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Les bars à sourire sur la sellette

Les bars à sourire sur la sellette
Janvier 2012
Le Particulier Pratique n° 375, article complet.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la Direction générale de la santé (DGS) mettent en garde les consommateurs contre le blanchiment des dents pratiqué dans les bars à sourire. Ces établissements vous promettent qu’une séance d’une trentaine de minutes, coûtant environ 80 €, vous rendra un sourire éclatant. “Cette pratique à visée esthétique est susceptible d’exposer les consommateurs à des risques pour leur santé, surtout si le traitement est renouvelé fréquemment et si les produits utilisés contiennent ou libèrent du peroxyde d’hydrogène (ou eau oxygénée) à une teneur supérieure à la concentration maximale autorisée par la réglementation en vigueur pour les produits d’hygiène buccale, soit 0,1 %”, expliquent les autorités sanitaires. Employés à haute concentration ou de manière répétée, ces produits risquent, en effet, d’entraîner une hypersensibilité des dents, l’apparition de douleurs – accentuées, notamment, par le froid –, une altération de l’émail pouvant conduire à une usure prématurée et même à une fragilisation des dents, ainsi qu’une irritation des muqueuses due à la causticité du produit. Pour l’heure, seuls les chirurgiens-dentistes sont autorisés à employer dans leur cabinet des produits de blanchiment dentaire d’une concentration en peroxyde d’hydrogène supérieure à 0,1 %. Ils se servent, d’ailleurs, de produits dont la concentration peut aller jusqu’à 35 %. De quoi douter de l’efficacité des traitements réalisés dans les bars à sourire qui respecteraient la législation. Quant aux traitements dits blanchissants vendus en grande surface et en pharmacie, ils ne peuvent plus contenir que 0,1 % de peroxyde d’hydrogène au maximum, selon la directive du 20 septembre 2011. Ceux qui en renferment entre 0,1 et 6 % sont destinés uniquement aux chirurgiens-dentistes, qui ne peuvent les appliquer qu’à des adultes. Pour chaque cycle d’utilisation de ces produits, le praticien commence le traitement, puis laisse le patient le terminer chez lui.


Mots-clés :

DENTISTE




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