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Électricité : privilégiez les tarifs réglementés d’EDF

Juillet-Août 2010
Le Particulier n° 1051, article complet.
Auteur : FERRON (Aurélien)

Nombre de logements équipés : 30 millions. Origine Nucléaire : 75% Hydraulique : 12% Thermique (gaz, charbon, fioul…) : 11% Autres (énergies renouvelables) : 2% Distributeurs Fournisseurs historiques :

  • EDF
  • Entreprises locales de distribution.

Opérateurs alternatifs :

  • Direct énergie
  • Enercoop
  • Énergem
  • GDF Suez
  • Planète oui
  • Poweo.

Sur ce marché ouvert à la concurrence depuis le 1er juillet 2007, plus de 95 % des particuliers bénéficient encore des tarifs réglementés des fournisseurs historiques (EDF principalement). Ils sont restés à l’abri de l’envol des prix de l’énergie de la dernière décennie. Mais la donne risque d’évoluer.

Comment les prix sont-ils fixés ?

Les tarifs réglementés, fixés par l’État, correspondent aux coûts supportés par EDF pour fournir ses clients en électricité. Ils évoluent une fois par an via un arrêté ministériel, généralement publié au cœur de l’été (autour du 15 août). Le contrat de service public signé en 2005 entre l’État et EDF précise, par ailleurs, que les tarifs appliqués aux particuliers ne doivent pas, jusqu’en 2010, dépasser l’inflation. De fait, le prix de l’électricité a progressé 10 fois moins vite que le coût de la vie sur les 20 dernières années, les tarifs français s’avérant être 25 % moins élevés que ceux de la moyenne européenne, selon l’Office statistique européen, Eurostat. Cette situation tient au fait que la grande majorité de l’électricité produite par EDF provient de son parc de 58 réacteurs nucléaires répartis dans 19 centrales. Le nucléaire permet à EDF d’obtenir des coûts de production parmi les plus bas d’Europe, estimés à 34 € le mégawatt-heure (MWh). Le MWh d’électricité est ensuite revendu aux particuliers de 110 € à 130 € (frais de transport, de distribution et taxes inclus, voir p. 79). Sur les marchés de gros (où tout distributeur peut s’approvisionner), les prix dépassent 40 € le MWh depuis 2005 pour aujourd’hui se négocier aux alentours de 55 €.

Comment faire baisser la facture ?

Une demi-douzaine d’opérateurs alternatifs proposent aux particuliers de l’électricité à des prix jusqu’à 8 % inférieurs aux tarifs d’EDF. Mais s’engager avec eux est déconseillé. Même si ce choix n’est plus définitif (voir encadré ci-dessous), la pérennité des circuits alternatifs ne semble guère assurée. Pour les nouveaux opérateurs, il est difficile de concurrencer sur le long terme les tarifs réglementés, inférieurs au prix du marché, sans disposer d’une production nucléaire. La donne pourrait changer avec la loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) qui devrait être adoptée d’ici la fin de l’année et entrer en vigueur en 2011. Sous la pression de Bruxelles et afin de développer la concurrence, le texte prévoit pour EDF l’obligation de vendre à ses concurrents environ un quart de sa production d’origine nucléaire à prix coûtant. De ce prix (fixé par décret une fois la loi votée) dépendra la capacité des opérateurs alternatifs à être compétitifs sur le long terme. Ces derniers militent pour payer le MWh 34 €, alors qu’EDF exige un minimum de 42 €, justifiés, selon l’opérateur, par les lourds investissements à venir (35 milliards d’euros d’ici à 2030 pour la prolongation de 30 à 40 ans de la durée d’exploitation des réacteurs âgés de près de 24 ans en moyenne). En bonne logique, EDF devrait répercuter cette hausse de ses coûts de production de 34 à 42 € par MWh à ses tarifs réglementés. Selon les calculs de la commission de régulation de l’énergie, les particuliers pourraient subir une hausse de 11,5 % dès 2011, puis de 3,5 % par an jusqu’en 2025. Le gouvernement a démenti ces informations, mais les taux réglementés risquent d’augmenter. Malgré cette hausse probable, souscrire une offre au prix de marché peut s’avérer encore plus risqué. Prenons le cas des professionnels ayant fait le choix des opérateurs alternatifs dès 2000 (date de l’ouverture à la concurrence pour les industriels). Intéressante dans un premier temps, cette option s’est révélée désastreuse dès 2005, après la flambée du prix de l’électricité, à tel point que les pouvoirs publics ont dû mettre en place, fin 2006, un tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché (Tartam) autorisant leurs clients professionnels à bénéficier à nouveau de tarifs régulés, le différentiel étant payé… par l’État. Pour faire baisser votre facture, vérifiez si vous bénéficiez, chez EDF, d’une option tarifaire adaptée. L’option Heures pleines/heures creuses, qui procure 8 heures par jour de tarifs privilégiés ne s’avère intéressante que si plus de 25 %, voire 40 % de vos consommations sont facturées en heures creuses. Pour un abonnement de 9 kVA et une consommation de 8 000 kWh par an, ce n’est rentable que si plus de 2 000 kWh sont consommés en heures creuses. En deçà, l’option Base est plus favorable. Quant au tarif Tempo, il implique de
suivre de près sa consommation car le prix peut grimper à 0,50 €/kWh (soit 5 fois le prix moyen pratiqué) pendant 22 jours par an.


Mots-clés :

ELECTRICITE , FACTURE , FIOUL DOMESTIQUE , GAZ NATUREL , GPL , PRIX




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