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Les assureurs sont contraints de revoir la rentabilité de leurs fonds à la baisse

Mars 2010
Le Particulier n° 1047, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

C’est l’un des paradoxes de l’assurance vie : les assureurs traditionnels, qui diffusent leurs produits via des réseaux d’agents généraux, des commerciaux salariés ou des courtiers conseillers en gestion de patrimoine, n’occupent qu’une petite place dans ce marché gigantesque, bien loin derrière les banques. Pourtant, les assureurs disposent d’actifs financiers anciens qui leur ont longtemps procuré une bonne rentabilité. Gérant, à la fois, des engagements à très long terme pour la retraite de salariés d’entreprises ou d’indépendants et de l’épargne individuelle, ils sont ainsi, généralement, de gros détenteurs d’immobilier et d’actions dans leurs portefeuilles. Mais cet atout s’est transformé en faiblesse : la crise financière et immobilière qui sévit depuis la fin 2007 les frappe plus durement que les autres. Par exemple, Generali, confronté à la nécessité de passer des provisions pour compenser la baisse du cours des actions qu’il détient en portefeuille, a été contraint de faire décrocher le rendement de plusieurs de ses fonds en euros de 0,70 à 1 %. Leurs performances se situent donc, désormais, parmi les plus basses du marché, à 3 % pour des contrats les plus anciens, et à 3,50 % pour les plus récents. Même si elle est moins prononcée, la chute des rendements est également de circonstance à Allianz (ex-AGF) et Axa. Dans cette dernière société, les taux tombent ainsi à 3,50 % pour certains contrats. Seuls de rares assureurs comme Aviva et Fortis s’en sortent un peu mieux, en parvenant à maintenir un taux supérieur à 4 %.
Une telle contre-performance des assureurs est inhabituelle. En 2009, les fonds en euros des principales compagnies d’assurance vie ont délivré des rendements juste équivalents à ceux des bancassureurs, voire parfois inférieurs. Le Crédit agricole offre des performances meilleures que celles d’Allianz : une première qui marque peut-être la fin d’une époque, puisque les banques étaient, jusque-là, toujours à la traîne en matière de rémunération.
Les fonds en euros des assureurs souffrent d’un autre défaut : les contrats qui les abritent font, en général, l’objet d’un renouvellement régulier ; dès lors qu’un produit n’est plus commercialisé, il bénéficie d’un rendement inférieur à ceux des contrats nouvellement lancés. C’est une pratique commerciale d’autant plus choquante que l’assureur utilise pour cela les gains procurés par l’épargne des clients les plus anciens, qui servent à gonfler les performances des nouveaux clients. En effet, l’ensemble de l’épargne récoltée sur les différents contrats de chaque assureur est géré collectivement au sein d’un actif général à la société, et non pas dans des actifs cantonnés spécifiques à chaque contrat (voir p. 27).


Mots-clés :

ASSURANCE VIE




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