capital, sauf en cas de faillite de la société. Alors qu’il est simple d’acheter des actions, le marché des obligations reste peu ouvert au grand public. Il existe cependant des moyens d’y avoir accès que nous vous présentons dans les pages suivantes.

Dossier réalisé par Aurélien Ferron


Mots-clés :

FONDS A FORMULE , FONDS A PROMESSE , MARCHE FINANCIER , OBLIGATION , PLACEMENT FINANCIER




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