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Renouveler l'air pour se débarasser de l'humidité ambiante

Avril 2010
Le Particulier Pratique n° 356, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Les limites des absorbeurs d’humidité. Le rôle du déshumidificateur. Radicale, la ventilation mécanique.

L’humidité de l’air ambiant est due à nos modes de vie. Après la première crise pétrolière, pour réaliser des économies d’énergie, nous avons confiné les espaces et transformé nos habitations en véritables bouteilles thermos, créant ainsi des pathologies puisque l’humidité ne peut plus s’évacuer. Auparavant, les fenêtres non isolées assuraient une ventilation permanente, les combles non habités faisaient respirer la maison. Une famille de quatre personnes génère, en moyenne, de 55 à 75 l de vapeur d’eau par semaine, entre la respiration, les douches, la cuisine… De plus, nos logements ne comprennent pas de pièce où faire sécher le linge, grand générateur de vapeur d’eau. Plus l’air est chaud, plus il peut contenir d’humidité. Le point de rosée est la température à laquelle un échantillon d’air devient saturé. La condensation se forme sur les surfaces dont la température est égale ou inférieure au point de rosée, en particulier sur les parois froides, exposées au nord. L’isolation thermique des murs, un chauffage régulier, ainsi qu’une bonne ventilation du logement permettent de limiter le phénomène (voir LPP n° 329). Les entrées et les sorties d’air doivent être nettoyées régulièrement et ne jamais être obstruées. Quelques minutes d’aération quotidienne suffisent à renouveler l’air.

Les limites des absorbeurs d’humidité

Il s’agit de petits boîtiers dans lesquels des sels (chlorure de calcium) – empaquetés dans des sachets ou, nouveauté de Rubson, compactés sous forme de pastilles afin d’éviter l’éparpillement – captent l’humidité. Aujourd’hui, plus besoin de les cacher, tous les fabricants en ayant amélioré le design : Sensation de Rubson, Absorbeur d’humidité bio & déco (composé de chlorure de magnésium) de Dip étanch. Ces dispositifs ne conviennent qu’aux petites surfaces (20 à 40 m2 en fonction des modèles) et doivent être rechargés environ tous les 2 mois.

Le rôle du déshumidificateur

Plus encombrant et plus cher (comptez jusqu’à plusieurs centaines d’euros) qu’un absorbeur, le déshumidificateur permet une absorption plus importante. Son principe de fonctionnement est simple : l’air est aspiré et refroidi (la vapeur d’eau se transforme en condensation, qui est recueillie dans un réservoir) avant d’être rejeté dans la pièce. Certains de ces modèles peuvent être intéressants pour les personnes allergiques, car ils comprennent des filtres qui retiennent les particules irritantes. La plupart évacuent entre 10 et 15 l d’eau en 24 h dans des surfaces comprises entre 15 et 50 m2 (marques De’Longhi, Zibro, Alpatec). Le champion toutes catégories reste le déshumidificateur d’Ebac, qui peut traiter jusqu’à 250 m2 et retenir jusqu’à 25 l d’eau. L’utilisation de ces appareils doit se limiter au traitement de l’humidité de l’air. S’en servir en cas de parois humides risquerait d’accélérer le phénomène d’imprégnation (comme un morceau de sucre au fond d’une tasse de café). Sachez, enfin, que les produits d’importation que vous trouverez sur le marché ne conviennent pas toujours à nos climats.

Radicale, la ventilation mécanique

Si le problème d’humidité persiste, le renouvellement de l’air doit être activé mécaniquement. Actuellement très prisée, la ventilation double flux est coûteuse et peu adaptée à la rénovation. Domosystem propose une ventilation par insufflation, Domosec ventilation. Ce système assure le renouvellement de l’air toutes les 90 min environ sans refroidir l’air ambiant – donc sans dépenses de chauffage supplémentaires – et avec une consommation électrique minime. Il rend l’air intérieur homogène en brassant l’air chaud situé sous le plafond et l’air froid du bas, d’où un meilleur confort. L’air extérieur est aspiré dans les combles individuels aérés ou en façade. Le point d’insufflation est, généralement, placé à l’endroit le plus haut du logement : au plafond du couloir à l’étage ou dans sa cloison. L’évacuation de l’air vicié s’effectue par une légère mise en pression de l’habitation ; il est expulsé par les ventilations hautes des pièces humides et par les bouches d’aération dans les menuiseries des pièces sèches. Résultat : l’hygrométrie est régulée, l’air filtré, les polluants sont évacués et les nuisances liées à la condensation supprimées. Murprotec propose un système similaire, la centrale de traitement de l’air (CTA) pour la maison individuelle, ainsi qu’un appareil destiné aux petites surfaces (25 m2 au maximum), le système de traitement d’air (STA). Pour les questions classiques de VMC, vous pouvez consulter les n°s 345 et 270 du Particulier pratique.

Absorbeur et déshumidifi­ca­teur, des solutions pour lutter contre l’humidité, à utiliser selon la surface à traiter.

Avec le STA de Murprotec, l’air frais est préchauffé par l’échangeur du ventilateur avant de pénétrer dans la pièce. L’air vicié est extrait en passant par un échangeur de chaleur.


Mots-clés :

HUMIDITE , ISOLATION THERMIQUE , MATERIAU ISOLANT , TRAVAUX




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