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Crise de la dette : l’impact sur les fonds en euros encore limité

Crise de la dette : l’impact sur les fonds en euros encore limité
Septembre 2011
Le Particulier n° 1064, article complet.

Les turbulences de l’été sur les places financières ont des conséquences directes sur l’épargne investie en actions. Elle va aussi participer à l’érosion du rendement servi par les fonds en euros des assurances vie en 2011. Nous y reviendrons plus en détail dans notre prochain numéro.

Un rendement en recul de 0,05 à 0,3 point

Les fonds en euros sont investis à hauteur de 70 à 90 % en obligations, il s’agit de parts de dette émises par les entreprises ou les États, souvent conservées jusqu’à leur terme, 10 ou 20 ans plus tard. Dès lors, le seul risque est que l’émetteur ne puisse plus rembourser sa dette. Or, la plupart des fonds en euros détenaient – pour une part modeste – des obligations de l’État grec, contraint fin juillet de rééchelonner le paiement de sa dette entraînant ainsi une dévaluation de son montant de l’ordre de 20 %. Cette restructuration devrait diminuer de 0,05 à 0,3 point le rendement des fonds en euros en 2011, selon les calculs de Cyrille Chartier Kastler, président du cabinet de conseil Facts & Figures. Pour se prémunir d’une éventuelle autre défaillance, de nombreux assureurs ont diminué la part investie dans des pays considérés comme à risque. Ainsi, le fonds en euros présent dans les contrats Épargne Retraite 2 et 2 Plus de l’association Asac-Fapès ne détient plus d’obligations de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal depuis juillet. À la fin juin, seulement 1,7 % des actifs du contrat Afer étaient investis dans ces trois pays. Pour limiter l’érosion du rendement en 2011 des fonds en euros, les assureurs vont donc, une nouvelle fois, devoir piocher dans leurs réserves, s’ils en ont. Très ­hypothétique, un défaut des États espagnol ou italien serait, en revanche, bien plus pénalisant, les fonds en euros y étant souvent très investis.

Aucun risque de perte sur le capital

Il n’y a, en revanche, aucun risque à voir baisser les sommes placées sur son fonds en euros. Le capital et les intérêts acquis chaque année sont, en effet, garantis par l’assureur, surveillé de près par l’Autorité de contrôle prudentiel (voir le n° 1052 du Particulier, p. 30). Dans l’éventualité d’une faillite de l’assureur, l’épargnant bénéficie même de la protection du Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) qui couvre les sommes placées à hauteur de 70 000 € par épargnant et par assureur.


Mots-clés :

ASSURANCE VIE , PLACEMENT FINANCIER




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