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Investir dans la climatisation réversible… pour faire des économies d’énergie

Octobre 2009
Le Particulier pratique n° 350, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Chaud l’hiver, froid l’été ; réduire sa facture d’électricité ; une installation simple

Nous l’indiquions en début d’article, il est possible d’obtenir un coefficient de performance supérieur à 1 grâce à la climatisation réversible, autrement dit la pompe à chaleur air/air. Cela reste du chauffage tout électrique et n’implique pas de gros travaux comme pour une pompe à chaleur air/eau ou eau/eau, qui réclament des émetteurs de chaleur spécifiques (planchers ou radiateurs).
La pompe à chaleur air/air repose sur deux types d’échangeurs, l’un tirant les calories de l’air extérieur, l’autre (ou les autres) les restituant à l’intérieur. Entre les deux circule un fluide frigorigène. En été, celui-ci passe de l’état liquide à l’état gazeux en transitant par l’échangeur extérieur et en restituant les calories. Il est alors compressé par une pompe qui augmente sa pression pour qu’il arrive dans l’échangeur intérieur et se condense en aspirant les calories, puis un détendeur abaisse sa pression pour qu’il redevienne liquide. En hiver, le fluide circule dans l’autre sens, aspirant les calories de l’air extérieur et les restituant à l’intérieur. Les deux échangeurs inversent leurs fonctions.
C’est cette machinerie qui consomme de l’électricité, mais aussi les ventilateurs chargés de brasser l’air vers l’unité extérieure et hors de l’unité intérieure. En plus, le système déshumidifie l’air intérieur pour qu’il ne devienne pas vicié et garantit une humidité optimale. Il y a peu, la climatisation air/air faisait bénéficier le consommateur du crédit d’impôt. Ce n’est plus le cas, mais la main-d’œuvre est toujours sujette à la TVA à 5,50 % en résidence principale.
Sur la documentation du matériel, c’est le Cop du chauffage qu’il faut surveiller, celui de la climatisation (fabrication de froid) étant toujours plus avantageux. Il doit être au moins égal à 3,5 (les meilleurs atteignent 5). Cela veut dire que pour 1 kW consommé, le système restituera de 3,5 à 5 kW en chaleur. Il est important de choisir une grande marque qui garantit les performances. D’ailleurs, comme pour les appareils électroménagers, les climatiseurs disposent d’une étiquette énergie, qui les classe de A à G. Le paramètre pris en compte est l’energy efficiency ratio (EER), l’équivalent de notre Cop. Un classement A est, évidemment, préférable. Y est également indiqué le bruit de l’unité extérieure, un critère intéressant si elle est fixée, par exemple, sous la fenêtre de votre chambre.
L’ennui, c’est que le Cop varie avec la température extérieure :lorsqu’il fait – 15 °C durant quelques jours, le climatiseur réversible tombe à un Cop de 1 et devient un chauffage électrique classique. Voilà pourquoi cette solution est la plus avantageuse dans les zones où les hivers sont doux (le sud de la France, les régions côtières).
Vous n’êtes pas obligé de climatiser toute votre maison d’un coup. Vous pouvez ­commencer par une chambre (pour bien dormir l’été sans pâtir du bruit extérieur) ou par la pièce principale. Faites alors l’acquisition d’un monosplit, qui peut, selon les puissances, chauffer de 15 à 80 m2. Il est vendu rempli de fluide, les deux flexibles se connectant à l’unité intérieure. Un tel appareil coûte de 1 000 à 2 000 € (150 à 200 € HT/m2 fourni-posé).
Pour équiper toute une maison ou un étage entier (environ 120 m2), il faut un multisplit. L’unité extérieure, volumineuse, est reliée à chaque unité intérieure par des flexibles, avec une sortie d’égout pour les condensats de déshumidification. Elle coûte environ 2 500 € HT fournie-posée. Les unités intérieures reviennent à 700 € HT s’il s’agit d’éléments muraux et à 1 300 € HT si ce sont des consoles à poser au pied d’un mur ou d’une cloison. Les canalisations passent dans des goulottes en PVC ; elles peuvent être encastrées, mais doivent rester accessibles. Il existe aussi des solutions avec des bouches d’air chaud distribuées à partir d’une unité intérieure centrale, mais ces systèmes exigent l’installation d’un faux plafond dans toutes les pièces pour passer les gaines.

Pierre Labeÿ


Mots-clés :

APPAREIL DE CHAUFFAGE , CHAUFFAGE , CHAUFFAGE INDIVIDUEL , CLIMATISATION , ECONOMIE D'ENERGIE , ELECTRICITE , INSTALLATION DE CHAUFFAGE




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