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Quelle pile pour quel l'appareil

Quelle pile pour quel l'appareil
Novembre 2009
Le Particulier pratique n° 351, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

L’usage de la pile a considérablement évolué ces 20 dernières années, avec la multiplication des petits matériels nomades et high-tech (MP3, appareils photo…). La tendance est aujourd’hui à la miniaturisation des équipements, et donc à l’usage accru de toutes petites piles, de type AAA et AA.

Les piles bâtons, le gros du marché

Elles représentent 88 % des volumes vendus. Il s’agit principalement de versions alcalines, qui ont de bien meilleurs rendements que les salines (charbon-zinc), en train de disparaître du marché. Celles-ci (on en trouve encore dans le catalogue VPC de Conrad), deux fois moins chères que les alcalines, suffisent cependant pour alimenter des appareils peu énergivores, comme les télécommandes ou les réveils, pour lesquels une pile alcaline ne durerait pas plus longtemps. Il existe plusieurs qualités de piles alcalines. Les versions haut de gamme doivent être réservées aux équipements gourmands en énergie, comme les jouets téléguidés ; sinon, leur potentiel ne serait pas utilisé en intégralité.
Plus performantes encore, les piles au lithium tiennent sept fois plus longtemps qu’une alcaline standard. Elles conviennent aux matériels nécessitant beaucoup de puissance, tel qu’un appareil photo numérique.

Rechargeables, mais d’une autonomie limitée

Les piles rechargeables (qui sont en fait des accumulateurs), apparues il y a quelques années, répondent aux préoccupations actuelles de diminution des déchets. Leur réaction d’oxydoréduction, qui produit l’énergie, étant réversible sous le passage d’un courant de charge, elles peuvent être rechargées 500 à 1 000 fois. Leur voltage n’est que de 1,20 V, contre 1,50 pour une pile standard. Elles se déchargent donc plus vite. Leur utilisation impose diverses contraintes. La première technologie, au nickel-cadmium, connaissait un effet de mémoire de charge, c’est-à-dire qu’il fallait attendre qu’elles soient totalement vidées avant de les recharger, sinon on atténuait considérablement leur capacité énergétique. La nouvelle génération, au nickel-métalhydrure (NiMH), ne présente pas cet inconvénient.
Quelle que soit leur technologie, lorsque les piles rechargeables ne servent pas, elles s’autodéchargent après quelques semaines, alors que les piles dites “primaires” (non rechargeables) ont une durée de conservation de plusieurs années. Mieux vaut donc ne pas les placer dans des appareils utilisés de façon intermittente, comme les lampes de poche, les thermostats d’ambiance, les détecteurs d’incendie, pour éviter de se trouver en panne. Il est préférable de limiter leur usage aux matériels pour lesquels elles ont été conçues (téléphones portables) ou pour un emploi intensif, dans les baladeurs, consoles de jeux électroniques, jouets télécommandés, par exemple. L’offre est segmentée en fonction du nombre de milliampères indiqué sur le pack, qui correspond à l’intensité de courant électrique de la pile. Plus le chiffre est élevé, plus elle est puissante.

Best before

La durée de vie des piles alcalines est de 7 ans en moyenne. Elles sont généralement vendues dans l’année qui suit leur fabrication. Après la date d’utilisation optimale indiquée sur l’emballage, elles perdent 20 % de leur capacité énergétique (soit 2 à 3 % par an).
Les piles au lithium ont, elle, une longévité d’environ 15 ans.

Supra, ultra, longue durée…

Il s’agit d’appellations commerciales, il n’y a pas de réglementation en la matière. Chaque fabricant essaie ainsi d’identifier son offre entre l’entrée de gamme, la moyenne gamme et le haut de gamme. Et chacun a sa technique : Energizer et Varta misent sur les codes couleur, tandis que Panasonic vante l’entrée de sa pile Evoia dans le Livre des records.

Symbole poubelle barrée d’une croix

Même si le consommateur n’a aucune obligation légale, il a une responsabilité morale de protection de l’environnement.
Les piles usagées doivent être jetées dans les “batteries box” pour être recyclées (Fnac, grandes surfaces alimentaires…).

AA ou LR6

Deux nomenclatures coexistent sur les packs, car les fabricants n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Une dénomination internationale (LR6, LR20…) et une autre propre à chaque fabricant, en fonction des pays : soit AA, AAA… ou encore “Lady”, “Mignon”…

Isabelle Coune


Mots-clés :

ETIQUETAGE , PILE , PILE ELECTRIQUE




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