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Rubrique essai : le couteau FK-110-WH de Kyocera, couteau en céramique, acéré mais vulnérable

Mars 2010
Le Particulier Pratique n° 355, article complet.
Auteur : JACQUES (Dominique)

Prise en main du couteau. Découpe de rôti cuit et de filet de poisson cru. éminçage de tomates, concombres, carottes, de gingembre et d’échalotes. Hachage de fines herbes. Tranchage de pain et de fromage. Désossage de poulet cru. Lavage.

Poids : 60 g.
Longueur de la lame : 11 cm. 
Kyocera : 01.45.12.02.20.
Points de vente : BHV, Galeries Lafayette et à La Carpe (la-carpe.com, 01.47.42.73.25).

Les anciens confiaient leurs lames aux rémouleurs ambulants. Dans notre société du “prêt à jeter”, ce métier a disparu des villes. Nos couteaux de cuisine, eux, s’émoussent toujours autant ! Certes, il est possible de les affûter soi-même au fusil ou sur une pierre à aiguiser, mais, au fil des ans, leur tranchant s’use. Nous n’avons plus alors le choix que de nous escrimer avec des lames qui roulent, d’en acquérir de nouvelles… ou d’aller voir du côté des couteaux en céramique.
Arrivés du Japon dans les années 1990, ces instruments, malgré une sensibilité  aux chocs, se caractérisent par le tranchant et la longévité de leur lame. Kyocera, fabricant japonais de céramique industrielle, de ­composants électroniques et d’équipements de bureau, affirme que sa coutellerie – commercialisée depuis 1985 – garde son fil, sans affûtage, une dizaine d’années. Sous réserve que soient scrupuleusement respectées ses consignes d’utilisation. La firme préconise, notamment, de n’employer ses couteaux que pour la découpe de viande (sans os), de fruits ou de légumes frais ; de ne jamais les utiliser sur du marbre, de la pierre ou des assiettes ; d’éviter de les laisser tomber sur une surface dure ou de se servir de l’extrémité comme pivot.
Fabriqués essentiellement à base d’oxyde de zirconium (ZrO2) [voir LPP n° 336], un ­composant chimique résistant à l’usure et aux attaques de métaux, ces couteaux en céramique se révèlent, en outre, insensibles à la corrosion et à l’oxydation. Un mélange de robustesse et de fragilité qui nous intrigue et nous donne envie de “cuisiner” ces drôles de lames.

Le tranchant d’un rasoir

La découpe de poisson cru (sans arêtes) et de viande (sans os) est nette et rapide. Nul besoin de forcer, que le rôti soit trop ou pas assez cuit. Idem pour l’éminçage de légumes et de fruits (même très mûrs) ou le hachage de fines herbes (ciboulette, persil). Le pain frais, voire légèrement rassis, se tranche facilement ; le poulet cru se désosse en un tournemain.
En revanche, le débitage de volaille ou d’un lapin entier est à proscrire, la lame risquant de se briser. Ce type de couteau ne constitue qu’un complément de son concurrent en acier, il ne peut le remplacer totalement.

Attention aux entailles !

La lame très fine – environ 2 mm pour la tranche et quelques microns pour le fil – se termine en arrondi, ce qui paraît rassurant. Le couteau est léger : parfait, se dit-on, il sera facile à manier. Les distraits veilleront, cependant, afin de ne pas se blesser, à bien placer leur main sur le manche (en plastique), aucune encoche n’étant prévue pour le doigt, contrairement au couteau classique de la photo de gauche.

Des conditions d’emploi draconiennes

à cause de la fragilité de la lame, les coupes doivent s’effectuer sur une planche en bois ou en plastique.
Un petit rien, pourtant bien embarrassant dès qu’il s’agit de trancher un morceau de pain, si votre plan de travail est en carrelage, en pierre ou d’un autre matériau dur. Toujours afin d’éviter les chocs, le lave-vaisselle est déconseillé. La surface très lisse de la lame rend son nettoyage aisé : un passage sous l’eau du robinet suffit, mais il faut veiller à ne pas effleurer le fil, surtout lors de l’essuyage. De même, après utilisation, n’ensevelissez pas le couteau dans le fatras d’un tiroir : il pourrait être heurté ; sans compter que vous risqueriez de vous couper.

L’affûtage, à la maison ou en usine

Pour l’aiguisage à la maison, Kyocera propose un nouvel affûteur électrique, le DS-50. Pour un effilage en usine, comptez entre 15 et 20 € HT, port inclus. On pourra même reprendre une petite ébréchure. Les enseignes qui vendent ce couteau peuvent se charger de le renvoyer. S’il vous a été offert (au retour d’un voyage au Japon, par exemple), il suffit de contacter le service après-vente de Kyocera : Jean-Paul Spetebroot, Sarl Naifu, Mandailles-le-Donjon, 12500 Castelnau-de-Mandailles (contact@naifu.fr).

Par Dominique Jacques


Mots-clés :

COUTEAU , EQUIPEMENT DOMESTIQUE , VAISSELLE




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