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Systèmes de guidage : navigateur GPS ou smartphone

Juillet-Août 2010
Le Particulier Pratique n° 359, article complet.
Auteur : HENRI (Benoit)

Avec les appareils photo numériques, les GPS ont très longtemps été le matériel high-tech favori des Français. Mais depuis quelque temps déjà, les ventes de ces petits appareils de guidage stagnent. Il y a principalement deux raisons à cela : la plupart des constructeurs automobiles proposent aujourd’hui un système de navigation sur les modèles de série à un prix assez abordable ; de nombreux consommateurs ont été séduits par les smartphones, ces téléphones multifonctions capables aussi de lire de la musique et des vidéos, de prendre des films et des photos… et de nous guider sur les routes.
Si vous n’êtes pas encore équipé d’un de ces appareils, la question du choix peut se poser. Pour vous aider à trancher, nous avons opposé un système de navigation classique à un smartphone. Nous n’avons pas pris en compte la qualité et la précision des cartes, les fournisseurs pouvant être les mêmes dans un système comme dans l’autre. Nous avons retenu des critères pratiques tels que la facilité d’installation, la qualité de l’affichage et la simplicité d’utilisation.

Installation : les GPS ouvrent la marche

Pour être bien en vue dans l’habitacle d’une voiture, le système de guidage doit être fixé sur le pare-brise ou sur le tableau de bord. Lorsque vous achetez un GPS classique, il est livré, au minimum, avec un support ventouse et un câble d’alimentation sur allume-cigare. Certains modèles un peu plus haut de gamme sont fournis avec un stylet, qui facilite la navigation sur l’écran tactile, et/ou un câble USB permettant de se raccorder à un ordinateur pour la mise à jour des cartes, par exemple. Un smartphone servant, avant tout, à communiquer, les accessoires liés à la fonction GPS doivent être achetés en plus. Pour profiter pleinement du système de guidage, il est donc nécessaire de faire quelques emplettes, et, en premier lieu, d’acquérir des cartes. En effet, si le contrôleur GPS est bien présent sur le téléphone, il lui faut matérialiser sa position sur un plan. Le téléchargement peut être gratuit (voir p. 34), mais les cartes France et Europe de TomTom sur l’iPhone, par exemple, coûtent une soixantaine d’euros sur l’AppStore d’iTunes. à cela, vous devrez toujours ajouter le prix d’un socle ventouse universel pour fixer l’appareil (une petite trentaine d’euros en moyenne) et un câble d’alimentation allume-cigare (une vingtaine d’euros).

Affichage : les GPS se détachent

Plus un écran est large, plus l’affichage et la navigation dans les cartes sont confortables. à ce jour, ce sont les boîtiers GPS qui offrent les plus grandes diagonales d’écran. Les plus petits modèles disponibles aujourd’hui à la vente sont équipés d’un écran de 3,50 pouces (environ 9 cm), tandis que les plus grands peuvent atteindre les 7 pouces (environ 18 cm), la moyenne se situant autour des 5 pouces (environ 13 cm). En ce qui concerne les smartphones, même si de gros efforts ont été faits, la diagonale moyenne tourne autour des 3,50 pouces (celle de l’iPhone, par exemple), soit celle correspondant aux plus petits modèles de GPS classiques. Ce choix des constructeurs est logique : un smartphone, avant d’être un GPS, est un téléphone multifonction, qui doit pouvoir se glisser dans un sac à main ou dans la poche d’une veste. Cependant, quelques appareils font exception, leur surface d’affichage se rapprochant de celle d’un GPS classique : le Xperia X10 de Sony Ericsson et le Galaxy S de Samsung ont un écran de 4 pouces (environ 10 cm), le TG01 de Toshiba passe juste au-dessus avec 4,10 pouces (environ 10,50 cm) ; le record est détenu par le HD2 du fabricant taïwanais HTC avec une diagonale de 4,30 pouces (environ 11 cm).

Ergonomie : match nul

Les smartphones comme les GPS sont dotés d’un écran tactile. La navigation dans les différents menus se fait donc avec le doigt ou avec un stylet. Plus la surface d’affichage est grande, plus la manipulation est aisée et confortable. L’interface logicielle développée par l’éditeur du programme de navigation a aussi son importance, et ce critère est indépendant du type d’appareil. En sachant que les deux catégories disposent de l’affichage des cartes en deux et trois dimensions, ainsi que du guidage vocal.

Prix : un point supplémentaire pour le GPS

Les GPS de voiture coûtent entre 60 et 300 € pour le gros de l’offre du marché. Il existe quelques modèles entre 500 et 800 €, mais ils sont plutôt destinés aux poids-lourds et aux camping-cars. Ce prix comprend la station de guidage, les cartes routières, le socle et le câble d’alimentation.
Pour les smartphones, même si l’on possède déjà l’appareil, il faut s’équiper des accessoires (socle et alimentation) ; comptez une petite cinquantaine d’euros, soit presque le prix d’un GPS de base. Quant aux cartes, elles peuvent maintenant être gratuites : Google Maps Navigation, qui fonctionne avec le système d’exploitation Android (version 1.6 et supérieure), et Ovi cartes, présent sur certaines références Nokia (voir sur le site nokia.fr/experiences-et-services/ovi-cartes). Toutefois, cela ne suffit pas à combler l’écart avec les GPS.

Rangement : vive les smartphones !

Afin de ne pas attirer les convoitises, il est fortement conseillé de ne pas laisser son GPS d’habitacle en vue lorsque l’on gare sa voiture. Il est préférable soit de le ranger dans la boîte à gants, soit de l’emporter avec soi. La seconde solution n’est pas toujours très pratique : l’appareil est trop gros et trop lourd pour tenir dans une poche de veste ; il faut le faire cohabiter avec son portable dans un sac déjà bien chargé… Bref, on ne sait pas trop quoi en faire ! Le smartphone n’a pas cet inconvénient, puisqu’un même appareil combine toutes les fonctions. Lorsqu’on n’a plus besoin du mode GPS, il redevient un téléphone multifonction peu encombrant.

Notre conclusion : à chacun son domaine

Pour résumer, chacune des deux catégories de produits répond à une utilisation bien particulière. Le système de navigation classique est plutôt conseillé à un utilisateur assidu, qui prend la route régulièrement et qui a besoin du confort d’un écran large et d’un appareil totalement destiné au guidage. A contrario, le smartphone convient mieux aux personnes qui utilisent un GPS ponctuellement. Il suffit alors d’avoir téléchargé les cartes sur le téléphone pour y avoir accès. Petite précision : même en mode GPS, un smartphone reste un téléphone. Si quelqu’un vous appelle en cours d’utilisation, le système de guidage s’efface au profit de la communication. Il se relance automatiquement une fois l’appel terminé.

Benoit Henri


Mots-clés :

CARTE ROUTIERE , GPS , INTERNET , TELEPHONE MOBILE




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