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S'habiller chic en un clic

S'habiller chic en un clic
Novembre 2009
Le Particulier pratique n° 351, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Les marques de luxe dédaignent de moins en moins le Net comme canal de distribution, pourvu que leur notoriété n’y soit pas écorchée. Traditionnellement, elles écoulent leurs 5 à 6 % d’invendus auprès de leur personnel et préfèrent brûler les stocks plutôt que de les voir dans des solderies peu reluisantes.

Tout au plus confiaient-elles des accessoires, ou leurs lignes “diffusion”, aux sites de ventes privées sur Internet, à condition qu’ils ne les mêlent pas à des griffes de prêt-à-porter. Mais cela bouge. Certaines considèrent que leur réputation est protégée quand le prix de départ est tenu secret (sur yoox.com, par exemple) ou, simplement, parce que comme l’internaute doit se préinscrire pour avoir le droit d’acheter sur le site, les rabais pratiqués restent invisibles sur les moteurs de recherche, ce qui préserve la susceptibilité de leur réseau de distribution habituel.
Ainsi, des maisons comme Jil Sander, Agnona (beaux cachemires classiques) Marc Jacobs, Missoni, Balenciaga, Martin Margiela et les créateurs anversois ou plus glamour tels que Dolce & Gabbana se retrouvent surtout sur le site d’origine italienne yoox.com, sur bazarchic.com, mais aussi sur ceux liés à un show-room en dur, espacemax.com et annasand.com, par exemple.
Les sites annoncent des rabais mirobolants de 30 à 70 %, chiffres ardus à vérifier, car les collections tournent très vite (après seulement 3 mois, elles peuvent tomber dans le flou légal du déclassé). De quoi brouiller toute tentative de comparatif, d’autant que les marques ne disposent pas toutes d’une e-boutique.

Certaines marques sont résolument absentes

Personne ne s’étonnera de ne pas voir Hermès, qui possède, par ailleurs, un des sites les plus élégants, ni Chanel sur les sites de ventes. Que Paul Smith, par exemple, ne paraisse presque pas surprend davantage. L’explication est simple : il gère plutôt en direct, de sa e-boutique à Londres, ses soldes et promotions. Et comme un cyberacheteur français sur quatre a déjà commandé à l’étranger, la distance ne constitue plus un frein.

Un leader et des challengers

Vente-privee.com, avec 5,80 millions de clients, 850 marques, 1 800 ventes événementielles par an qui durent 2 à 4 jours, est de loin le leader des sites – il y en aurait 70 à l’heure actuelle. à lui seul, il capte 90 à 95 % du marché, avec une offre moyenne gamme mais très bien mise en valeur par d’excellents visuels, des vidéos, et avec une logistique parfaite (le service clients, notamment). Ses challengers, brandalley.fr (3 millions de membres), bazarchic.com et showroomprive.com, tentent de se différencier. La lutte est féroce, et certains, comme rushcollection.fr, le site de La Redoute, ont abandonné. Parmi les petits nouveaux, quelques-uns veulent se faire une place en proposant un délai de livraison bien plus court, 7 jours au lieu des 21 habituellement. Une rapidité possible uniquement si le site achète les stocks d’invendus au fabricant au lieu de lui transmettre les ­commandes au fur et à mesure. Une démarche plus coûteuse pour le cybermarchand, sauf s’il est adossé à une solderie en dur.

Yoox.com : le haut de gamme

Ce prestigieux cybermarchand italien, qui a ouvert une antenne en France, possède sans doute en portefeuille le plus grand nombre de marques haut de gamme, 500 exactement (Miu Miu, Givenchy, Dries Van Noten…).
Il vend aussi des collections spéciales dessinées pour le site par de (relativement) jeunes créateurs et dispose d’un rayon de modèles vintage, où s’acheter la robe imprimée de plumes de paon d’Emilo Pucci datant de 1959 (850 €). Le site est très informatif (mensurations précises, photos, avec possibilité de zoomer, qui rendent bien la texture des tissus). Quant aux prix, ce sont ceux pratiqués par les magasins d’usine de la banlieue de Florence.

Showroomprive.com : le petit dernier

Né en 2006, il vend plutôt de la moyenne gamme, hormis la présence d’Ungaro, Calvin Klein, Cacharel, Lamarthe et Tara Jarmon.
Les photos sont parfois approximatives, mais ce cybermarchand est l’un des plus rapides du secteur à livrer ses clients (7 à 10 jours environ, au lieu des 3 ou 4 semaines), car il paie comptant le stock, alors que beaucoup pratiquent l’achat “conditionnel”. Explication : il bascule ensuite ses invendus du Net sur un réseau de 1 000 solderies en dur. Les collections sont celles éditées l’hiver précédent, un peu antérieures s’il s’agit de modèles basiques. Un bon point : ici, le consommateur dispose d’un délai de rétractation de 30 jours et les réductions sont de 66 % en moyenne.

Bazarchic.com : le site qui monte qui monte…

Avec 700 marques disponibles et 100 ventes par mois, une sélection branchée et pointue. L’offre y est segmentée : collections bobos parisiennes (Sandro, Maje, Stella Cadente, Isabel Marant…), glamour (Dolce & Gabbana, Féraud…), sportswear (Marie Sixtine, Beretta…). Vous pouvez être informé et acheter de votre iPhone. Un club “privilège”, accessible en payant un droit d’entrée de 16 €, permet d’accéder aux ventes la veille. Un très bon point : le zoom assure de bien visualiser la qualité des étoffes et des finitions. En revanche, la livraison reste lente.

Annasand.com : sélectif

C’est le site haut de gamme de brandalley.fr, un des grands des ventes privées, qui concourt pour la place de challenger au côté de showroomprive.com et de bazarchic.com. Créé en avril 2008, il ne s’adresse qu’aux très bonnes clientes de brandalley.fr, avec un accès sélectif donc, et propose une vente par semaine, dédiée à un unique créateur. Les marques présentes se limitent à deux apparitions annuelles. Féraud, Stella McCartney ou Yohji Yamamoto y ont fait un passage éclair, mais aussi Antik Batik ou Comptoir des cotonniers. Le panier moyen s’élève à 300 €, contre 75 € sur brandalley.fr. Point original, s’y exposent des collections anglaises non distribuées chez nous. La carte VIP (à acheter) permet d’entrer dans la vente dès la veille au soir. Comptez environ 30 % de moins par rapport aux prix publics.
Un bémol, le rendu des coloris un peu incertain à l’écran.

Edwige Barron


Mots-clés :

COMMERCE ELECTRONIQUE , INTERNET , VETEMENT




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