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Décryptage : quand le temps est au cloud computing

Décryptage : quand le temps est au cloud computing
Février 2012
Le Particulier Pratique n° 376, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Cette notion a fait très récemment son apparition dans le monde de l’informatique, où l’on n’a plus que ce mot-là à la bouche. Qu’est-ce que le cloud computing ? À quoi sert-il ?

Pour comprendre ce nouveau concept, il est bon de revenir sur l’histoire de la micro-informatique. Les premiers ordinateurs destinés au grand public (5150 d’IBM) sont commercialisés au début des années 1980. Comme leur nom l’indique, ces personal computers (PC) s’adressent à un utilisateur “unique”. Ils disposent chacun d’une unité de calcul – processeur et mémoire vive – et d’une unité de stockage – cassettes à bande magnétique et disquettes, à l’époque ; disques durs mécaniques et à mémoire flash aujourd’hui. Chaque appareil fonctionne indépendamment, mais sa puissance dépend de sa configuration.
Au début des années 1990, l’internet fait son apparition et relie entre eux tous les ordinateurs connectés au réseau. Nos personal computers sont alors interconnectés à travers une gigantesque toile d’araignée mondiale, le World Wide Web – d’où les www qui figurent en préfixe des adresses des sites internet. Il est ainsi possible de faire circuler très facilement des informations d’un poste à un autre, en un temps record pour l’époque. L’avènement de l’internet à haut débit permet que ces informations naviguent encore plus rapidement et, surtout, en de plus grosses quantités. Tous les éléments étant réunis, le cloud computing peut voir le jour.

Pourquoi “l’informatique dans le nuage” ?

Dans les schémas techniques des ingénieurs réseaux, internet est symbolisé par un petit nuage (cloud en anglais) lorsque sa structure interne n’a pas besoin d’être représentée. La notion de cloud computing vient tout simplement de là. Techniquement, ce procédé consiste à déporter les ressources et les traitements informatiques normalement localisés sur des serveurs locaux ou sur les postes des utilisateurs (PC) vers des serveurs distants. Les unités de calcul et de stockage que nous évoquions précédemment n’étant plus physiquement sur votre machine, seule une connexion à l’internet haut débit vous permet d’y accéder.
Prenons le cas des albums photo Picasa, le service en ligne de Google. Vos images ne sont pas stockées sur le disque dur de votre ordinateur, mais sur les serveurs du géant américain. Il suffit de vous connecter via le Net à votre compte pour y accéder. Le principe est identique pour les coffres-forts en ligne. Il en est de même en ce qui concerne les services d’écoute de musique en ligne, comme Deezer ou Spotify : les morceaux ne sont pas enregistrés sur votre ordinateur, mais accessibles par le biais de serveurs distants grâce à une connexion internet.

Faire du cloud computing sans le savoir

Dans les exemples précédents, seule une partie de votre unité de stockage est déportée vers l’extérieur. Le traitement informatique peut, lui aussi, être réalisé ailleurs que sur votre terminal. Il en est ainsi pour de nombreux sites d’albums photo : vous travaillez votre maquette à distance, sans avoir à télécharger le logiciel sur votre ordinateur. C’est aussi le cas pour l’application Siri, disponible sur le dernier iPhone (voir Nouvel iPhone 4S, il répond à vos demandes !). Le logiciel de traitement et de reconnaissance vocale n’est pas installé sur le smartphone, mais sur des serveurs lointains. Lorsque vous voulez savoir le temps qu’il fera le lendemain à Marseille, par exemple, la question est envoyée à l’un de ces serveurs, qui la traite et vous fait parvenir la réponse quasi instantanément. Vous ne vous rendez compte de rien ! La somme de calculs informatiques qu’exige cette opération n’aurait pas pu être réalisée par le simple téléphone. Il aura fallu la puissance de super calculateurs hébergés quelque part dans l’une des “fermes” d’Apple, des entrepôts grands comme deux terrains de football renfermant des serveurs en batterie. 

À ce jour, le cloud computing est surtout très intéressant pour les entreprises, car leurs besoins en traitement informatique et en stockage sont considérables, et donc onéreux. Cela leur permet de ne pas avoir à investir dans de lourdes structures (serveurs et parc informatique puissants) ou dans de multiples et coûteuses licences de logiciels. Tout est externalisé et modulable à la demande.

Demain, des ressources complètement dématérialisées

Pour le grand public, les utilisations sont plus restreintes, même si elles sont déjà présentes, comme vous l’avez peut-être constaté, dans de nombreux services internet. Dans un avenir proche, nous pouvons imaginer une dématérialisation totale des logiciels et des applications. Nos ordinateurs seront alors bien moins puissants, et nous ferons appel, en fonction de nos besoins, à des programmes installés sur des serveurs distants. Il nous suffira de “louer” la puissance nécessaire de ces derniers pour faire fonctionner diverses applications.

Benoit Henri


Mots-clés :

INFORMATION , INFORMATIQUE , INTERNET , ORDINATEUR




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