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Le chauffage électrique : des radiateurs plus performants

Le chauffage électrique : des radiateurs plus performants
Octobre 2009
Le Particulier pratique n° 350, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Le chauffage électrique est une solution bien française, due à l’orientation tout nucléaire d’EDF dans les années 1970 et à la pratique par le fournisseur historique de tarifs d’électricité avantageux par rapport à ceux de nos voisins européens, sans compter les diverses primes à l’installation destinées aux propriétaires… et, surtout, aux promoteurs.

Malgré les augmentations, ces dernières années, du fioul domestique et du gaz naturel, le kilowattheure électrique reste le plus cher. Et si l’on en croit le PDG d’EDF, qui prône une hausse des prix de 20 % sur deux ans, cela ne va pas s’arranger. D’autant que personne ne sait ce qui va sortir de la future déréglementation des tarifs (la tarification EDF étant, pour l’instant, fixée en accord avec l’état).

Des rendements très variables

Le chauffage électrique utilisant des résistances a un rendement de 100 %, c’est-à-dire un coefficient de performance (Cop) de 1 (1 kW de chaleur restitué pour 1 kW consommé). Seule la climatisation réversible, servant donc de chauffage en hiver, offre, comme nous allons le voir plus loin (p. 53-54), un Cop de 3 à 4 (3 à 4 kW restitués pour 1 kW consommé). Dès lors, on pourrait penser que tous les radiateurs électriques se ressemblent. Ce n’est pas le cas pour ce qui est du confort. Or, toute source d’inconfort entraîne un réglage plus haut du thermostat, donc une surconsommation.

Convecteurs et panneaux rayonnants chauffent par à-coups

Les convecteurs, malgré de nombreux progrès (résistances blindées, sortie d’air en façade, régulation très précise à 0,10 °C près), dispensent une chaleur irrégulière. Ils rayonnent peu, l’air étant brassé de bas en haut par convection. Dans les pièces à vivre, ils incitent à hausser le thermostat de 2 à 3 °C à cause de ces effets de chaud et froid permanents. Par ailleurs, l’air passant directement sur les résistances, les poussières sont carbonisées et les muqueuses des habitants se dessèchent.
Plus performants que les précédents, les panneaux rayonnants utilisent des résistances imprimées cachées derrière une fine grille ou un verre. Ces appareils chauffent à 30 % par radiation et à 70 % par convection. Ils irradient les parois et les meubles. Le confort est donc meilleur, à condition, toutefois, de se trouver en face… Mieux vaut, d’ailleurs, ne pas les dissimuler derrière un canapé, un fauteuil, etc. On a moins tendance à monter le thermostat, et les économies d’énergie sont d’environ 10 % par rapport aux convecteurs.

Les radiateurs à inertie diffusent une chaleur homogène

Ces appareils imitent le chauffage central (80 % de rayonnement et 20 % de convection). Selon que le fabricant est un tenant du chauffage électrique ou du chauffage par eau chaude, la technologie diffère. Les premiers, comme les groupes Muller (Airélec, Applimo, Campa, Noirot) et Atlantic (Atlantic, Sauter, Thermor), ou les marques qui inondent la presse de publicités avec coupon-réponse (les prix se ressentent de ce mode de commercialisation coûteux), conçoivent des systèmes avec résistances noyées dans un matériau offrant une grande inertie thermique (fonte d’aluminium, terre cuite, béton spécial…). Les seconds, tels qu’Acova, Zehnder, Vasco, Finimétal, remplissent leurs radiateurs de chauffage central d’un liquide caloporteur (eau plus glycol ou huile minérale) dans lequel plonge une résistance électrique. Ces modèles à régulation très précise permettent de baisser le thermostat de 1 ou 2 °C par rapport à la température de consigne, donc bien plus comparé à un convecteur.
Quant aux radiateurs à accumulation, composés d’appareil carrossé et de briques réfractaires, ils emmagasinent la chaleur la nuit dans les briques (tarif “heures creuses” d’EDF), puis la restituent le jour. N’accumulant pas assez de chaleur pour toute la journée, ils intègrent souvent un radiateur soufflant avec une résistance.


Mots-clés :

APPAREIL DE CHAUFFAGE , CHAUFFAGE , CHAUFFAGE INDIVIDUEL , CLIMATISATION , ECONOMIE D'ENERGIE , ELECTRICITE , INSTALLATION DE CHAUFFAGE




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