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Tenir compte du climat et du sol... pour planter des végétaux adaptés

Juillet-Août 2011
Le Particulier Pratique n° 370, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)
  • Climat et microclimat
  • Les propriétés physiques du sol
  • Ses caractéristiques chimiques
  • Comment connaître la nature du sol

En France, le climat est tempéré, ni excessivement chaud ni excessivement froid, mais il n’est pas uniforme pour autant. Hivers doux, étés frais, pluies régulières toute l’année dans l’Ouest ; hivers doux, étés chauds et secs, pluies rares et parfois violentes dans les régions méditerranéennes…, selon les conditions climatiques – températures, ensoleillement, pluies, vents – se développe une flore spécifique. La première règle à suivre est donc de tenir compte des caractéristiques globales de votre région, puis de vous pencher sur celles de votre jardin.

Climat et microclimat

Repérez les zones de votre terrain recevant le soleil le matin, le midi ou le soir et celles demeurant à l’ombre toute la journée – ce ne sera pas forcément les mêmes en hiver et en été ; celles exposées au vent ; les endroits humides et les plus secs. Observez aussi la flore déjà en place. S’il s’agit d’espèces gourmandes en lumière, en eau et/ou en nutriments, elles concurrenceront celles que vous planterez : les arbres, par exemple, gênent le développement des arbustes et des vivaces alentour. Si vous habitez en bord de mer, il faudra prendre en compte deux éléments importants : le sel, qui, porté par les embruns, se dépose sur la végétation et la brûle – seules certaines espèces peuvent y résister ; et le sable, à l’action abrasive.

Les propriétés physiques du sol

À chaque type de sol correspond une flore de prédilection. Sa teneur en sable, en argile, en limons et en matières organiques détermine sa capacité à retenir l’eau et les éléments nutritifs, à se réchauffer à la sortie de l’hiver, à être travaillé, etc. On distingue cinq grands types de sol.
• Les sols sablonneux se réchauffent rapidement au printemps, mais ne retiennent ni l’eau ni les éléments nutritifs et fixent mal la végétation.
• Les sols argileux sont riches en éléments nutritifs mais pauvres en oxygène. Ils sont lourds, compacts, asphyxiants pour les racines et les semis. Ils se réchauffent lentement après l’hiver ; en été, ils sont durs et crevassés. L’eau peine à les pénétrer mais est ensuite bien retenue.
• Les sols humifères retiennent juste ce qu’il faut d’eau, sont souples et riches en éléments nutritifs – en humus, notamment – mais parfois acides. Ils se caractérisent par leur couleur sombre ; on parle souvent de “terres noires”.
• Les sols limoneux sont riches en sable, en argile et en éléments nutritifs (humus, azote, phosphore, oligoéléments). Ils sont souples, bien aérés et retiennent l’eau sans excès. Ils tendent à croûter en surface si on les laisse nus.
• Les sols tourbeux sont riches en éléments nutritifs mais très acides. Ils retiennent bien l’eau lorsqu’il pleut mais se dessèchent vite ensuite.

Ses caractéristiques chimiques

Le degré d’acidité ou d’alcalinité du sol, dit “potentiel hydrogène” (pH), mérite d’être connu. La mesure s’échelonne de 1 (sol très acide) à 14 (sol très alcalin ou calcaire), un sol neutre affichant un pH 7. Rares sont les espèces végétales qui se développent à un pH inférieur à 5,5 ou supérieur à 8,5. La plupart apprécient un pH compris entre 6,5 et 7,5.
Si vous optez pour des végétaux ne correspondant pas aux caractéristiques physiques et chimiques naturelles de votre sol, il vous faudra leur créer un milieu favorable artificiellement. Une tâche fastidieuse, dont le succès est aléatoire. “Vous risquez fort de passer des années à vous battre pour faire survivre des plantes mal adaptées, qui mourront à la première canicule ou sécheresse prolongée. On croit bien faire en améliorant les conditions de culture dans son jardin, en l’amendant par exemple, alors que le plus simple, et le plus raisonnable, est de changer la gamme de plantes”, prévient Olivier Filippi, pépiniériste spécialiste des jardins secs.

Comment connaître la nature du sol

Observez tout d’abord la flore sauvage : pâquerette, liseron, plantain et chardon révèlent un sol argileux ; coquelicot, aubépine, camomille et bleuet, un sol calcaire ; fougère, bruyère, genêt et ajonc se plaisent dans un sol acide ; consoude et reine-des-prés, dans un sol humide…
Vous pouvez aussi faire un trou de 40 cm de profondeur et observer le profil de coupe. Si la couche supérieure tire vers le brun foncé, c’est qu’elle est riche en matières organiques – plus le brun est foncé, plus elle est riche. Une couche inférieure de couleur brune annonce un sous-sol aéré et bien drainé – il est bleu-gris dans le cas contraire. Lorsque le réseau de racines se concentre en surface, il est probable que le sol est tassé, gorgé d’eau et/ou pauvre en vers de terre et en micro-organismes – dans un sol sain et actif, les racines se développent en profondeur.
Une autre méthode empirique, indiquée par Jean-Paul Collaert, ingénieur agronome, consiste à frotter un peu de terre entre vos doigts, tout près de votre oreille. Si elle crisse, c’est qu’elle est riche en sable. Ensuite, malaxez-la après l’avoir légèrement humidifiée. Si elle forme une pâte, elle contient de l’argile – elle en contient même beaucoup si cette pâte est malléable et adoucit vos mains ; une terre riche en matières organiques, elle, a tendance à irriter la peau, à la dessécher (sensation de tiraillement).
• Faire analyser le sol en laboratoire

Vous pouvez vous adresser à un laboratoire spécialisé pour obtenir une analyse chimique de votre sol. Celle-ci vous en indiquera le pH, la teneur en azote – élément nutritif qui favorise le développement du feuillage –, en phosphore – il favorise le développement des racines et la mise à fruits – et en potassium – il renforce la résistance aux maladies et influe sur la saveur des fruits. Cette analyse vous coûtera environ 50 € par échantillon. Comptez le double pour connaître, en plus, la teneur en magnésium, en calcium, en sodium, en cuivre, en fer, en bore, etc. Les tests rapides, vendus (10 €) dans les jardineries, ne renseignent que sur le pH. Une analyse physique indiquant la teneur en argile, en sable, en calcaire, en limons et en matières organiques vous reviendra entre 50 et 60 €.


Mots-clés :

JARDINAGE , PESTICIDE , PRODUIT BIOLOGIQUE




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