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Désherbeurs thermiques : supprimer les mauvaises herbes sans pesticides

Désherbeurs thermiques : supprimer les mauvaises herbes sans pesticides
Avril 2012
Le Particulier Pratique n° 378, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Flamme contre vapeur

Nous avons opposé le désherbeur à flamme au modèle à vapeur dans différentes situations : sur des mousses recouvrant des allées dallées ou des terrasses et sur des mauvaises herbes au milieu d’un massif fleuri ou d’une pelouse. Durant nos essais, nous avons testé la simplicité d’emploi des deux appareils et l’efficacité des procédés sur les plantes parasites.

Le printemps est à peine arrivé qu’il faut déjà songer à l’entretien du jardin et des allées qui le parcourent. Il existe une solution pour se débarrasser des plantes parasites sans polluer les sols avec des pesticides : la chaleur. Écologie oblige, les fabricants se saisissent de ce procédé pour proposer des désherbeurs fonctionnant à la flamme ou à la vapeur. Pour ce match, nous avons opposé le Jardi’Cube de Butagaz, un système thermique à gaz, et le Desherbio de Jzel, qui utilise la vapeur d’eau. Il s’agissait d’éliminer les mauvaises pousses sans (trop) endommager la végétation environnante. Alors, vapeur ou flamme ? Voici les résultats de la confrontation de ces deux technologies.

Une mise en service aisée des deux appareils

Le montage des appareils ne pose guère de difficultés. Pour le Jardi’Cube, il suffit de fixer un adaptateur sur la tête d’une bonbonne de gaz – l’opération est plus sûre à l’aide d’une pince – et d’y visser un flexible, puis une lance en acier munie d’une poignée et d’un robinet de réglage de débit en laiton. L’allume-gaz fourni permet alors l’allumage en toute sécurité. Pour le Desherbio, qui ressemble à un nettoyeur à vapeur, il faut juste monter la poignée prévue pour le déplacer, ainsi que le manche de la cloche à vapeur. Reste ensuite à remplir le réservoir d’eau et à attendre qu’elle chauffe.

A chacun son confort d'utilisation

La prise en main du désherbeur à flamme et celle de l’appareil à vapeur diffèrent sensiblement. Passé l’appréhension de manier une lance qui crache une flamme à 1 400 °C, le Jardi’Cube est très facile à utiliser. Son ­flexible de 2,50 m de long procure un confortable rayon d’action, sans que l’on ait à déplacer continuellement la bouteille de gaz. Il faut tout de même le faire de temps à autre ; or, le Jardi’Cube, une fois branché sur une bonbonne de 5 l, pèse plus de 10 kg lorsqu’il est plein. Si la lance offre une bonne prise en main, nous regrettons, cependant, sa trop faible longueur. Notre testeur, qui mesure 1,85 m, devait se tenir constamment penché pour œuvrer au plus près des végétaux. Enfin, il est indispensable de garder la maîtrise de la lance et de respecter la marche à suivre ; par exemple, éteindre l’appareil quand vous déplacez la bouteille de gaz.

Point de mise en garde de ce style avec le Desherbio. Il vous faut juste faire preuve de patience : après avoir rempli le réservoir (d’une contenance de 1,40 l) d’eau, vous devez attendre entre 5 et 10 min pour son préchauffage. Ensuite, une simple pression sur la poignée libère de la vapeur, à une température de plus de 100 °C, à l’intérieur de la cloche. Contrairement au Jardi’Cube, le Desherbio n’est pas vraiment indépendant puisqu’il doit rester branché à une prise électrique pour continuer à chauffer tout au long de son utilisation. En revanche, la longueur du manche de la cloche permet d’opérer confortablement, le dos bien droit, ce qui est très appréciable. Seule petite ombre au tableau : la faible longueur du tuyau oblige l’utilisateur à avoir constamment une main sur la poignée pour déplacer l’appareil.

La flamme plus efficace sur des dalles

Les deux systèmes viennent correctement à bout des mousses épaisses qui poussent entre les dalles des allées du jardin ou sur une terrasse, mais pas avec la même rapidité. La flamme du Jardi’Cube brûle tout sur son passage. Les mousses noircissent à vue d’œil et sont immédiatement détruites. Il se produit un peu l’inverse avec le Desherbio. La vapeur qui “cuit” les mousses a pour effet de les rendre encore plus vertes qu’à l’origine, ce qui donne l’impression de les avoir revitalisées plutôt qu’anéanties. Mais passé de 24 à 48 h, les résultats sont là. Dans les deux cas, les mousses sont bel et bien mortes, elles se détachent très facilement d’entre les dalles.

Toutefois, la flamme agit plus rapidement que la cloche. Il suffit de balayer les endroits à traiter, alors que la cloche doit être posée localement. De plus, sa forme arrondie rend délicat l’accès aux angles et aux bords des murs, tandis qu’on les atteint sans difficulté avec la lance. Faites attention, tout de même, à ne pas l’approcher trop près du mur et ne la passez pas trop longtemps sur les surfaces peintes ou sur les crépis, car la flamme pourrait brûler ces revêtements, et donc les jaunir ou les noircir.

La vapeur convient mieux à la pelouse

Les mauvaises herbes n’envahissent pas seulement les allées, elles colonisent aussi les pelouses et les massifs fleuris. Pour enlever le trèfle ou le pissenlit qui prolifèrent dans un gazon, la cloche vapeur du Desherbio se révèle la plus adaptée. Vous l’appliquez directement sur la pousse à éliminer, et le tour est joué ; celle-ci est détruite dans un délai de 24 à 48 h. 

La flamme est, elle aussi, très efficace dans ce genre d’opération, si ce n’est que la zone traitée est complètement brûlée. Un effet assez disgracieux au beau milieu d’un carré de pelouse ! Le désherbage d’un massif fleuri ne présente pas cet inconvénient, car la terre ne brûle pas. Et la flamme reste précise : nous avons pu retirer les mauvaises herbes le long d’une bordure sans endommager la flore à proximité. Mieux, nous avons enlevé les mousses d’un tronc d’arbre sans aucun problème.

A égalité pour le prix et l'autonomie

Les deux désherbeurs que nous avons testés sont très proches en termes de prix. Le Desherbio est vendu 99 € ; le Jardi’Cube, 79 €. Pour ce dernier, il faut ajouter le prix de la bouteille de gaz, une vingtaine d’euros. Si vous n’en possédez pas déjà une, il vous sera demandé une consigne de 29 € lors du premier achat. Une bouteille de gaz nous a permis de nettoyer une allée de 20 à 25 m2 très chargée en mousse, plus les bordures avoisinantes. Nous avons dû ensuite la remplacer, alors qu’elle n’était pas complètement vide, la puissance de feu commençant à décliner. Le système à vapeur n’exige, lui, que le plein d’eau (1,40 l) pour fonctionner, et son autonomie est d’environ 30 min.

Plus de contraintes pour ranger le système à gaz

Au premier coup d’œil, le Jardi’Cube semble moins encombrant que le Desherbio, mais il faut tenir compte du stockage de la bouteille de gaz, qui nécessite quelques précautions. Elle doit être entreposée debout, dans un endroit bien ventilé, et pas dans une cave – une poche d’accumulation pourrait se créer, le butane et le propane étant des gaz plus lourds que l’air. Le Desherbio ne demande pas autant d’attention. Vous devez simplement attendre qu’il refroidisse un peu avant d’ouvrir le bouchon du réservoir afin d’éviter tout incident provoqué par la vapeur qui s’échappe. Il est important de bien le vider avant de le ranger. Le manche de la cloche se démonte, mais nous n’avons pas réussi à ôter la poignée servant à déplacer l’appareil.

Conclusion

Les deux désherbeurs testés dans ce match sont relativement simples à utiliser, même si la puissance de la flamme du Jardi’Cube est assez déconcertante dans les premiers temps. En ce qui concerne l’efficacité, l’objectif est atteint : les deux appareils détruisent bien les mauvaises herbes. Le Desherbio est plus commode à manier, mais sa cloche ronde ne permet pas de traiter les pousses très imposantes ou trop proches des murs. De son côté, le Jardi’Cube se révèle peu adapté au désherbage d’un joli gazon, la zone brûlée étant assez inesthétique. Dans l’idéal, il faudrait posséder ces deux matériels : employer la vapeur pour le gazon et les massifs fleuris ; réserver la flamme aux dalles, aux bordures et aux grosses pousses. Toutefois, cela vaut la peine d’y réfléchir, sachant qu’un litre de désherbant liquide (bio ou chimique) coûte une vingtaine d’euros.


Mots-clés :

JARDINAGE , OUTIL DE JARDINAGE , PLANTE , PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT




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