Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Economies d'énergie > Remettre en service une cheminée : le tubage d'un conduit

Remettre en service une cheminée : le tubage d'un conduit

Remettre en service une cheminée : le tubage d'un conduit
Octobre 2009
Le Particulier pratique n° 350, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

Vous projetez de rallumer une cheminée ancienne, d’améliorer son rendement en y installant un insert ou un foyer fermé… Il est possible de la raccorder au conduit d’évacuation des fumées existant, mais cette opération nécessite des travaux de mise aux normes. à défaut, vous courez deux risques : la mise en danger de votre vie et de celle de vos proches ; le refus d’indemnisation de la part de votre assurance habitation en cas de sinistre.

Un diagnostic est indispensable

Pour être conforme aux normes en vigueur (notamment le DTU 24.1 “travaux de fumisterie”, plus contraignant depuis fin 2006 pour améliorer la sécurité des personnes et des biens), l’ancien conduit maçonné que vous envisagez de remettre en service doit répondre à un certain nombre de critères. Rares sont les vieilles installations qui les remplissent tous. Ainsi, pour une cheminée à foyer ouvert, la question de l’étanchéité se pose souvent (un test avec des fumigènes le montre facilement) et les joints peuvent être placés en traversée de planchers, ce que les nouvelles normes interdisent formellement. Le diagnostic dira si les conduits existants sont exploitables – c’est généralement le cas – ou s’il faut en faire bâtir un nouveau à proximité de l’ancien. Financièrement, réhabilitation d’un ancien conduit et construction d’un neuf se valent.
Quoi qu’il en soit, les règles de mise en œuvre et les dimensions à respecter (détaillées dans le DTU 24.1 “travaux de fumisterie” et le DTU 15.3 “travaux préalables au tubage”) diffèrent suivant le combustible et le matériel à raccorder. Par exemple, les appareils brûlant du bois (inserts, foyers fermés, poêles à bois) dégagent des fumées à très haute température peu acides, tandis que celles des chaudières modernes (à condensation ou utilisant des alcools de céréales) sont à basse température et très acides.

La législation impose le gainage des anciens conduits

Cette opération est obligatoire depuis 2006 (DTU 24.1) avant la remise en service de ces conduits dès lors qu’il s’agit d’y raccorder un appareil de combustion. Le chemisage, qui consiste à appliquer une nouvelle couche d’enduit, et donc à réétanchéifier la paroi intérieure du conduit avec un mortier spécifique, est très peu pratiqué, car ce procédé est gourmand en temps et en main-d’œuvre. De plus, il est parfois inadapté : parce que le conduit existant est surdimensionné compte tenu des besoins du matériel à lui relier ; parce qu’il présente une distance de sécurité insuffisante par rapport aux éléments d’ouvrages combustibles (traversée de planchers, parquets, etc.) au vu des normes actuelles…

Le tubage, une solution simple et fiable

Il consiste à doubler le conduit existant sur toute sa hauteur en y insérant un second conduit présentant une étanchéité parfaite et la résistance (thermique, mécanique, à la corrosion…) requise. Autre avantage, son diamètre est choisi en fonction de celui de l’appareil à lui raccorder. Par ailleurs, il n’est pas en contact direct avec un mur, qui, sinon, risquerait d’être bistré, c’est-à-dire taché par les résidus goudronneux.
Un chantier de tubage se déroule de la manière suivante : le fumiste commence par ramoner, sécher et débistrer le conduit existant. Il y fait ensuite glisser, à partir de la base ou de la sortie de toit, un second conduit, plus étroit, composé d’éléments rigides s’emboîtant les uns dans les autres, et verrouillés entre eux à l’aide de colliers d’étanchéité. Il existe aussi des modèles flexibles. Ils s’avèrent surtout utiles pour tuber des conduits comportant des dévoiements. Ils se posent encore plus rapidement que les versions rigides, mais se ramonent moins bien.

Les conduits de tubage sont presque toujours métalliques

Ils peuvent être en inox intégral (environ 160 €/ml) et/ou, moins chers, en inox-galva (100 €/ml), la paroi interne étant en inox et celle externe en acier galvanisé. Attention, l’inox-galva ne convient pas aux parties exposées aux intempéries (risque de rouille). Pour la traversée des combles et la sortie de toit, le fumiste préconise parfois des éléments à double paroi isolés avec une laine minérale prise en sandwich entre les deux parois pour éviter un refroidissement prématuré des fumées et, partant, une trop forte condensation à l’intérieur du conduit de tubage.
Il existe également des conduits de tubage en céramique, mais ils demeurent rarissimes en France compte tenu de leur prix élevé. En Allemagne, ils sont d’usage courant et appréciés pour leur exceptionnelle longévité. Ce matériau résiste, en effet, beaucoup mieux que l’inox aux fumées acides des chaudières brûlant des alcools de céréales.
à la fin du chantier, le fumiste doit théoriquement apposer, près du point de raccordement de l’appareil ou de la trappe de ramonage, une plaque signalétique mentionnant les performances du nouveau conduit. Il est conseillé de noter ces indications (sur la facture du fumiste, par exemple) pour les retrouver rapidement le jour où vous souhaitez changer d’appareil de combustion.

Sylvie Francisco


Mots-clés :

CHAUFFAGE , CHAUFFAGE INDIVIDUEL , CHEMINEE , TRAVAUX




Outils pratiques :

Bannière Choix patrimoniaux

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier