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Maîtriser la couleur... pour transformer un espace

Janvier 2012
Le Particulier Pratique n° 375, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)
  • La couleur, un espace tridimensionnel
  • Composer des harmonies avec le cercle chromatique
  • Les trucs d’architectes pour modifier l’espace

Pour réussir à composer des harmonies, il faut d’abord se familiariser avec le fonctionnement de la couleur. Cette dernière est très difficile à décrire, car l’œil la perçoit différemment en fonction de la lumière. De même, la texture suffit à faire varier une teinte. Un enduit structuré avec des petits reliefs génère des ombres qui assombrissent le coloris, tandis qu’un enduit taloché aura tendance à l’éclaircir. La distance à laquelle on observe une couleur joue également sur la perception que l’on en a : plus on s’éloigne, plus – par un phénomène de diffusion – la couleur se perd. À cela s’ajoutent les contrastes simultanés, c’est-à-dire l’influence qu’une teinte exerce sur une autre lorsqu’elles se trouvent côte à côte.

La couleur, un espace tridimensionnel

Compte tenu de la difficulté de définir les couleurs, les industriels ont élaboré des nuanciers qui permettent de les caractériser et de les commercialiser partout, quelle que soit la culture des utilisateurs. L’un de ces systèmes, la codification ACC (Acoat Color Codification) définit la couleur comme un espace tridimensionnel. Le premier axe est constitué par sa teinte, c’est-à-dire sa position sur le cercle chromatique. Sur ce cercle sont disposées les couleurs primaires – le rouge, le jaune et le bleu – et les couleurs secondaires, qui vont, dans un ordre logique, du jaune à l’orange, puis au rouge, au rose, au violet, au bleu, au turquoise, au vert, pour revenir au point de départ, le jaune. La pureté, ou saturation, forme le deuxième axe. Plus la couleur est intense – c’est-à-dire plus la saturation est élevée et plus elle contient de pigments –, plus elle coûte cher à produire. Une couleur foncée n’est pas nécessairement saturée. Ainsi, elle le sera moins si elle est additionnée de quelques pigments d’une autre teinte – par exemple, du noir avec quelques pigments bleus – que si elle est pure. De même, plus une couleur naturelle est diluée, moins elle est saturée ; par exemple, le rouge dilué pour obtenir du rose pâle. Le degré de saturation se mesure sur une échelle de 0 à 99, soit du plus faible au plus élevé. Dernier axe, la luminosité de la couleur correspond à la quantité de lumière réfléchie. Les peintres la mesurent, au moyen d’un spectrophotomètre, sur une échelle allant de 0 (le noir) à 99 (le blanc), car plus une teinte est foncée, moins elle renvoie de lumière. Les trois indices définis ci-dessus permettent d’attribuer une référence à chaque couleur et de la reproduire avec une machine à teinter. 

Il existe un autre système, suédois celui-ci, le NCS (Natural Color System), dans lequel le vert est considéré comme une couleur primaire. Employé dans les pays du Nord, qui utilisent beaucoup de tons froids, ce système n’est pas adapté aux contrées méridionales, car il comprend moins de nuances de jaune que la codification ACC.

Composer des harmonies avec le cercle chromatique

Le cercle chromatique est l’outil de base qui sert à créer des harmonies, en partant de la position de la couleur sur ce cercle (voir ci-dessous). L’harmonie monochrome est une teinte déclinée sur l’axe de saturation ou sur celui de luminosité. L’harmonie analogue comprend plusieurs teintes adjacentes sur le cercle. Il s’agit donc d’une même famille de couleurs qui, associées, dynamisent un espace. Les camaïeux se composent des teintes proches les unes des autres, qui peuvent couvrir jusqu’à un quart de cercle. Une harmonie à trois tons associe trois couleurs équidistantes sur le cercle. Enfin, celle à quatre tons inclut deux couples de complémentaires. Elle est réservée aux grandes pièces. 

Jouer des contrastes

On appelle couleurs complémentaires deux teintes opposées sur le cercle chromatique, comme l’orange et le bleu, le rouge et le vert ou le jaune et le violet. “Quand elles sont juxtaposées, les couleurs complémentaires provoquent une vibration, un contraste simultané. L’œil analyse jaune plus violet, ce qui crée une ligne de noir très intense, pas très heureuse en décoration”, explique Catherine Filoche, styliste pour Dulux Valentine. Si vous souhaitez les associer, faites preuve de mesure et ne les assemblez pas en quantité égale. Il faut choisir une dominante et employer la complémentaire en mineure, pour donner du caractère à un canapé, une paire de rideaux, une niche, une étagère ou un soubassement, par exemple. “On peut toutefois utiliser les complémentaires en jouant sur la luminosité avec des couleurs pastel, comme vanille et parme ou vert et rose. Beaucoup plus douces, elles ne créent pas de ligne noire lorsqu’elles sont côte à côte, mais une ligne grise, plus discrète”, précise Catherine Filoche. Pour guider le consommateur, les marques de peintures sortent régulièrement des petits nuanciers répertoriant les couleurs du moment, définies plus d’un an à l’avance par des cabinets de tendances. Des pictogrammes aident à associer les teintes entre elles.

Le blanc, une teinte à nuancer

Cette couleur remporte encore l’adhésion de nombreux consommateurs, à tel point que la marque Guittet a sorti, en début d’année dernière, une gamme de 29 nuances de blanc.

Le blanc est étudié pour se marier avec une autre couleur. En effet, seul, il a tendance à tout aplatir, en particulier si la pièce est éclairée par des ampoules à économie d’énergie, qui produisent une lumière plus terne que les anciens halogènes. Ainsi, sur les murs, un blanc chaud sera associé à du vert ou à du jaune ; un blanc rosé, à du rose. Pour casser la couleur du plafond et créer un blanc nuancé, les peintres ajoutent quelques gouttes de la peinture utilisée sur les murs. Cette association donne de l’élégance à la pièce. 

Les trucs d’architectes pour modifier l’espace

Les couleurs foncées peuvent être intéressantes dans une petite pièce pour créer un univers spécifique, en peignant, par exemple, une cuisine ouverte sur le séjour dans des tons chocolat, prune et même noirs. Dans une chambre de petites dimensions, ces teintes apportent de l’intimité en jouant sur le côté alcôve, ce qui va très bien avec un éclairage à l’intensité atténuée. De même, une couleur foncée appliquée au plafond réduit le volume d’une pièce trop haute. Inversement, si la pièce est trop basse, un plafond blanc avec une retombée de 20 cm sur les murs agrandit l’espace. Peindre en blanc les plinthes et même les encadrements de fenêtres adoucit l’ambiance d’une pièce dont les murs sont colorés. Enfin, un mur plus clair que les autres semble plus éloigné qu’il ne l’est en réalité, alors qu’il donnera l’impression d’être plus proche s’il est plus foncé.

Tenir compte de l’orientation

Au nord, le soleil n’est jamais direct. Préférez des teintes chaudes et claires à la fois, comme le jaune pâle. À l’est, le côté du soleil levant – c’est l’orientation des ateliers d’artistes –, la lumière est constante et douce. Toutes les couleurs sont valorisées. À l’ouest, la très belle lumière du soir rehausse les couleurs chaudes – faites attention, toutefois, qu’elles ne donnent pas une impression d’étouffement –, tandis que les couleurs froides – complémentaires de la lumière jaune sur le cercle chromatique – paraissent grisées. Au sud, où la luminosité est maximale, les teintes claires peuvent sembler fades et le blanc peut éblouir.

Enfin, sachez que la finition change la perception que nous avons de la lumière. Le mat l’absorbe et gomme les imperfections, mais il a l’inconvénient de lustrer lorsqu’il est soumis aux frottements, comme un tissu. Au contraire, le brillant réverbère la lumière et crée un effet miroir ; aussi le support doit-il être totalement lisse. Entre les deux, il y a le satin, dont le degré varie suivant les marques ; celui de Dulux Valentine, par exemple, est proche du mat. Quant à la finition velours, développée pour le bâtiment, elle s’apparente au mat, mais elle résiste mieux aux chocs et aux frottements.


Mots-clés :

PEINTURE , TRAVAUX




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