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Fixer des éléments rapportés... sur une façade propre

Juillet-Août 2010
Le Particulier Pratique n° 359, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

- Des possibilités illimitées - Une mise en œuvre rapide - Respecter les règles de l’art

Coller des éléments rapportés sur une façade est très simple. Les profilés utilisés aujourd’hui sont en matériaux de synthèse. Ils sont résistants à l’humidité, au gel, à la chaleur et aux chocs. Ils peuvent recevoir des revêtements lisses, rugueux ou granités. Une fois recouvertes de l’enduit, ces moulures donnent l’impression de faire partie intégrante de la façade ; or, il ne s’agit que de trompe-l’œil. La légèreté de ces produits constitue un réel avantage sur les modénatures en pierre reconstituée ou maçonnées, beaucoup plus complexes à mettre en œuvre et plus coûteuses. Dans le cas de restauration de façades anciennes, ces éléments permettent de remplacer les profilés originaux érodés par le temps, à moindre coût.
Les moulures standard de Domostyl (NMC) sont faites à base de polyuréthane recouvert d’un primaire en acrylique structuré pour faciliter l’accroche de la peinture ou en polystyrène expansé sur mesure (Domostyl Customized) pour les réalisations hors norme. Plus résistants que ceux en polyuréthane, mais un peu plus chers, les profilés Stodéco profil de Sto sont réalisés en Verofill, un mélange de matériaux d’origine minérale à base de microbilles de verre recyclé et de liants, moulés à chaud, puis usinés.

Des possibilités illimitées

Les fabricants proposent une large gamme de produits – bandeau, clé de voûte, fronton, rosace – déclinés dans différents styles correspondant aux particularités architecturales des régions et des époques de construction des bâtiments. Les possibilités sont quasi illimitées : surmonter les menuiseries d’un fronton ou les habiller d’un encadrement et d’un appui de fenêtre ; structurer les surfaces par la pose d’un bandeau ; souligner une arête en alternant des pierres de grande et de plus petite taille pour recréer un chaînage d’angle… La règle est de garder le sens de la mesure et de ne pas surcharger la façade, de respecter les proportions par rapport aux dimensions des baies et à celle du pavillon et d’éviter les éléments trop imposants, en particulier si le bâtiment n’est pas très haut. Bref, de conjuguer esthétique et sobriété.
Les corniches extérieures Xterio d’Orac decor en polyuréthane permettent d’atténuer la monotonie d’une façade. Les petites peuvent agrémenter une lucarne, tandis que les modèles plus larges accentuent le relief d’une gouttière traditionnelle. La gamme comprend également des épis de faîtage, à poser sur la crête d’un pignon, plus résistants aux intempéries que leur équivalent en terre cuite, des tasseaux en forme de potence et des corbeaux décoratifs de grande dimension qui se fixent sous les auvents, les baies vitrées ou les bow-windows. Ces produits en Duropolymer – un composé de polystyrène extrudé de haute densité résistant aux chocs – ont l’apparence du bois sans en avoir les contraintes d’entretien.
Les fabricants de revêtements de façade et d’isolants thermiques par l’extérieur incluent dans leurs offres des modénatures : gamme Armaterm de Zolpan, profilés moulurés de Weber, Pardecors de Parexlanko, système d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) de Sto.

Une mise en œuvre rapide

Grâce à ces solutions rapportées, un pavillon comportant une porte et deux fenêtres peut être traité en une journée. Les éléments étant légers et faciles à couper, un professionnel les posera sans difficulté. De plus, les colles séchant vite, le chantier avancera rapidement. Malgré tout, ces produits doivent être correctement mis en œuvre pour résister aux intempéries et garantir une étanchéité et une esthétique parfaites à long terme. Pour assurer la pérennité de l’ensemble, ils doivent être fixés sur une façade bien plane, propre, sèche et en bon état. Si ce n’est pas le cas, il faut au préalable gratter et décaper les anciennes peintures ou les vieux revêtements organiques. 
La pose s’effectue après avoir marqué l’emplacement où va venir s’appliquer la moulure. Le profilé est découpé avec un outil adapté à sa taille (boîte à coupe avec scie égoïne), puis encollé au dos. Chaque industriel propose la colle qui convient à ses produits. Une fois la moulure en place, le surplus de colle est ôté à l’aide d’une spatule. Cette même colle est utilisée pour le traitement des joints et des coupes d’onglet.

Respecter les règles de l’art

Lorsque les moulures sont de grande dimension (par exemple, pour les appuis de baie ou lorsque le débord est supérieur à 7 cm) ou en présence d’une ITE, il faut ancrer l’élément dans le support au moyen d’une fixation mécanique (cheville et vis). Cette opération s’effectue après le collage, ce qui permet de maintenir la moulure en place pendant le perçage. Dans le cas de l’ITE, cela implique de traverser l’isolant. Le trou peut être comblé avec de la mousse de polyuréthane. La tête de la vis est ensuite noyée dans la moulure avec de la colle. Pour assurer l’étanchéité et éviter ainsi les infiltrations entre la modénature et le support, un cordon de colle est déposé tout autour du motif. Enfin, les moulures sont recouvertes de deux couches de peinture acrylique.
Le professionnel doit, en dernier lieu, traiter les points singuliers. Ainsi, lorsque la modénature est posée en appui de fenêtre ou en acrotère (par exemple, en jonction d’une terrasse), il faut poser une bavette de protection en zinc pour assurer l’étanchéité.


Mots-clés :

ENDUIT , FACADE , TRAVAUX




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