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Chaînes et équipement spéciaux : garder une bonne tenue sur la neige

Chaînes et équipement spéciaux : garder une bonne tenue sur la neige
Février 2012
Le Particulier Pratique n° 376, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

De 30 à 200 € : les chaînes à montage standard De 50 à 150 € : les chaussettes à enfiler De 250 à 450 € : les chaînes à montage facial

Les vacances d’hiver donnent l’occasion de se rendre à la montagne pour goûter aux joies des sports de glisse. Lorsqu’il neige, circuler sur la route qui mène à la station de ski peut très vite devenir un calvaire. Les habitants des régions montagneuses équipent, dès les premiers grands froids, leur véhicule de pneus neige (les pneus cloutés sont de moins en moins utilisés), qui offrent une bonne adhérence sur les chaussées blanches. Cela demande de posséder un autre jeu de roues, et de les changer au moment voulu, ce qui entraîne inévitablement des frais supplémentaires.
Pour un usage sporadique, l’achat de chaînes est la solution la plus économique. D’autant que ces équipements spéciaux peuvent être obligatoires en cas d’abondantes chutes de neige ou de fortes pentes. Il n’est pas rare que l’accès aux cols menant aux stations soit interdit aux automobilistes non équipés. Généralement, un panneau de signalisation à fond bleu, codifié B 26, indique que le chaînage des roues motrices est indispensable. Il arrive même que la gendarmerie nationale stoppe les véhicules, y compris ceux qui sont équipés de pneus neige, avant l’ascension. Nous avons tous en tête un souvenir de ces péripéties, un parent qui perd son calme, une longue attente sur le bord de la route… Il est vrai que le montage de chaînes est un exercice périlleux. D’une part, parce que nous le faisons occasionnellement ; d’autre part, parce que l’accessoire en lui-même est complexe. Pourtant, les fabricants s’emploient à nous faciliter la tâche. Et il faut reconnaître que de nombreux progrès ont été réalisés dans ce domaine. Nous vous présentons dans ce Guide d’achat les différents systèmes de fixation des chaînes dans plusieurs gammes de prix. Nous vous dispensons également des conseils concernant leur installation ou leur entretien et vous rappelons quelques règles pour la conduite avec ces équipements spéciaux.

Les chaînes à montage standard, le gros du marché et la valeur sûre

Dans cette catégorie, la plus classique, les chaînes à échelle sont les moins chères (entre 30 et 50 € la paire), mais aussi les moins efficaces à cause du dessin du maillage. Ce dernier s’avère, en effet, déterminant pour la bonne tenue de route, le guidage et le freinage du véhicule. Comme son nom l’indique, ce système se limite à une succession de chaînettes parallèles placées perpendiculairement à la bande de roulement du pneu. Si la motricité est bien respectée, le guidage et le freinage peuvent manquer d’efficacité, surtout sur de grosses épaisseurs de neige. Pour éviter ce risque, il est fortement conseillé d’opter pour des modèles plus sûrs.
Présentant de meilleures performances, les chaînes en Y restent, cependant, encore très abordables (entre 50 et 80 €). Leur maillage en Y est bien mieux réparti sur la bande de roulement du pneu, la tenue de route et le freinage s’en trouvent améliorés. Ce sont les chaînes à croisillons qui se révèlent les plus sûres dans tous les domaines, tout en étant relativement accessibles : comptez une petite centaine d’euros en moyenne, sachant que les modèles renforcés dépassent parfois 150 €. Leur dessin offre toutes les garanties d’une conduite en sécurité, le confort en plus : les croisillons atténuent les vibrations que ces équipements spéciaux produisent dans la colonne de direction et réduisent les nuisances sonores. Leur épaisseur entre aussi en ligne de compte : plus le maillage est fin (entre 9 et 12 mm), moins il se fait ressentir sur la conduite. Cela peut être un critère de choix.

S’entraîner au montage avant de prendre la route

Bien que les systèmes de montage aient été simplifiés, il est recommandé de s’exercer au préalable. Le montage nécessite de passer une partie de la chaîne derrière le pneu afin qu’elle l’entoure complètement, puis de régler la tension de la chaîne de façon qu’elle s’adapte au mieux à la roue. Avec certains modèles économiques, il faut s’arrêter après avoir roulé quelques centaines de mètres pour les retendre. D’autres plus élaborés, donc plus onéreux, réalisent cette opération automatiquement. Ce léger surplus financier peut vraiment valoir la peine, car il évite un second arrêt, toujours délicat dans de mauvaises conditions de circulation.

Les chaussettes, simples à installer mais pas toujours autorisées

Autrefois, certaines personnes enfilaient une paire de chaussettes de laine par-dessus leurs chaussures pour éviter de glisser sur la neige ou le verglas, ce textile ayant une bonne accroche. Des fabricants, comme Autosock, se sont inspirés de cette pratique et ont lancé un nouvel équipement d’hiver pour automobile : une chaussette qui s’enfile autour de la roue pour qu’elle conserve de l’adhérence. Cette idée, séduisante sur le papier, appelle, cependant, quelques réserves. La principale concerne l’homologation, et donc l’autorisation d’utiliser cet équipement sur les routes françaises. À ce jour, seuls les modèles d’Autosock et l’Easy Grip de Michelin disposent de cet agrément, et sont reconnus comme “dispositifs antidérapants amovibles garantissant le démarrage, le guidage et le freinage du véhicule”, selon l’arrêté du ministère des Transports du 18 juillet 1985. Cette homologation doit être mentionnée sur l’emballage du produit. Si vous utilisez un matériel non agréé – il en existe de nombreux sur le marché –, l’accès aux stations pourra vous être refusé.

Un équipement réservé aux petits trajets

Les chaussettes sont très simples à installer, mais pas toujours idéales lors de grosses chutes de neige. De plus, leurs performances diminuent considérablement en cas de forte pente. Ce type d’équipement est surtout approprié aux courts trajets – par exemple, un chemin d’accès à un chalet non entretenu par la voirie –, car il se monte et se démonte facilement et rapidement. Sachez qu’il faut absolument éviter de rouler avec des chaussettes sur des routes sèches, à même le bitume ; leur textile n’y résisterait pas longtemps.
Pour sa gamme Easy Grip, Michelin n’utilise pas de textile, mais un mélange de matériaux composites. Si le système reste très proche de celui de la chaussette, la roue est ici recouverte d’un filet, constitué d’un mélange d’aramide, de polyamide et de polyuréthane, associé à des clips métalliques répartis sur la bande de roulement. Il est très rapide à installer – selon le constructeur, l’opération prend à peine 2 min –, mais vous devrez effectuer un arrêt de vérification après avoir parcouru quelques centaines de mètres, puis ne pas rouler à plus de 40 km/h.
Le gros avantage des chaussettes, mais aussi des chaînes à montage facial, est de pouvoir s’installer sur les véhicules dont le passage de roue est très étroit ou sur des modèles aux pneumatiques très larges puisqu’il n’est pas nécessaire d’entourer la roue par-derrière comme avec les chaînes classiques, le montage se faisant par la face avant du pneu.

Les chaînes à montage facial, installation simplifiée mais prix élevé

Il s’agit certainement du système de chaîne le plus simple à monter. C’est également le plus cher (entre 250 et 400 €). Comme son nom l’indique, il est inutile de passer la chaîne derrière la roue pour l’installer. Ce système ressemble à une grosse pince qui s’accroche sur la face avant du pneumatique, des griffes courant sur la bande de roulement. Il est solidement fixé à un écrou de la jante, puis se cale et se tend automatiquement après quelques mètres de route. Des fabricants, comme Thule König (gamme K-Summit), Maggi Group (gamme Trak) et Weissenfels (gamme Quattro) utilisent cette technique de fixation. Bien que l’installation de ces chaînes soit d’une grande simplicité, il faut tout de même un peu d’entraînement pour les placer correctement. Cet équipement présente l’inconvénient d’être encombrant, car sa structure monobloc ne se plie pas ; ce qui peut poser un problème pour le transporter.
Un autre système, développé par la firme suisse Spikes-Spider, demande d’installer préalablement un disque d’adaptation sur la jante. Le second dispositif s’accroche, le moment voulu, sur la face avant du pneumatique, rapidement – en environ 30 secondes, selon le constructeur – et très facilement. Comme le précédent, cet équipement est volumineux.

Benoit Henri


Mots-clés :

AUTOMOBILE , EQUIPEMENT VEHICULE , MONTAGNE




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