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Bilan : Hexagonaux, les produits bio ?

Bilan : Hexagonaux, les produits bio ?
Juillet-Août 2011
Le Particulier Pratique n° 370, article complet.
Auteur : RISTE (Christine)

Les aliments bio que nous consommons sont de plus en plus produits en France. Et ce malgré une hausse de la demande. Explications.

Malgré la crise économique, les consommateurs sont non seulement restés fidèles aux produits bio, mais ils en ont même consommé davantage en 2010. Selon l’Agence bio, le marché des produits alimentaires bio a progressé de 32 % en 2 ans  – + 10,80 % en 2010 par rapport à 2009. Il atteint 3,40 milliards d’euros TTC en 2010, une goutte d’eau dans le marché total de l’alimentation (2 %). L’offre hexagonale suffit-elle à répondre à la demande croissante ? La réponse varie selon les rayons (voir le tableau p. 11).

La part des produits bio importés diminue

En moyenne, tous secteurs confondus, la part des produits bio consommés en France qui proviennent de l’étranger était estimée à 35,30 % en 2010, contre 38 % en 2009 et près de 50 % en 2007 (voir LPP n° 337). Cela s’explique par la hausse de 55 %, entre 2008 et 2010, du nombre d’exploitations agricoles converties au bio. Dans le même temps, les surfaces conduites en agriculture biologique ont augmenté de 45 %, pour atteindre 845 440 ha, dont 571 814 ha déjà reconnus en agriculture biologique et 273 626 ha en conversion. Les premiers chiffres de 2011 confirment cette tendance : au cours des 4 premiers mois de l’année, plus de 1 120 nouvelles exploitations se sont engagées dans la conversion au bio. Mais malgré cette progression soutenue, le bio ne représentait, fin 2010, que 3 % de la surface agricole utilisée (SAU) totale en France – ce qui place l’Hexagone à la 23e position sur les 26 pays européens – et 4 % des exploitations. On est encore bien loin des objectifs du Plan national de développement de l’agriculture biologique, adopté en 2007, qui fixe un taux de 6 % de la SAU en bio à l’horizon 2012 et de 20 % en 2020. Cela dit, “la France, qui représente 8 % du territoire bio européen, est le premier pays agricole d’Europe. En nombre de mètres carrés conduits en bio, notre pays se classe à la 5e position”, tempère Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio.

Les importations se répartissent en trois catégories

Parmi les importations françaises, 31 % concernent des produits exotiques (bananes, café, thé, cacao…) ; 30 %, des productions pour lesquelles la France n’a pas d’atout particulier (agrumes, soja, légumes méditerranéens, épicerie…) ; 39 %, des produits relais, c’est-à-dire pour lesquels la France a une forte vocation naturelle mais manque conjoncturellement de volume (céréales, fruits et légumes tempérés, frais ou transformés, lait, produits laitiers). “La part des produits exotiques a un peu augmenté, à cause de la croissance du marché du café bio notamment, tandis que celle des importations relais a un peu diminué en 2010”, commente Élisabeth Mercier.

La production de céréales, de fruits et légumes est insuffisante

La baisse des importations de produits relais devrait se poursuivre en 2011. En 2010, la France a dû importer 26 % de lait bio , notamment d’Angleterre et d’Allemagne, pour satisfaire sa consommation. En 2012, notre pays devrait être autosuffisant en lait bio grâce à la production d’agriculteurs en conversion qui vont être reconnus en bio. Il pourrait même commencer à en exporter dès 2013. Concernant les fruits et légumes, importés à 50 %, la part des achats à l’étranger devrait encore décroître, mais de manière beaucoup moins significative. Les volumes achetés à l’extérieur devraient, en revanche, continuer à augmenter puisque la demande croît.
L’offre se modifie aussi peu à peu. “On ne voit presque plus de pommes bio du Chili ni de tomates bio du Maroc sur le marché. Le consommateur veut privilégier les produits locaux quand il sait que c’est possible”, explique Cécile Lepers, déléguée générale du Syndicat national des entreprises bio. Elle rappelle que la France importe, en pourcentage, presque autant de fruits bio que de fruits du secteur conventionnel. Quant aux importations de blé bio (40 % du marché), d’Italie et du Canada, elles correspondent, en partie, à des besoins en blés de qualités spécifiques – introuvables en France car nécessitant des conditions climatiques spéciales. Elles sont aussi liées à une insuffisance de production récurrente de blé bio français.

Christine Riste


Mots-clés :

ALIMENTATION BIOLOGIQUE , FRANCE , PRODUIT BIOLOGIQUE




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