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Un retournement de marché s'amorce

Un retournement de marché s'amorce
Décembre 2011
Le Particulier Immo n° 281, article complet.

La tendance des prix à la baisse se confirme. Elle devrait se poursuivre en 2012.

Les signes annonçant un retournement du marché se multiplient depuis déjà plusieurs semaines. Si les derniers chiffres « officiels » disponibles, ceux de l’indice Insee-Notaires publié le 24 novembre dernier, font état d’une hausse des prix sur l’ensemble de la France (+ 1,1 % au troisième trimestre, par rapport au deuxième trimestre), c’est qu’ils prennent en compte les actes authentiques signés entre mars et début juillet 2011. Ils subissent donc un décalage d’au moins trois mois avec la réalité du terrain constatée par les professionnels aujourd’hui. Selon le réseau d’agences immobilières Century 21, « les ventes de logements anciens ont baissé en France de 11 % entre les troisièmes trimestres 2010 et 2011 ». Les prix, eux, tanguent déjà depuis quelques mois. Ainsi, selon la dernière étude du réseau, le prix du mètre carré a reculé de 2,7 % au troisième trimestre au niveau national. Dans certaines régions, les baisses sont spectaculaires : - 9,7 % par exemple en Bourgogne, - 5,4 % dans le Centre, - 4,4 % en Lorraine et – 3,7 % en Paca. Selon le réseau d’agences, ce repli concerne davantage les maisons (- 4 %) que les appartements (- 0,8 %). En île-de-France, la baisse est également enclenchée, selon le site meilleursagents.com, même si la réforme des plus-values immobilières a dopé temporairement le marché : à Paris, après trois mois de descente de juillet à septembre, les prix sont remontés de 1,5 % en octobre. « La qualité et la situation des biens fraîchement proposés expliquent la hausse des prix, estime le site de mise en relation d’agences. Les petites surfaces (studios et deux-pièces) en particulier ont vu leurs prix majorés de 2,2 %, les grandes surfaces demeurant globalement stables (+ 0,5 %). Mais en dehors des arrondissements les plus recherchés, les prix restent orientés à la baisse, à Paris comme dans pratiquement toute l’île-de-France », indique son P-DG, Sébastien Delafond. La banlieue parisienne, elle, n’a pas bénéficié de l’amélioration constatée dans la capitale en octobre, enregistrant des baisses de 0,6 % dans les Hauts-de-Seine (92) ; de 1,7 % en Seine-Saint-Denis (93) ; de 0,7 % dans les Yvelines (78) et de 1,1 % pour l’ensemble de la grande couronne. Seule exception, le Val-de-Marne (94), qui voit ses valeurs augmenter de 1,2 %.

Une baisse de 5 ou 6 % des prix dans l’ancien

La baisse semble donc bel et bien enclenchée. Le Crédit agricole, dans une note sur le marché immobilier publiée en octobre, prévoit que les prix de l’ancien pourraient se replier de 5 à 6 % en 2012. La disparition du Prêt à taux zéro (PTZ +) dans l’ancien conjuguée au resserrement des obtentions de crédit et à des prix encore élevés devrait peser fortement sur la demande l’année prochaine. Au total, le nombre de ventes pourrait fondre de 8 % en 2012, selon le groupe bancaire. La situation des ventes sur l’immobilier neuf confirme la tendance générale. Au deuxième trimestre 2011, elles se sont à nouveau fortement repliées (- 23 %), après une baisse de 17 % au premier semestre, selon les chiffres du ministère de l’écologie. Même si les ventes avaient fortement progressé en 2010, après un recul en 2009, « une inflexion baissière reste clairement à l’œuvre », estime le Crédit agricole. En effet, l’achat de logements dans le but de réaliser un investissement locatif devrait être pénalisé avec la réforme du dispositif Scellier, ramené à 13 % en 2012 pour les logements BBC et appelé à disparaître. Les investisseurs, qui représentent aujourd’hui 60 % des acquéreurs de logements neufs, devraient être bien moins incités à passer à l’acte. D’autant que les prix ont considérablement grimpé ces dernières années, du fait de la surenchère à laquelle se sont livrés les promoteurs pour acquérir des terrains constructibles, minant ainsi les rendements liés à cet investissement. La demande en crédit est déjà impactée par cette inflexion générale de la demande pour l’ensemble des investissements immobiliers. Selon les dernières statistiques du Crédit Logement-CSA, l’octroi de nouveaux crédits immobiliers au troisième trimestre est en recul de 13,7 %. Principale raison invoquée : la chute de la demande. Au total sur l’année, l’observatoire anticipe un repli de 8 % des prêts à l’habitat accordés par les banques. 

 


Mots-clés :

LOGEMENT , LOGEMENT ANCIEN , LOGEMENT NEUF , MARCHE IMMOBILIER , PARIS , PRIX , PROVINCE




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