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Test comparatif : 8 casques hi-fi, une bonne écoute dans le silence

Test comparatif : 8 casques hi-fi, une bonne écoute dans le silence
Janvier 2010
Le Particulier Pratique n° 353, article complet.
Auteur : PRUGNARD (Ghislain)

8 casques, aux caractéristiques réellement hi-fi, représentant les principales catégories d’appareils proposés sur le marché. Mesure de la bande passante. Utilisation sur un baladeur iPod, une chaîne hi-fi très haut de gamme et un téléviseur, en liaison filaire ou sans fil, suivant les possibilités de chacun. Appréciation de leur praticité et confort de port. Ghislain Prugnard

Nous avons éliminé de ce test les écouteurs et casques miniatures, destinés à un usage nomade, principalement sur les baladeurs. Bien que certains atteignent une excellente qualité de son, ils ne peuvent offrir le même confort d’écoute que les versions hi-fi. En revanche, nous avons inclus dans notre ­comparatif un appareil avec réducteur de bruit intégré et deux modèles sans fil, ne serait-ce que pour en expliquer le principe et en vérifier les performances et les limites.
Le premier point à déterminer est l’utilisation principale du casque. Est-il destiné à remplacer des enceintes acoustiques afin que vous puissiez apprécier au mieux la musique en haute-fidélité ? Vous permettra-t-il de profiter, seul, du son du téléviseur ou de compenser des problèmes d’audition ? Souhaitez-vous l’utiliser vous-même ou le faire porter à l’un de vos proches qui vous dérange lorsqu’il écoute son programme musical ou télévisé ?
Le principe d’un casque audio est très simple : en plaçant les membranes vibrantes directement sur les oreilles, on supprime un certain nombre de problèmes acoustiques. Il en résulte plusieurs avantages : le couplage de la membrane vibrante émettrice et du tympan permet d’avoir une bande passante, du grave à l’aigu, théoriquement sans limitation ; on élimine les perturbations acoustiques dues au local d’écoute (résonances dans le grave, positionnement de l’auditeur dans la pièce, réflexion des sons sur les murs) ; on s’isole, plus ou moins bien, des bruits ambiants parasites, ce qui apporte également une meilleure qualité sonore. Quant aux inconvénients, ils concernent surtout le port du casque lui-même. Tout d’abord, le contact des oreillettes, le serrage du bandeau et la chaleur générée par un port prolongé sont autant d’incommodités que tout le monde ne supporte pas forcément bien. D’autre part, cette isolation des bruits extérieurs, plus ou moins totale, peut être ressentie comme stressante ; dans certaines situations, elle est même dangereuse. Enfin, on se retrouve, sauf avec les modèles sans fil, relié en permanence à la source émettrice via un câble.
Un point fondamental tient, d’ailleurs, au choix entre un casque filaire et un “sans fil”. Ce dernier s’avère plus pratique si vous comptez utiliser le casque tous les jours pour regarder la télévision. Deux types de transmission sans fil coexistent : par infrarouge et par ondes radio. La première assure un captage du son d’excellente qualité, mais sur une distance très courte, d’une dizaine de mètres au maximum. C’est, certes, bien suffisant devant un téléviseur, mais dès que le faisceau infrarouge est “coupé” (passage d’une personne, tête tournée ou penchée), la réception se dégrade. Nous lui préférons donc la réception radio, plutôt en modulation de fréquence, qui donne une très bonne qualité, sur une grande portée : pour l’écoute de la musique, vous pouvez parfaitement vous trouver dans une autre pièce que celle où est l’émetteur radio ou vous déplacer continuellement dans votre logement sans compromettre la réception.
Depuis peu, des casques sans fil utilisent une liaison de type Bluetooth (comme les oreillettes des téléphones mobiles). La qualité est désormais excellente, mais nous avons relevé un inconvénient : il y a parfois des interférences avec d’autres appareils ou matériels sans fil (caméra de surveillance à liaison radio, souris d’ordinateur…). De plus, la transmission Bluetooth ne nous paraît intéressante que si la source émettrice (baladeurs audio, etc.) en est elle aussi équipée, sinon il faudra ajouter un adaptateur.
Par ailleurs, certains modèles sans fil permettent d’acheter une base unique, pour l’émission du signal et la recharge des batteries, sur laquelle peuvent s’adapter plusieurs casques d’écoute proprement dits, utilisables simultanément. Non seulement les auditeurs y gagnent en souplesse, mais en plus le coût total de l’équipement est réduit. Un point appréciable pour les familles nombreuses.
Parmi les types de casques sans fil commer­cialisés, il existe des modèles classiques à oreillettes et d’autres à écouteurs montés sur des branches, dits stéthoscopiques (c’est le cas d’un des deux Sennheiser testés). Gros avantage de ces versions stéthoscopiques, les utilisateurs qui portent des lunettes n’ont pas à supporter la pression désagréable des oreillettes sur leur monture.
Examinons maintenant les casques classiques. Dans cette catégorie, on compte trois types d’oreillettes : ouvertes, semi-ouvertes ou fermées (on dit aussi closes). En fait, la conception d’un casque est toujours la même. Ce n’est rien d’autre qu’un mini-haut-parleur dont la proximité avec le tympan et le pavillon de l’oreille permet de reproduire toute la gamme des fréquences audibles puisqu’il y a très peu de molécules d’air à mouvoir.
Cependant, l’arrière de la membrane peut être chargé par un volume clos, semi-ouvert ou totalement ouvert. Un casque clos génère, en général, plus de grave qu’un casque ouvert. Inversement, ce dernier donne une sensation d’aération sonore bien supérieure, au ­détriment de la sensation de reproduction des fréquences graves, donc. Un casque ouvert isole moins bien des bruits extérieurs, ce qui, selon les cas, sera considéré comme une qualité ou un défaut. Forts de ces constatations antinomiques, les constructeurs ont tenté d’obtenir un équilibre en concevant des modèles semi-ouverts. Au-delà des performances acoustiques purement musicales, le confort du port du casque est largement tributaire du type de fonctionnement choisi. En règle générale, un modèle clos est plus fatigant à porter sur une longue période qu’un modèle ouvert. Non pas tant à cause de son poids (on en fabrique maintenant de très légers) que parce qu’il provoque un échauffement des oreilles. Avant d’arrêter votre choix, il est donc recommandé d’essayer en magasin les différentes versions d’appareils.
Ce panorama serait incomplet si nous n’évoquions pas aussi les casques avec réducteur de bruit, en pleine expansion. Le principe en est le suivant : un microphone est intégré dans l’oreillette afin de capter tous les sons ambiants jugés parasites. Un circuit électronique analyse ces bruits, puis les réinjecte dans les écouteurs, superposés au signal que l’on souhaite entendre, mais en opposition électrique de phase. De cette manière, ce signal en opposition de phase annule purement et simplement les bruits externes parasites en phase (voir LPP n° 321). Sur le papier, ce procédé est imparable. En pratique, il se heurte à quelques contraintes. Il faut que le circuit de traitement électronique ait un temps d’analyse et de réponse très rapide. Avec les technologies modernes, ce n’est plus un problème, à condition que le bruit ambiant à supprimer présente un caractère suffisamment continu et régulier. Concrètement, cela fonctionne très bien avec le bruit de fond d’un moteur d’avion, de train ou d’un appareil électroménager ou de bricolage, mais reste relativement décevant sur des sons ponctuels, comme des coups de marteau ou des cris d’enfants. N’en attendez donc pas de miracles, et faites un essai avant d’opter pour un tel casque. D’autant que les modèles de qualité demeurent encore parmi les plus encombrants et les plus chers. De plus, il faut alimenter le circuit électronique, via des piles ou une batterie rechargeable.
Nous l’avons déjà précisé, le confort du port du casque constitue un critère de choix fondamental. Il dépend, notamment, de la taille, de la forme et du matériau des coussinets en contact avec le pavillon des oreilles. Certains sont en cuir, d’autres en velours. Là encore, c’est affaire de goût personnel. Le cuir semble, a priori, plus hygiénique, car il se nettoie plus facilement. Renseignez-vous auprès du vendeur sur la possibilité d’acquérir par la suite des coussinets de rechange.
Pour les casques filaires, le diamètre et la longueur du câble représentent également des facteurs de choix non négligeables. Le câble-ressort (entortillé sur lui-même) paraît passé de mode. Un câble long n’est pas forcément le plus pratique. Préférez-en un plutôt court (1,20 m), quitte à acheter une rallonge lorsque l’équipement le nécessite. La prise mini-jack stéréo de 3,50 mm de diamètre s’est généralisée avec les baladeurs audio. Toutefois, l’adaptateur pour l’ancien format jack 6,35 mm est presque toujours fourni d’origine.
Enfin, certains modèles de casque sont vendus avec des accessoires bien pratiques : étui ou coffret de rangement, souple ou rigide ; câble détachable ; rallonge, etc. Sinon, tous ces équipements peuvent s’acheter indépendamment à des prix raisonnables. Par ailleurs, quelques fabricants n’hésitent pas à utiliser des matériaux plus ou moins précieux sur leurs appareils (de l’acajou sur le Grado, par exemple) ou à décliner un modèle dans différents coloris (ici, le Panasonic). C’est le petit plus qui peut faire pencher la balance au moment du choix.

Ghislain Prugnard


Mots-clés :

CASQUE AUDIO , CASQUE HIFI , MATERIEL AUDIOVISUEL , MUSIQUE




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