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6 liseuses électroniques à moins de 150 € : des écrans à la page

6 liseuses électroniques à moins de 150 € : des écrans à la page
Mars 2012
Le Particulier Pratique n° 377, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Nous avons testé 6 liseuses suivant des critères de qualité et de confort d’utilisation : l’intuitivité de la navigation dans les menus, la simplicité du système prévu pour passer d’une page à une autre, le réglage de l’affichage des textes ainsi que les diverses fonctions liées à la recherche de mots et à la prise de notes. Nous avons, dans un second temps, évalué la qualité d’affichage des écrans sous différents éclairages : pénombre, lumière d’intérieur et d’extérieur. Enfin, nous avons porté une attention toute particulière à l’ergonomie générale des liseuses :disposition des touches, prise en main et finition.

Les liseuses électroniques ont de nouveau fait parler d’elles à l’occasion des fêtes de fin d’année, et il semble que, cette fois, les ventes aient été au rendez-vous. Ces produits high-tech ont, en effet, eu du mal à séduire le grand public. Selon une étude réalisée par le groupe GFK en novembre dernier, à peine 27 000 liseuses ont été écoulées en 2010. Ce chiffre a plus que triplé en 2011 – 92 000 appareils ont été vendus –, et les prévisions sont très optimistes pour 2012. La première raison de cet engouement tient à la très forte baisse de leur prix. Il suffit de jeter un coup d’œil à notre échantillon pour se rendre compte qu’aucune référence ne franchit la barre des 150 €. Lors de notre dernier test comparatif (voir LPP n° 367), le prix moyen tournait aux alentours de 250 €. 

La forte concurrence des tablettes

Le succès grandissant des tablettes tactiles multimédias, comme l’iPad d’Apple ou la Galaxy Tab de Samsung, a eu une répercussion sur le prix des liseuses électroniques. De fait, les tablettes – dont les applications permettent de lire des livres numériques (ebooks), payants et gratuits – sont devenues de véritables concurrentes des liseuses. Certains constructeurs, tels Samsung et Mpman, ont décidé de se retirer de ce marché pour se concentrer sur les tablettes. Les autres ont opté pour une forte baisse des prix des liseuses, désormais bien plus accessibles que les tablettes, et donc plus attrayantes. Par ailleurs, l’arrivée de la Kobo de la Fnac et de la version française de la Kindle d’Amazon a redynamisé ce marché en berne depuis plusieurs années, ces matériels étant de bonne qualité, innovants et simples à utiliser.

Les écrans sont devenus très confortables

L’encre électronique est la base du fonctionnement d’une liseuse numérique : de microscopiques capsules contenant des particules blanches et noires se déplacent en fonction du champ électrique auquel on les soumet. Ce procédé permet, une fois le texte affiché, de ne plus consommer d’énergie tant que l’on ne change pas de page. L’autonomie d’une liseuse est d’environ un mois si on l’utilise une demi-heure chaque jour (en désactivant le wi-fi). Avec cette technologie, l’affichage n’est, à ce jour, qu’en noir et blanc. Le niveau de contraste a donc son importance pour que les caractères noirs se détachent parfaitement du fond blanc. Sur les anciens modèles à écran E-Ink, le fond tirait vers le gris et le beige, voire vers le verdâtre, ce qui offrait un contraste moins affirmé avec les caractères noirs. Il fallait donc un bon éclairage pour être vraiment à l’aise. La Dig-Ebook EB 62 de Phonica est encore équipée de cet écran d’ancienne génération. Grâce à l’intégration des écrans E-Ink Pearl – Reader de Sony, Kobo de la Fnac, Kindle d’Amazon et Cybook Odyssey de Bookeen –, ce défaut est corrigé. Il est possible de lire quel que soit l’éclairage, y compris avec la faible lumière d’une lampe de chevet. 

Qu’il s’agisse des anciennes ou des nouvelles versions, l’intérêt de l’encre électronique est de pouvoir lire sans fatigue – l’écran n’est pas éclairé – et aussi en plein soleil. La 70d eReader d’Archos est la seule à ne pas fonctionner avec le procédé de l’encre électronique. Elle est dotée d’un écran rétro­éclairé TFT couleur à basse consommation, comme sur une tablette, censé être moins énergivore. L’autonomie de 10 h annoncée par le fabricant est loin de concurrencer celle des appareils à encre électronique.

Wi-fi or not wi-fi ?

Plus de la moitié des liseuses de notre sélection disposent d’une liaison wi-fi. Il n’est donc plus nécessaire de les relier physiquement à un ordinateur pour récupérer les ebooks téléchargés. Le modèle de Sony a un vrai navigateur internet. La Kobo, la Kindle et la Cybook Odyssey se limitent à un lien direct avec la librairie en ligne à laquelle elles sont associées, respectivement fnac.com ou kobobooks.fr, amazon.fr et bookeenstore.com. L’utilisateur y gagne en temps et en simplicité d’emploi, tandis que le marchand est quasi certain de le garder comme client. Sony possède, lui aussi, une librairie en ligne, mais elle n’est pas encore ouverte au public. Il est, toutefois, possible d’acheter des livres numériques sur une autre plate-forme, mais il faut alors passer par le navigateur.

Le format propriétaire d’Amazon

Comme toujours en informatique, il faut tenir compte de la compatibilité. Il existe plusieurs formats de livres numériques. Le plus courant et, surtout, le plus approprié, est l’ePub d’Adobe. Il est lu par toutes les liseuses du marché, et même par les applications de lecture des tablettes. Seule la Kindle d’Amazon n’accepte pas ce format en natif, le géant américain vendant ses ebooks sous le format propriétaire AZW. Vous devez donc passer par un logiciel tiers pour convertir le format avant de les transférer. Vous trouverez aussi sur le web des ebooks encodés en PDF, en TXT, voire en RTF. Ces formats ne sont pas les mieux adaptés à lecture sur liseuse. Privilégiez plutôt les œuvres en ePub. 

De plus en plus de livres disponibles

Longtemps, le succès des liseuses a été freiné par le manque d’ouvrages numérisés disponibles en téléchargement. Ces temps sont désormais révolus, et l’offre des librairies sur internet s’est nettement étoffée, qu’il s’agisse d’œuvres récentes, payantes, ou tombées dans le domaine public, et donc gratuites. Si l’on s’en tient au seul catalogue des ebooks en français, sachez que la Fnac revendique près de 200 000 titres ; Virgin Megastore, près de 85 000 ; Bookeen Store, environ 50 000 ; Amazon, dont le fonds de commerce reste plutôt les livres en anglais, 40 000. En dehors des circuits de distribution de ces mastodontes, il existe d’autres enseignes en ligne permettant de télécharger des livres numériques, payants ou gratuits : numilog.com, ebooksgratuits.com, relay.com, izibook.eyrolles.com…

Benoit Henri

 


Mots-clés :

INTERNET , LIVRE




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