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Moins cher...en trouvant un médicament équivalent

Mars 2012
Le Particulier n° 1071, article complet.
Auteur : FERRON (Aurélien)

La totalité des médicaments placés devant le comptoir et la plupart de ceux proposés spontanément par le pharmacien à qui l’on vient demander conseil sont à prix libre. Pour nombre d’entre eux, il existe un moyen très simple de diminuer la facture : demander au pharmacien un équivalent « à vignette », dont le prix, réglementé par les pouvoirs publics, est identique partout en France.

Jusqu’à 80 % d’économie grâce aux médicaments à vignette

Même si cela n’est pas systématique (certaines pharmacies vendent très peu cher des médicaments à prix libre), acheter des médicaments à vignette permet souvent de diviser la facture par deux, voire davantage, en privilégiant le générique à vignette, lorsqu’il existe. Au Maalox, vendu 4,99 € la boîte de 40 comprimés, en moyenne, un client peut ainsi préférer le Xolaam, au prix fixe de 2,62 € la boîte. La principale difficulté est d’identifier ces médicaments équivalents. Car contrairement aux médicaments à prix libre, ceux à vignette ne doivent pas être placés devant le comptoir, ils ne peuvent pas non plus faire l’objet de publicité. La plupart sont donc rangés dans des tiroirs et il faut les réclamer. Pour vous aider, nous vous indiquons dans nos fiches, pages 71 et 72, quels sont les équivalents à vignette vendus sans ordonnance de quelques médicaments courants. Pour tous, les principes actifs, les dosages et la forme galénique (comprimé à avaler, effervescent, gélule, sachet…) sont identiques. Seuls peuvent varier les excipients, donnant la forme, la texture et le goût au médicament, ainsi que le nombre de comprimés dans chaque boîte, ou la contenance du flacon. Nous avons également indiqué la note attribuée par le professeur Jean-Paul Giroud. Vous pouvez, en outre, consulter la liste des médicaments à tarif réglementé et en connaître le prix sur le site du Comité économique des produits de santé (medicprix.sante.gouv.fr).

Attention aux subtiles différences de noms

Il existe parfois des différences d’appellation très subtiles entre un médicament à prix réglementé et son équivalent à prix libre. Si vous n’êtes pas vigilant, vous pouvez facilement acheter du Gavisconell à la place de sachets de Gaviscon. Les trois dernières lettres « ell » sont, en effet, inscrites en plus petit sur les boîtes. La composition de ces deux médicaments qui soulagent les douleurs d’estomac est identique (le dosage diffère pour les comprimés, mais pas pour les sachets), mais une fois le prix des boîtes ramené au coût unitaire moyen du sachet, le Gaviscon est 68 % moins cher que son équivalent. Même ambiguïté entre Voltarène Emulgel (prix fixe) et Voltaren-Actigo (prix libre), entre Biseptine (prix fixe) et (suite p. 72) Biseptine-Spraid (prix libre), ou encore, jusqu’à son déremboursement en avril 2010, entre la célèbre Biafine et BiafineAct. Pour ces deux pommades, le fabricant donne des indications thérapeutiques différentes, mais la composition s’avère rigoureusement identique. Autre subtilité : certains médicaments ne sont vendus à prix réglementé que sous une certaine forme galénique. Si vous réclamez à votre pharmacien une boîte de 20 comprimés d’Advil à 200 mg, vous la payerez 2,08 € (prix réglementé). Mais vous pouvez aussi trouver ce médicament, fabriqué par le même laboratoire, en libre accès. Il existe ainsi en gelules sous le nom d’AdvilCaps et en comprimés effervescents sous l’appellation AdvilEff. Leur prix (3,30 €, en moyenne, les 16 gélules et 3,81 €, en moyenne, les 12 comprimés effervescents) n’est alors pas réglementé et, ramené au tarif du médicament à l’unité, il est, respectivement, 98 et 205 % plus élevé ! De même, l’Efferalgan en comprimés effervescents de 1 g est vendu à prix réglementé, contrairement à l’EfferalganTab en comprimés pelliculés, et le Doliprane 500 mg en comprimés ou en gélules est à prix fixe, alors que le DolipraneOro en comprimés orodispersibles est à prix libre, plus cher.

Certains médicaments n’ont pas d’équivalent moins cher

Cependant, vous ne pourrez pas toujours obtenir une version de votre médicament à prix réglementé. Certains, comme les sachets contre le rhume Fervex (notés 12/20), les tranquillisants Euphytose (11/20) ou Sédatif PC (10/20), les comprimés contre les maux de gorge Lysopaïne (5/20) ou l’antigrippal Oscillococcinum (5/20), n’ont pas d’équivalents à vignette. D’autres en ont, mais ils ne sont vendus que sur prescription médicale. C’est le cas des antiallergiques à base de cétirizine. Alors que certains de ces médicaments sont en vente libre (Actifed Allergie, Humex Allergie, Réactine, ZyrtecSet…), le Virlix et le Zyrtec, strictement équivalents (chaque comprimé contient 10 mg de cétirizine) ne sont délivrés que sur ordonnance. Pourtant, ils sont souvent 50 % moins chers que les précédents. Motif invoqué : à raison d’un comprimé par jour, le traitement ne doit pas excéder une semaine sans avis médical. Or, ces antiallergiques en vente libre comptent 7 comprimés par boîte, contre 15 pour ceux soumis à prescription… La même raison conduit à autoriser la vente libre de l’antinauséeux Vogalib, de l’antidiarrhéique ImodiumCaps, du Debricalm (contre les troubles du transit) et non celle de leurs équivalents respectifs à prix fixes, le Vogalène Lyoc, l’Imodium et le Debridat. Pour tous ces médicaments, la seule alternative pour faire des économies est donc de privilégier les génériques, en moyenne 20 % moins chers.

Les médicaments déremboursés voient leurs tarifs ­s’envoler

Enfin, trois des médicaments à vignette présentés dans nos fiches (Gaviscon, Héxomédine et Xolaam), ainsi que leurs génériques ne sont plus remboursés qu’à hauteur de 15 % par la Sécurité sociale depuis avril 2010, du fait d’un « service médical » jugé insuffisant par la Haute autorité de santé (HAS). Et il n’est pas improbable que ces substances soient totalement déremboursées dans les mois à venir. Or, chaque fois qu’un médicament cesse d’être remboursé, ses ventes chutent et ses prix flambent. Fabricants, grossistes et pharmaciens pouvant, dès lors, fixer librement leurs marges commerciales. L’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a ainsi constaté une hausse moyenne de 43 % des prix des médicaments touchés par les récentes vagues de déremboursement de 2006 et 2008. Le Daflon, par exemple, l’un des veinotoniques les plus utilisés, n’y a pas échappé. La boîte de 30 comprimés s’achète aujourd’hui 8,47 €, en moyenne, 50 % de plus qu’avant janvier 2008 (5,51 € la boîte), date de son déremboursement.


Mots-clés :

MALADE , MALADIE , MEDICAMENT , PHARMACIE , PHARMACIEN , PRIX




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