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Test comparatif : 4 navigateurs GPS, à quel guide confier sa route ?

Décembre 2009
Le Particulier pratique n° 352, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

4 navigateurs GPS pour automobile (qui peuvent servir au piéton), de moyenne gamme, dont nous avons testé l’aptitude à vous guider, sans vous induire en erreur, la programmation, l’affichage, les fonctions annexes telles que les informations sur le trafic, la présence de radars, etc.

Les navigateurs GPS se sont emparés des habitacles automobiles. Fixés au pare-brise par une ventouse, ils se sont substitués aux cartes routières papier, aussi bien dans les déplacements courts que lors des départs en vacances. En France, il s’en est vendu 2,70 millions en 2008 (source GFK). Leurs prix chutent régulièrement, le milieu de gamme étant passé de 500 à moins de 300 € en à peine 2 ans. Les fabricants ont fini par se partager le marché : aujourd’hui, TomTom règne en Europe, tandis que Garmin, pionnier dans le secteur des navigateurs destinés à la navigation maritime et aérienne, a conquis le marché américain.
Ces appareils ajoutés à l’habitacle sont moins chers que ceux, vendus en option, intégrés dans les voitures neuves. Toutefois, l’utilisation de ces GPS nomades ne vous dispense pas d’être prudent : leur présence dans un véhicule attise les convoitises. Aussi est-il conseillé, en cas de stationnement prolongé, de cacher le support afin d’éviter que les roulottiers ne cassent une vitre pour chercher l’appareil dans la boîte à gants ou sous les sièges. Nous avons trouvé les supports plutôt satisfaisants, sauf celui du TomTom XL Live IQ, qui a tendance à se décoller trop facilement du pare-brise.
La prise en main ne pose pas trop problème. Heureusement, car en général les GPS ne sont accompagnés que d’un guide de mise en service rapide, voire d’un CD. Pianoter, tout simplement, sur l’écran tactile permet de consulter les menus et d’obtenir les réglages voulus. Lors des premières utilisations, et à défaut de copilote, il est préférable de programmer le trajet et de procéder aux réglages lorsque le véhicule est à l’arrêt. En conduisant, mieux vaut n’avoir que peu de recherches à effectuer, car il suffit d’un moment d’inattention pour faire un écart sur la route sans s’en apercevoir. En 2007, la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) soulignait ces dérives : “Il y a un détournement manifeste de l’attention pour 83 % des conducteurs (regard de plus d’une seconde sur l’écran).” Pour certains, le GPS constitue autant un danger au volant que le téléphone portable. à noter que deux de nos quatre modèles (Garmin et Navigon), avec leur micro et leur haut-parleur intégrés, servent de kit Bluetooth à un téléphone mobile équipé du même système de communication sans fil.
Les navigateurs que nous avons testés présentent l’avantage de pouvoir être mis à jour en achetant des cartes routières actualisées ou en téléchargeant la liste de géolocalisation des nouveaux radars. Les indications sur le trafic sont également très pratiques puisqu’elles permettent de changer d’itinéraire en cas d’embouteillage. évidemment, tout cela a un coût. Un GPS représente un investissement régulier élevé, dont il faut tenir compte : jusqu’à 50 €/an pour recevoir les informations concernant le trafic, 50 €/an pour être informé de l’emplacement des radars fixes et 100 € pour chaque mise à jour de la cartographie en Europe.
être renseigné sur la localisation des stations-service alentour (y compris celles hors de l’autoroute sur laquelle vous roulez) et sur les prix pratiqués s’avère aussi très utile (Navigon 7310 ViaMichelin). Autre atout de ces GPS, le signalement des radars fixes, voire des versions mobiles. On peut estimer que cela est immoral ; toutefois, c’est parfaitement légal en France. Il ne s’agit pas de rouler à 180 km/h sur autoroute ou à 80 km/h en ville, mais simplement de ne pas payer un petit dépassement occasionnel parce que l’on a été flashé à 118 km/h alors que la limitation de vitesse est de 110. Avec le TomTom XL Live IQ, il est possible d’aller encore plus loin, tout en respectant la légalité. Le fabricant vient, en effet, de passer un accord avec Coyote System, la marque d’avertisseurs de radars fixes et mobiles. Celle-ci compte plus de 250 000 utilisateurs, qui forment une communauté. Dès que l’un d’eux repère sur son trajet un radar mobile ou un gendarme avec des jumelles, il bipe les autres membres, et le point localisé sera annoncé, durant environ 4 h, à tous ceux qui empruntent le même itinéraire. Une prestation qui coûte 9,95 €/mois. D’autres constructeurs pourraient conclure des accords, avec AlerteGPS par exemple, une autre communauté, pour l’instant centrée surtout sur la région parisienne.
Enfin, sachez que le Mio Moow Spirit existe aussi dans la version 505TV, qui intègre un récepteur de télévision numérique terrestre (il ne fonctionne qu’à l’arrêt). Quant au Navigon 7310 Via Michelin, il offre la possibilité de télécharger, aux mêmes prix que ceux des versions papier, le Guide vert et le Guide rouge Michelin.

Par Pierre Labeÿ


Mots-clés :

AUTOMOBILE , CARTE ROUTIERE , GPS




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