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4 ans et au-delà : trois placements sûrs et bien rémunérés

Mars 2012
Le Particulier n° 1071, article complet.
Auteur : PELLEFIGUE (Marie)

Si vous êtes certain de ne pas avoir besoin de vos liquidités dans les 4 ou 5 ans qui viennent, souscrivez un produit d’épargne à plus longue échéance avec un risque très faible, mais une rémunération plus forte. Seul inconvénient : en général, la liquidité est moindre.
Même si les fonds en euros des contrats d’assurance vie ont perdu leur primauté, ce placement fait encore partie des incontournables : en 2011, il a rapporté entre 2,5 % et 4,15 % (voir Assurance vie : les fonds en euros s’érodent, revoyez votre stratégie). Cette solution est même assez attrayante si vous disposez d’un contrat de plus de 8 ans. En effet, les intérêts générés à l’occasion d’un rachat, partiel ou total, seront exonérés d’impôt sur le revenu s’ils sont inférieurs à 4 600 € pour une personne seule ou à 9 200 € pour un couple, et taxés à 7,50 % au-delà. Par contre, il faudra acquitter les prélèvements sociaux, au taux de 13,50 % aujourd’hui.

Optez pour le Plan d’épargne logement (PEL) si vous avez un projet immobilier

Le PEL peut être ouvert dans toutes les banques. Sa détention est limitée à un seul plan par personne. Vous devez verser 225 € à l’ouverture, puis 540 € par an, au minimum, les 4 premières années (soit 45 €/mois). Le plafond de versement est fixé à 61 200 €. Le taux de rémunération du plan est établi une fois pour toutes lors de sa souscription. Il est actuellement de 2,50 % par an. Si, au terme du plan, vous souscrivez un prêt épargne logement d’au moins 5 000 € pour acheter votre résidence principale, vous pourrez percevoir la prime d’État plafonnée à 1 000 €, ou à 1 525 € si le crédit épargne logement sert à financer un logement « vert ». Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu jusqu’au 12e anniversaire du plan, mais ils subissent, chaque année, les prélèvements sociaux de 13,50 %. À moyen terme, ce placement présente donc un intérêt non négligeable, surtout si vous possédez un ancien PEL : ouvert avant le 11.12.2002, celui-ci rapporte 3,27 %, hors prime d’État ; s’il a été souscrit entre le 12.12.2002 et le 31.7.2003, son taux de rendement est de 3,21 %, toujours hors prime d’État. Plus intéressant que les 2,50 % offerts aujourd’hui ! « L’inconvénient du PEL est que lorsque le particulier a besoin d’une partie de son épargne, il est obligé de clôturer son plan », regrette Frédérique Sisco.

Misez sur les obligations si vous pouvez mener l’investissement à son terme

Acheter des obligations d’entreprises ou des fonds obligataires « a un sens dans la conjoncture actuelle, à condition de les conserver jusqu’au terme », avertit Stéphane Cadieu, directeur de la gestion à Federal Finance. Lorsqu’une entreprise émet un emprunt obligataire, elle s’engage à verser un taux d’intérêt annuel et à rembourser le capital à l’échéance. Le danger est qu’elle soit dans l’incapacité de tenir ses engagements. C’est pourquoi il vaut mieux choisir des titres émis par de grandes entreprises françaises (EDF, Danone…), pour lesquels le risque de défaillance est faible et les rendements attrayants, de l’ordre de 4 à 7 % sur 3 ou 4 ans. Vous pouvez aussi miser sur des obligations d’établissements financiers. Ainsi, le Crédit foncier vient d’émettre des obligations à 4,25 % sur 6 ans ; LCL à 4 % sur 6 ans ; la Caisse d’Épargne, à 3,53 % sur 4 ans. Attention, le cours des obligations évolue en sens inverse de celui des taux d’intérêt. Il baisse lorsque ces derniers augmentent, les investisseurs délaissant alors les anciennes obligations pour les nouvelles, plus rémunératrices. En cas de vente de vos titres avant le terme prévu, vous risquez donc d’enregistrer une moins-value si, entre-temps, les taux d’intérêt de marché ont grimpé.
Si vous avez des difficultés pour accéder aux obligations en direct, souscrivez une Sicav ou un fonds spécialisé. « Géré par des professionnels, il sera diversifié et minorera le risque global du portefeuille », assure Thierry Darmon, responsable adjoint de la gestion taux euro à Amundi. Depuis peu, il existe aussi des fonds obligataires « à échéance ». Leurs gérants achètent différentes obligations et les conservent jusqu’au terme. Le risque de variation de taux est donc réduit et la diversification très intéressante pour les particuliers.
Retrouvez une sélection de fonds obligataires sur Le Particulier.fr, en complément de cet article.


Mots-clés :

CEL , COMPTE A TERME , COMPTE EPARGNE LOGEMENT , LDD , LEP , LIVRET D'EPARGNE , LIVRET D'EPARGNE POPULAIRE




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