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Bilan : la discrète mue des emballages plastique

Bilan : la discrète mue des emballages plastique
Novembre 2009
Le Particulier pratique n° 351, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Pris sous le double feu d’une obligation de recyclage et d’une baisse de poids, l’emballage plastique a entrepris une révolution silencieuse.

En 20 ans, le poids des emballages plastique a diminué de plus de 70 % pour certains produits. On a du mal à le croire, tant les nouveautés sont de mise pour les contenants, au nom de la praticité, du transport, du dosage… Ne trouve-t-on pas aujourd’hui des dosettes individuelles de désinfectants, de démaquillants ou de solutions physiologiques ? Des conditionnements et des flaconnages toujours plus techniques ?
Justement… Ces innovations techniques sont, paradoxalement, porteuses de progrès écologiques. En quelques années, le nombre de composants de ces emballages est passé de 14 à 7 et la réduction de leur poids est de l’ordre de 2 à 3 % par an. Repenser l’interaction entre la tête et le bouchon d’un flacon permet d’alléger le poids du bouchon de 25 %. Le recyclage des conditionnements en plastique a lui aussi progressé. Alors que, fin 2008, l’obligation légale a été fixée à 22,80 %, les industriels visent l’objectif de 35 %. Certaines barquettes de cuisson comprennent déjà jusqu’à 40 % de matières recyclées. Grâce au recyclage, il est possible d’obtenir du plastique de qualité alimentaire, essentiellement des bouteilles en PET. Ce processus s’effectue dans des conditions très précises encadrées par la réglementation : en circuit fermé, avec les restes de thermoformage des pots de yaourt par exemple. Utiliser des emballages usagés collectés dans les bacs jaunes du tri sélectif serait trop compliqué et nécessiterait une étape de nettoyage.
Le recyclage a toutefois ses limites. Fabriquer de nouveaux emballages entièrement à base de plastiques recyclés s’avère techniquement irréalisable. Il faut toujours y introduire de la matière première. De même, il est difficile de mélanger les composants issus des barquettes en PET et ceux des bouteilles PET. Il existe des “grades” dans la valorisation des produits. Les couleurs sont aussi un obstacle : le recyclage ne permet d’obtenir que du noir ou du gris. Il est donc impossible de confectionner des bouchons, à cause des codes couleurs propres à chaque marque.
Toujours est-il que le recours aux matériaux recyclés devient un argument marketing fort puisque leur prix d’achat pour les industriels est en train de dépasser celui des matières premières. Enfin, le bioplastique pourrait constituer 5 à 10 % des conditionnements et des films d’ici à 2015, mais il présente lui aussi des contraintes (technique, coût…).
Malgré tous ces efforts, nous ne sommes pas prêts à renoncer aux emballages superflus, tant ils sont ancrés dans nos habitudes de consommation. Si les sacs de caisse marquent le pas, les blisters antivol se sont multipliés… Et ne voit-on pas apparaître des sachets spéciaux pour griller la viande ou cuire à la vapeur ; un film plastique autour du concombre ? Dans un pays où l’achat des céréales en vrac ne prend pas et où les tubes de dentifrice se vendent mal hors d’un double conditionnement, le tonnage global des emballages plastique (voir le tableau ci-contre) est loin de diminuer dans les mêmes proportions que le poids de chacun d’eux… Autrement dit, nous en consommons sans cesse plus.

Isabelle Coune


Mots-clés :

DECHET , EMBALLAGE




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